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Test Sins Of A Solar Empire (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 24 Juillet 2008 , PC
Publiée le 22/02/2008 à 00:02, par Gilles D.

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Test de Sins of a Solar Empire

N’en déplaise à tous les jeteurs de sorts, le jeu sur PC n’est pas mort. Les développeurs d’Ironclad semblent en effet avoir trouvé la recette du succès avec Sins of a Solar Empire. Prenez un Civilization et mettez-le dans l’espace. Vous obtenez ainsi un Galactic Civilization. Rajoutez une bonne dose de Homeworld et laissez mijoter plusieurs années dans un studio de développement ambitieux. Saupoudrez le tout de Supreme Commander, et voilà, votre Sins of a Solar Empire est prêt. Reste à savoir s’il est digne du bottin gourmand ou du grec d’en face.

STR + 4X = GGRetour au sommaire
str-4x-gg
Au plus près de l'unite de base, la frégate légère Cobalt.
Les férus de stratégie et de parties interminables peuvent courir dans les magasins dès maintenant. Ils en auront pour leur argent. Sins of a Solar Empire promet des heures, que dis-je, des semaines voire des mois devant son écran. Digne fils des meilleurs STR spatiaux et des jeux dits "4X" (pour eXploration, eXpansion, eXploitation, eXtermination), Sins of a Solar Empire n’a pas choisi entre papa et maman. On pourrait aussi bien le définir comme un 4X en temps réel ou un STR de grande envergure sans le dénaturer. La première définition s’appliquant très bien aux débuts de partie où les choix de construction et les commandes d’unités sont aussi importants que la rapidité d’exécution. Au fil du jeu, la seconde définition s’avère plus juste car les constructions sont limitées en fonction de la capacité d’accueil des planètes. La production d’unité, les déplacements d’une planète à l’autre et les combats prennent alors le dessus sur la construction de bâtiments. Tout au long d’une partie, le jeu alterne ainsi les phases calmes de réflexion et de planification avec des moments plus dynamiques de combat et de conquête. Le tout étant en temps réel, la crainte de voir une flotte ennemie sortir de l’hyperespace aux abords d’une de ses planètes est quasi permanente et prodigue cette vivacité qui manquait tellement aux jeux de stratégie tour par tour. Star Wars Rebellion avait défloré le concept mais il n’arrive pas à la cheville de Sins of a Solar Empire sur la gestion de la diplomatie, des technologies, des combats et tout simplement d’un point de vue esthétique.

Sins of a Solar Empire ne propose pas de campagne solo mais plusieurs dizaines de cartes jouables seul contre l’ordi ou en multijoueurs (jusqu’à 10), et réparties en trois catégories (petites, moyennes et grandes). Il faudra d’ailleurs préférer les plus petites pour jouer en multijoueurs, car il n’est pas question de s’absenter une heure pendant son tour de jeu puisque, rappelons-le, on joue en temps réel. On peut tout de même sauvegarder une partie en cours et ainsi retrouver son adversaire en ligne, plus tard, pour la terminer. Les cartes contiennent un système solaire et moins de dix planètes colonisables pour les plus réduites, et plus de cent planètes gravitant dans plusieurs systèmes pour les plus vastes. Le système de zoom à la Supreme Commander est alors très utile. D’un coup de molette de souris on prend de l’altitude, pour ainsi dire, et toute la galaxie s’offre à nos yeux. Un coup de molette dans l’autre sens et nous voilà au cœur de la bataille, au plus près des vaisseaux. Tout ça sans aucun ralentissement, même sur des configurations datant d’un an ou deux. On passe ainsi très rapidement et de manière très intuitive d’une bataille à une autre, même si des années-lumière les séparent.


La guerre, ce n’est jamais bon pour les affairesRetour au sommaire
guerre-ce-n-est-jamais-bon-pour-affaires
De là-haut je vois ma maison.
Trois races se partagent le cosmos dans Sins of a Solar Empire. Les humains de la TEC (Trader Emergency Coalition), les Vasaris (des sortes de lézard humanoïdes très moches mais commerçants) et les Advents (puissante race assoiffée de conquête et très avancée scientifiquement). Les deux premières races, bien qu’antagonistes, voudraient conserver un semblant de paix pour faire des affaires. Les Advents n’ont qu’une idée en tête : dominer. Chacune de ces factions possèdent ses unités avec leurs améliorations propres, et des arbres technologiques bien différenciés. Bien entendu, certaines innovations, comme le renforcement des boucliers des vaisseaux ou l’augmentation du rendement des extracteurs de ressources, se retrouvent pour chaque camp. Comme dans tout bon jeu de stratégie, les 4 X sont à l’honneur. On commence la partie avec un chantier de construction de frégates qui permet d’envoyer rapidement des éclaireurs explorer les planètes mitoyennes. Chacune est reliée à ses voisines les plus proches. Il faut ainsi obligatoirement passer par le point B pour aller de A à C, ce qui permet de protéger sa planète mère en étendant son contrôle de plus en plus loin. La possession de certaines planètes, pas forcément productives, devient alors essentielle pour bloquer des nœuds de communication. On concentre ainsi ses forces en quelques endroits du système au lieu de les disperser un peu partout. Il faut aussi penser à se faire des alliés des autres races ou des différentes factions de sa propre race pour espérer survivre.

Le classicisme revisitéRetour au sommaire
classicisme-revisite
L'écran de gestion de la diplomatie permet de faire rapidement le point sur les relations qu'on entretient avec les autres factions.
L’aspect diplomatique est très innovant d’ailleurs. Les classiques dons en ressources ou en crédits sont disponibles, ainsi que les accords de commerce, partage de renseignement ou traité de paix. Mais pour être sûr de garder les faveurs d’un ami, il faudra être attentif aux missions qu’il vous propose. Elles consistent parfois simplement à honorer une demande d’aide matérielle, mais peuvent aussi réclamer votre intervention contre une faction particulière pour détruire ses infrastructures civiles, militaires ou ses vaisseaux. En remplissant ses missions dans le temps imparti on y gagne la bienveillance de son allié ainsi que des ressources sonnantes et trébuchantes. A l’inverse, si on ignore trop souvent ses missions ou qu’on ne parvient pas totalement à les remplir, les amis d’hier deviennent des rivaux voire des ennemis agacés qu’ils sont par notre inefficacité. Au milieu de tout ça, les pirates s’en donnent à cœur joie et constituent une des factions les plus redoutables à affronter par la quantité de vaisseau dont elle dispose. Heureusement, ces écumeurs de planètes ne cherchent pas à coloniser l’univers et ils se contentent d’opérer des raids. Chaque joueur peut placer anonymement des contrats sur la tête de ses adversaires. Toutes les 20 minutes environ, les pirates partent à l’attaque et s’en prennent au joueur qui aura attiré le plus de primes sur son nom. Ces deux aspects, missions diplomatiques et menace permanente des pirates ne laissent pas le temps de s’endormir et garantissent de l’action, de l’action et encore de l’action.

Le Cosmos m’obéit au doigt et à l’œilRetour au sommaire
cosmos-m-obeit-au-doigt-oeil
On peut voire les liaisons possibles entre chaque planète, matérialisées par des lignes blanches qui prennent la couleur de la faction ayant la plus grande influence dans la zone.
La jouabilité s’avère très intuitive. Le jeu paraît difficile à prendre en main quand on regarde quelqu’un jouer tant les informations affichées peuvent être nombreuses. Ce n’est en fait qu’une impression. On retrouve à l’écran les informations classiques sur son stock de ressources, ses unités ou bâtiments sélectionnés et des boutons pour accéder au menu de diplomatie et à l’arbre des technologies. On dispose surtout d’un menu en cascade sur la gauche de l’écran qui récapitule un certains nombres d’informations (bâtiments et unités présents en orbite) sur les différentes planètes qu’on possède ou autour desquelles une de nos flottes est présente. Au début d’une partie ce menu ne contient qu’une planète, celle d’où on commence. Au fur et à mesure il s’étoffe avec les mondes colonisés. On peut ainsi, sans changer de vue, passer commande de vaisseaux au chantier d’une planète W d’un seul clic, tandis qu’on dirige directement ses frégates dans une escarmouche autour de la planète X, tout en ordonnant à un ou plusieurs vaisseaux d’attaquer des ennemis dans l’orbite de la planète Y ou de se déplacer vers la planète Z en vitesse lumière. C’est très pratique et ça évite d’avoir la nausée à force de zoomer et de dézoomer d’une planète à une autre.

Branle-bas de combatRetour au sommaire
branle-bas-combat
KABOOM !!
Les combats sont eux aussi très facile à gérer en direct et sur plusieurs fronts à la fois grâce à cette interface. Il est en fait possible de ne jouer ainsi qu’avec la souris sans perdre en réactivité. Et cette manière de commander à distance ne s’avère pas être un problème d’un point de vue tactique. Les ennemis n’auront en effet pas trop le loisir de vous contourner et de vous prendre à revers. Chaque planète disposant d’un nombre limité de liaison avec ses voisines (4 ou 5 maximums), un rapide jeu de déduction permet de savoir d’où viendra le danger et de prépositionner ses forces. Les combats se révèlent être des oppositions frontales et violentes entre les flottes ne laissant pas beaucoup de place à l’expression de l’IA de l’ordinateur. En revanche, celui-ci sait rapidement reconnaître les forces en présence et n’hésite pas à sonner la retraite vers une autre planète lorsqu’il est confronté à plus costaud que lui. Il saura aussi viser en priorité votre planète la moins bien défendue et la plus accessible à ses vaisseaux. La seule finesse tactique remarquable consiste dans les capacités spéciales des vaisseaux de classe Capital (les plus gros et les plus chers). Boucliers, auto-réparation, missiles nucléaires, rayons ioniques… Ils permettent de faire la différence dans les batailles. Ces unités font en quelques sortes office de héros, gagnant de l’expérience au combat pour acquérir de nouvelles capacités ou en augmenter la puissance.

Les graphismes soutiennent avantageusement l’interface. Les développeurs d’Ironclad se sont visiblement attachés à soigner l’aspect visuel autant que la profondeur stratégique du jeu. Les vaisseaux sont proprement réalisés même s’ils ne cassent pas trois pattes à un canard de l’espace. Les effets visuels (explosions, flash de lumière…) manquent parfois de panache mais ils restent sympathiques pour la rétine, d’autant qu’on peut s’approcher d’eux au plus près. Mention spéciale aux flammes qui sortent des vaisseaux endommagés, celles-ci sont très bien animées et modélisées. Les planètes aussi ont reçu une attention particulière. Leur surface présente des aspérités, des crevasses et, sur celles qui sont habitées, on peut voir des petits vaisseaux se déplacer à la surface sur ce qui ressemblent à des "autoroutes du ciel". Lorsqu’on bombarde une planète, on peut aussi voir les champignons nucléaires s’élever dans son atmosphère. Pour résumé, ce n’est pas le jeu du siècle, ni même de l’année question graphismes, mais il tourne très bien sur des machines qui commencent à dater. Ajoutons que la musique (qui n’est pas dégueulasse) s’adapte en fonction de ce qui apparait à l’écran. En zoomant au cœur d’une bataille, le rythme s’accélère et le volume augmente pour ajouter une tension dramatique à l’action. Aussitôt dézoomé, la musique se fait plus douce. Cette alternance est très appréciable et supporte efficacement l’image.


Vidéo du testRetour au sommaire
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- D'autres vidéos du jeu sont disponibles sur ce lien

Enfin du nouveau ! Sins of a Solar Empire renouvelle efficacement le jeu de stratégie à grande échelle en incluant l’action en temps réel pour le plus grand bonheur des adeptes du genre qui commençait à s’ennuyer face au manque d’innovation.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Warlow
Très bon
Un space opera plus que réussi ! Sins of a solar empire est un space opera stratégique vraiment très réussi . Graphiquement c'est une beauté et niveau gameplay presque parfait : -Un nombre d'unité conséquents -Beaucoup de technologie -développement des planètes -et enfin les combats très bien mis en scène Seul bémol à mon goût : les systèmes de récupération des ressources pas transcendant . Donc un t suite ...
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1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Bon J'avait donner un avis trés positif sur ce jeu mais j'en conclu une chose , toujour testé le jeu quelques heures avant de donner son avis. Bon sinon si vous étes fan d'albator , de la guerre des étoiles ou de indepandance day ce jeu vous plaira certainement. Les combats sont longs ce qui laisse néanmoins le temps de ramener du renfort. Les graphismes sont pas mal. Par contre les trois races a joue suite ...
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