Test d'Out There : Omega Edition, les étoiles sans la guerre
Plus d'un an après sa sortie sur mobile, Out There s'offre une Omega Edition bienvenue sur PC.
Le conceptRetour au sommaire
Après de longues années de cryogénisation, le héros d’Out There se réveille dans sa navette spatiale, perdu et seul. Pour retrouver la trace de la civilisation humaine, il va devoir naviguer de galaxie en galaxie, en prenant garde de gérer ses ressources tout en cherchant à améliorer les capacités de son vaisseau. Forer le sol pour trouver des métaux ou sonder les planètes gazeuses à la recherche de carburant seront ses premières préoccupations, de nombreux évènements venant aléatoirement et régulièrement pimenter le voyage. Rencontrer d’autres formes de vie et changer de vaisseau seront également au programme, chaque partie ayant un caractère unique grâce à la part de hasard régissant la progression.
Quoi qu’il en soit, Out There n’a rien perdu de son intérêt un an plus tard : le dénuement spatial vient toujours autant frapper l’âme du joueur, qui se démènera malgré tout pour maximiser ses ressources (carburant, oxygène, bouclier) dans une lutte pour la survie qui semble perdue d’avance. Apprendre les langues extraterrestres en multipliant les rencontres, passer des trous noirs pour warper sur la carte galactique et apprendre de nouvelles technologies sont toujours autant de petits plaisirs qui, accompagnés des évènements contextuels tombant au hasard de nos pérégrinations, composent un voyage unique à chaque partie.
Les nouveautés de cette Oméga font mouche : les fonds d’écran des planètes visitées au hasard gagnent en variété, beauté et animation, des évènements sont ajoutés aléatoirement à leur visite, les vaisseaux supplémentaires posent de nouveaux dilemmes et le nouvel embranchement scénaristique poussera même les aficionados de l’original à s’y replonger avec délice. Il ne faut pas longtemps pour appréhender les mécaniques de jeu pourtant nombreuses, et comprendre que tous les chevaux ne peuvent être courus en même temps. Toujours aussi ergonomique à la souris, Out There minimise un maximum les affres de l’aléatoire, rendant parfois belle et mélancolique la frustration occasionnée par la défaite. Aussi « élevé » que soit son prix sur PC, Out There reste un titre tristement enchanteur que les amateurs d’expérience narrative et/ou de gestion se doivent de posséder.




Les plusRetour au sommaire


Chaque type de ressource mais également chaque équipement occupe un slot dans l’inventaire, assez limité au départ. Il faudra rapidement changer de vaisseau pour espérer avoir un peu plus de place, les choix cruciaux s’enchainant de plus en plus vite. Basé sur le hasard mais très équilibré malgré tout, le système de jeu d’Out There est diablement bien pensé, mettant en permanence le joueur en face de ses choix, aux conséquences souvent dramatiques. Le tout se fait de manière simple, grâce à une interface d’une grande clarté principalement basée sur le glisser/déposer. Un modèle du genre, malgré le nombre assez énorme de possibilités.




On apprend même les dialectes extraterrestres au fil de nos rencontres, nous permettant de mieux interagir avec les espèces rencontrées sur les planètes habitées. Au final, chaque partie conte une histoire unique, qui s’appuie autant sur les saynètes textuelles que sur l’émergence de situations tendues issues de nos choix. Chacune à sa propre saveur, du run poissard où toutes les merdes s’enchainent à la partie pépère où l’on est blindé de ressources, jamais une session ne ressemble à une autre. La rejouabilité est donc excellente.

Les moinsRetour au sommaire



ConclusionRetour au sommaire
Sous ses airs de rogue-like spatial complexe, Out There est un titre principalement narratif, qui utilise autant les mots que le gameplay ou les choix du joueur pour raconter ses histoires. Son système de jeu, très équilibré malgré son fonctionnement basé sur l’aléatoire, investit sans coup férir le joueur de cette mission désespérée et mélancolique. Plutôt que le concurrent de FTL, auquel il est souvent comparé, le jeu de mi-clos en est surtout un parfait complément, substituant l'histoire au combat pour un résultat assez proche d'un livre dont vous êtes le héros numérique. Ne cherchez plus, les 3,59 € les mieux dépensés de votre semaine sont dans Out There.










J'ai acheté l'original sur android, je le referais bien sur PC, mais pas en payant plein pot... J'espère que ca passe encore avec bluestacks
Je confirme les propos de Kevin durant le live et le - de Max, l'aléatoire peut vraiment être la pire des g*rces, mais mes débuts restent très agréables (oui j'aime être puni par ma poisse :D ). Encore merci à toi FibreTigre et bonne continuation :)
Je l'avais pas fait quand il est sorti sur smartphones mais là ça me donne assez envie et je vais peut être bien me laisser tenter ^.^
Mi-Clos vient de m'envoyer un mail pour répondre à la problématique du prix que j'évoque dans le texte. L'augmentation a évidemment une justification : le jeu a été entièrement refait sur un nouveau moteur, ce qui a un coût, tout comme la production des nouveaux contenus (races aliens, vaisseaux, nouveaux décors...). Enfin, la bande-son passe de 5 à 25 pistes, ce qui a également couté de l'argent, d'où le nouveau prix de vente. Le studio précise également que si la mise à jour de la version mobile sera gratuite pour les joueurs possédant déjà l'original (pour les remercier d'avoir fait le succès du jeu), il n'est pas exclu que le prix de vente de l'Omega Edition sur mobile soit plus élevé que l'original. Il n'y aurait donc pas une différence si grande entre l'Omega sur PC et la prochaine version mobile. Voilà qui méritait d'être éclaircit.