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Test Test Drive Unlimited (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 16 Mars 2007 , PC , Plus de tests sur PS2 Sortie le 08 Septembre 2006 , Xbox 360 Sortie le 30 Mars 2007 , PSP

Les +

  • - Durée de vie
  • - Gestion du Xbox Live
  • - Ile d'Hawaii entièrement modélisée
  • - 90 voitures et motos
  • - Modélisation des véhicules
  • - Sensation de liberté

Les -

  • - Environnement vide (absence de piétons)
  • - Quelques ralentissements
  • - Système de gestion des dégâts
  • - Son prix en France
La note de jeuxvideo.fr
-
La note des internautes
6.6

(13 votes)
Publiée le 15/03/2007 à 00:03, par Zick

Test de Test Drive Unlimited

A la ramasse depuis le quatrième épisode et surpassé depuis en qualité par les Need for Speed, la série Test Drive avait besoin d’une véritable cure de rajeunissement pour refaire briller ses luxueux bolides. Développé par les français de Eden Games (à qui l’on doit entre autre le très bon V-Rally 2), il semble bien que cette version Unlimited ait enfin eu droit au coup de polish qu’elle méritait. Après un passage sur la Xbox 360 acclamé par la critique, est-ce que l’adaptation PC est à la hauteur de nos machines bourgeoises ? Assurément oui, et on assiste en prime à la naissance d’un nouveau genre : le M.O.O.R. (Massively Open Online Racing). Bienvenue à Oahu, paradis du nouveau riche amateur de beaux tacots.

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Le choix des avatars au lancement de la partie.
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Il est ensuite possible de les personnaliser quand on veut une fois dans sa maison.
Mais avant de prendre en main les plus belles voitures du monde, il faudra commencer par créer son avatar. Restreint au départ à une dizaine de modèles (hommes et femmes), il sera possible par la suite de les personnaliser un peu plus grâce à un système de réglette semblable à celle d’Oblivion. Oui, ça sent un peu le MMO… A ce moment du jeu, vous avez alors 200 000 $ en poche pour vous payer votre première maison et votre première voiture. Un petit tour par l’agence immobilière résoudra le premier point, vous allégeant au passage des trois quarts de votre somme de départ ; un tour chez les premiers concessionnaires disponibles résoudra le second. Le but du jeu maintenant ? Gagner du pognon, plein de pognon, et la gloire en tentant d’atteindre les sommets des classements mondiaux sur les serveurs de Eden Games. Mais pour ça, il va falloir gagner des courses, terminer des tonnes de missions et investir dans de nouvelles voitures. Tout un programme, consistant et bien mené !

L’Azeroth des collectionneurs de belles caissesRetour au sommaire
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En bleu, les missions solos, en marron les courses multi. Le rouge indique la présence de joueurs sur la carte.
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A droite, un exemple de texture dégueu qu'on rencontre parfois dans le jeu.
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Mais dans l'ensemble, TDU est vraiment très beau.
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Les villes sont un peu désertes, c'est dommage...
Sans une surface un tantinet correcte, point de bon jeu en ligne. Et de ce point de vue, on peut dire que Eden nous a gâté. L’île de Oahu (troisième plus grande île de l’archipel d’Hawaï) est immense, avec des environnements ouverts et diversifiés, faute d’être véritablement variés (notez bien la nuance). Diversifiés oui, car Oahu se situe pile poil sur l’équateur : il faut donc s’attendre à avaler de la forêt tropicale et des palmiers par tonnes. Si au début, on se cantonne prudemment au sud de l’île et aux routes côtières, il faudra très vite commencer à fouiner dans le centre de l’île, là où les routes sont sinueuses et les reliefs plus prononcés.

Et puisqu’on va y passer un certain nombre d’heures, sur cette île, Eden n’a pas chômé sur les décors. Détaillés, que ce soit la végétation superbement modélisée, les villes majestueuses (bien qu’un peu faibles en terme de superficie) ou encore les nombreux petits points de détails parsemés ici et là, comme les avions dans le ciel, les paquebots qui longent la côte ou les oiseaux qui rasent les voitures. Bref, on en prend plein la rétine. Finalement, ce n’est pas tant le manque de variété des décors qui lasse un peu sur Oahu que l’absence d’un cycle/jour nuit, qui aurait pu mettre encore plus en valeur le très bon moteur graphique de TDU, ou encore qu'un manque flagrant de vie. C’est bien l’un des plus gros défaut de ce nouveau Test Drive. Les piétons n’existent pas, la circulation est trop éparse (jamais un bouchon, même en ville) et l’île reste « figée », de façon encore plus flagrante que dans un MMO traditionnel. Pour terminer sur ces petits reproches, sachez que l’on peut faire la fine bouche sur quelques textures pas toujours réussies, et qu’un léger mais récurrent clipping se fait un peu trop sentir. Mais, n’ayons pas peur de le répéter, Oahu est une île de toute beauté que l’on prend plaisir à explorer.

Et puisque sa surface est immense, plutôt que de faire d’incessants aller-retour entre les concessionnaires ou les points de départ des courses, une carte de l’île façon Google Earth a été intégrée. Accessible à tout moment, il est possible de zoomer ou dézoomer pour aller directement à un point précis, en un clic, à condition qu’on y soit déjà au moins passé une fois. Là encore, c’est un très beau boulôt qui a été réalisé. Pratique et instinctive, elle permet de se téléporter en quelques secondes sur la course ou le concessionnaire que l’on cherchait, de savoir où se trouvent les autres joueurs, de revenir à son garage en quelques secondes.

La crème de la crèmeRetour au sommaire
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Une anglaise qui a de la gueule.
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Surtout ne pas craquer, surtout ne pas craquer...
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Au volant de ma Ferrari, sur un air de Mozart. Le pied.
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J'vous dépose ?
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Licences oblige, les voitures ne subissent pas de dégâts lors des accidents.
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La police, véritable plaie du jeu.
Les véhicules ont toujours été la marque de fabrique des Test Drive, avec les nombreux constructeurs et une modélisation aux petits oignons. Et cette version Unlimited renoue de fort belle manière avec les débuts de la série. Ce sont en tout plus de 100 véhicules (essentiellement des voitures, mais aussi quelques motos) qui s'offrent à vous, répartis sur pas mal de marques différentes. Citons entre autres Ferrari, Lamborghini, Chevrolet, Jaguar, TVR, Ford, Nissan, Noble, Maserati, Mercedes, Lotus, MacLaren pour les autos, Triumph et Kawasaki pour les motos. Toutes ces caisses, il faudra les acheter chez les concessionnaires pour des sommes allant de l’abordable à l’inaccessible (plusieurs millions pour certaines très bonnes voitures). La modélisation des autos est tout simplement sublime. Il n’y a pas d’autres mots pour les décrire. Détaillées jusqu’à la moindre jante, avec des habitacles de toute beauté et avec en prime les vrais sons des moteurs pour chaque voiture du jeu. L’achat, et même la visite des concessionnaires sont à chaque fois un petit moment de bonheur. Encore une fois, les graphistes de Eden ont réalisé un boulot de titan.

Le seul moyen de gagner de l’argent, c’est de réussir les nombreuses missions dispersées un peu partout sur la carte. Celles-ci se répartissent grosso-modo en quatre types : la course classique bien entendu, dans laquelle il faudra arriver premier, et qui possède éventuellement quelques variantes (élimination d’un concurrent à chaque tour, par exemple) ; du time-attack, dans lequel il faut réaliser un temps inférieur au temps de référence pour emporter la mise. Mais aussi des choses plus originales, comme le convoyage, où des riches propriétaires vous demanderont d’emmener leurs voitures (souvent les plus rares ou les plus chères du jeu) à la révision sans limite de temps. Dans ce mode là, il faudra alors veiller à ne pas sortir de la route et à ne pas percuter les autres voitures, sous peine de voir sa récompense baisser drastiquement ou, pire, d'échouer. Mais bizarrement, arracher la gomme des pneus en faisant des dérapages au frein à main ou frotter de près les glissières ne seront pas pris en compte dans le décompte. Enfin, le dernier mode, auto-stop, vous demandera d’amener à bon port des demoiselles et damoiseaux au physique avantageux en un temps limité et avec une jauge de pilotage à maintenir au dessus de zéro, là aussi sous peine d’échouer.

Si les courses sont archi-faciles à cause d’une IA calamiteuse à peine capable de suivre un rail, les trois autres modes demanderont un peu plus d’acharnement. Non seulement parce que les temps limite sont souvent calculés au plus juste, mais aussi parce que la circulation au comportement incohérent et la police plus tenace qu’un rédac chef de mauvaise foi viendront littéralement vous pourrir la vie. La circulation, c’est sûrement un des plus gros points faibles de TDU. Elle ne respecte ni la signalisation, ni le code de la route, et encore moins votre conduite un peu sportive. On verra souvent des véhicules zigzaguer sur une quatre voies ou griller allègrement les feux rouges. Hasardeuse, elle sera souvent la cause de l’échec de bien des missions où il ne faut pas abîmer son véhicule. Et quand on sait qu’au bout de deux touchettes la police commence à vous en vouloir, ça fait râler. Cette dernière est d’ailleurs vraiment irritante. La seule façon de lui échapper est de ne pas commettre de délit pendant un « court » laps de temps. Mais si elle nous rattrape, elle colle une amende salée. Tout le « jeu » consistera alors à lui échapper en fonçant comme un dératé sur les petites routes, en espérant ne pas percuter d’autres voitures. Mal foutu, on prend vite le réflexe de recommencer des missions, seul moyen de remettre l’indice à zéro.

Pas trop arcade, mais pas réaliste non plusRetour au sommaire
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On apprend vite à oublier ses reflexes Needforspidiens.
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Les motos sont aussi au programme, mais elles sont très difficiles à prendre en main.
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L'effet de flou, pas désagréable mais un peu trop présent.
Le comportement des bestiaux est quant à lui orienté vers l’arcade, mais possède pas mal de subtilité. Pas question par exemple de prendre les épingles à cheveux à fond de cinq comme dans un Need For Speed. Le freinage et la direction demandent pas mal de finesse pour pouvoir gratter quelques secondes sur les circuits les plus difficiles. Le comportement des différents véhicules n'est pas complètement différent d’une voiture à l’autre, mais possède quand même quelques particularités qu’il est bon de connaître avant d’acheter. Une grosse TVR par exemple sera plus capricieuse au niveau des dérapages qu’une grosse Mercedes. Elle aura également plus de pêche au niveau de l’accélération. Il est d’ailleurs possible de tester chez le concessionnaire la voiture de ses rêves avant de craquer. Ni trop arcade et très loin d’un quelconque réalisme, la prise en main des voitures est assez déroutante lors des premières heures, mais finalement plaisante, et possède une bonne petite marge d’apprentissage pour ne pas s’ennuyer. Notons également que la version PC dispose d’un mode dit « hardcore », dans lequel les transferts de masses sont un peu mieux simulés, ce qui plaira assurément aux vétérans.

Techniquement, le jeu ne souffre pas de beaucoup de défauts. Il tourne de façon très fluide et très stable (presque aucune chute de frame-rate en une bonne quinzaine d’heures de jeu, on n’avait pas vu ça depuis longtemps !) sur un bon PC. Prévoyez quand même une bonne carte graphique, minimum de X19xx ou 7800 pour profiter des détails au maximum. Le clipping déjà évoqué est en partie compensé par une sensation de vitesse tout bonnement excellente, et l’expérience de conduite fait partie des plus agréables qu'il nous ait été donné de jouer. Au niveau des contrôles, le jeu est tout à fait jouable au clavier, même si l’on vous recommandera chaudement une bonne manette (celle de la Xbox 360 est toute indiquée) et dans le meilleur des cas, un volant. En effet, le jeu prend en compte deux axes pour l’accélérateur et le frein ; rien à signaler de ce côté là.

M.O.O.R. : un concept qui tient la routeRetour au sommaire
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Les classements mondiaux.
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Les pires comme les meilleures affaires se trouvent sur le marché en ligne.
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En marron, les courses uniquement multijoueurs. Il n'y avait pas grand monde sur les serveurs à ce moment là.
Eden Games a cherché à faire de TDU plus qu’un simple jeu de bagnole se déroulant sur une île. L’ambition affichée était de faire en sorte que les joueurs se rencontrent et s’affrontent quand ils le désirent, sans forcément passer par une interface en dehors du jeu, comme cela se fait traditionnellement sur les autres jeux en ligne. Eden à donc fait de TDU un jeu continuellement en ligne (d’où le terme de M.O.O.R.). L’idée de base est qu’en permanence les autres joueurs soient indiqués sur la carte, et qu’on puisse les croiser au détour d’une route. Pas la peine d’avoir peur des embouteillages : les développeurs ont fait en sorte qu’il ne puisse pas y avoir plus de huit voitures en même temps dans le périmètre (en faisant des sortes de mini-instances). Sur cette base, il est possible de lancer des défis aux voitures croisées en lançant des appels de phares, d’organiser des courses, que ce soit sur des parcours créés par les développeurs ou bien par les joueurs eux mêmes, de vendre et d’acheter des véhicules des autres joueurs, des créer des clubs (sortes de mini-guilde), etc. Petit point noir soit dit en passant : rapidement, les meilleurs véhicules se retrouvent sur les grilles de départ, et il faudra donc trouver quelques joueurs acceptant de jouer le jeu pour faire des courses un peu plus diversifiées. Mais tout cela est vraiment bien conçu, clair et intuitif. N’importe qui s’y retrouvera très facilement, et on est bien loin des MMO aux mécanismes communautaires pas toujours simples à comprendre. Sur notre version de test, on ne peut pas dire que c’était vraiment la foule sur les serveurs : il faudra attendre la sortie en France pour juger de la popularité du titre. Sachez enfin qu’il est impossible de finir le jeu à 100% en jouant uniquement offline. Ce mode s'avère au final être une excellente idée qui rallonge de façon non-artificelle la durée de vie du jeu. TDU peut afficher sans complexe son titre de premier Massively Open Online Racing sans rougir.

Ambitieux et à la hauteur de ses ambitions, Test Drive Unlimited est un jeu riche, complet et profond. Ses nombreux véhicules finement modélisés, ses décors superbes et son mode online font de TDU l’un des meilleurs jeux de bagnole de ce début d’année. On lui reprochera son clipping persistant et l’IA miteuse, mais ce ne sont que de biens faibles défauts comparés à la durée de vie du titre. Maintenant, tout dépend de l'affluence qu’il y aura sur les serveurs…

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 6.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
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