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Test Resident Evil 4 (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 08 Mars 2007 , PC Sortie le 18 Mars 2005 , Plus de tests sur GameCube Sortie le 04 Novembre 2005 , PS2

Les +

  • Graphismes exceptionnels.
  • Jouabilité revue et améliorée.
  • Nouveaux ennemis plus intelligents.
  • Ambiance au top.

Les -

  • Je ne sais pas...
La note de jeuxvideo.fr
-
La note des internautes
8.1

(31 votes)
Publiée le 09/03/2007 à 00:03, par funambelle

Test de Resident Evil 4

Côtoyer la prise de risque au quotidien n’est paradoxalement pas le credo favori des développeurs de Survival Horror. En perte de vitesse depuis le troisième épisode, dépassé par une concurrence (Silent Hill, Parasite Eve) capable de faire mieux avec les mêmes recettes, la série phare de Capcom sut cependant révolutionner le genre avec son quatrième épisode. En remettant totalement en question ce que l’on croyait établi dans le genre. Deux ans plus tard, voici enfin la version PC. Faut-il accueillir l’évènement avec suspicion, sachant que les survival horror n’ont que très rarement bénéficié d’un portage PC ? Ou au contraire espérer que le titre de Capcom saura aussi changer la donne sur ce plan et montrer que ce genre a aussi sa place sur nos machines ?

Premières frayeursRetour au sommaire
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L'ombre de la gamecube plane sur ce jeu...
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Depuis Fido Dido, cela faisait longtemps qu'on n'avait pas vu de jeu en noir et blanc.
Quand on joue à un survival horror, on doit se préparer à une certaine dose de frayeur et de souffrance. Mais encore faut-il que ce soit pour de bonnes raisons. Or oui, Resident 4 PC peut vous faire peur et va vous faire souffrir, mais pas que pour de bonnes raisons. Première mauvaise nouvelle : le titre est injouable au clavier. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais une conclusion basée sur un simple constat : la jouabilité n’a visiblement pas été pensée pour ce type d’interface. L’utilisation des menus n’est pas optimisée pour gérer la souris. Idem pour les déplacements camera. Mais le plus gênant est de loin le système de tir, demandant de combiner arme dégainée et touche de tir, ce qui, sur une manette PS2, Gamecube ou Xbox, passe très bien grâce aux gâchettes présentes sur les côtés, mais ne convient pas du tout au clavier. Bref, le mieux est d’employer le pad. Procurez-vous en un ou passez votre chemin, c’est le meilleur conseil qu’on puisse vous donner.

Même si vous possédez une manette, ne croyez pas pouvoir jouer à Resident 4 en quelques secondes. Il vous faudra au préalable paramétrer vos touches et passer par plusieurs tests avant de trouver la bonne configuration. Celle par défaut est en effet proprement injouable, et n’alloue aucune fonction par défaut aux boutons analogiques, pourtant indispensables. Pensez également à définir la config’ d’affichage en résolution maximale, celle par défaut étant du 800 x 600. Une fois ces menus réglages effectués, vous voilà fin prêt à tenter l’aventure.


Où sont passées les couleurs d'origine ?Retour au sommaire
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Pour trouver des couleurs, il faudra aller chercher bien loin.
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Les cinématiques elles aussi ont été massacrées.
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On retrouvera néanmoins avec grand plaisir certaines scènes d'antologie. Ici, la maison prise d'assaut par les "paysans".
Ceux qui découvriront le titre pour la première fois risquent bien de se demander comment un titre pareil a pu susciter l’engouement unanime de la presse et du public. En effet, la scène cinématique qui se lance en guise d’introduction a quoi de faire pâlir… non sous l’effet de la peur, mais bien de la déception. En un mot : c’est incroyablement pixellisé, aliasé et terne. Pour un peu, on dirait un film en noir et blanc réalisé sous un mauvais éclairage. Une fois dans le jeu lui-même, l’impression se confirme : il y a un gros problème au niveau des couleurs. On savait que le premier monde (le village et ses environs forestiers) était le plus terne de tous, avec des tons jaunâtres, une brume persistante venant ajouter une touche de grisaille supplémentaire. Mais sur PC, c’est à se demander si l’on a correctement paramétré l’affichage couleur de sa carte graphique. Sans les effets de lumière dynamiques, la finesse des dégradés et l’immersivité des scènes cinématiques, l’atmosphère de Resident Evil 4 retombe deux ou trois crans en dessous de celle proposée sur console, Gamecube en particulier. Un point d’autant préjudiciable que le titre de Capcom joue la carte de la durée, avec seulement trois mondes différents (village, château et complexe militaro-scientifique). Ainsi, on se dit rapidement qu’il va falloir pas mal de courage pour nous pousser à continuer l’aventure. C’est d’ailleurs à se demander si ceux qui ne connaissent pas le jeu console feront l’effort de s’investir. Difficile de tenir plus de quelques minutes dans un jeu à suspense, quand l’ambiance n’est pas là pour vous soutenir. Les plus courageux (et les connaisseurs) seront pourtant rapidement récompensés, le gameplay de Resident Evil 4 n’ayant par contre rien perdu de sa fraîcheur.

Et pourtant bien vivant !Retour au sommaire
pourtant-bien-vivant
Une autre scène d'anthologie
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Des personnages haut en couleurs ... sauf sur PC.
pourtant-bien-vivant
Les bretonnes selon Capcom : toujours aussi effrayantes.
Rappelons brièvement le pitch servant d’introduction au jeu : embauché comme garde du corps par Mr le Président, après avoir montré votre talent de fraggeur à Racoon City, capitale de la zombitude, vous voilà envoyé en Espagne pour récupérer Biquette, la fille du président. La pauvre s’est perdue en allant se promener dans la forêt et s’est faite kidnapper par le grand Pope, lequel a décidé d’en faire la vedette du prochain Muppet Show. Ce scénario n’a rien à envier aux pitchs des épisodes précédents, avec l’avantage certain de bénéficier d’une meilleure qualité de mise en scène… sérieusement entamée dans la version PC, les cinématiques rythmant l’aventure étant si laides qu’on prendra rapidement le réflexe de les zapper. Dommage, bon nombre de personnages charismatiques passant au passage à la trappe.

Vous voilà donc en plein milieu d’une forêt. Quelques mètres plus loin, vous apercevez une cabane. Et comme vous n’avez peur de rien, vous décidez d’aller y jeter un œil. Non, gardez votre globe occulaire dans votre orbite, vous le perdrez bien assez tôt. Le temps de pénétrer dans la cabane, on s’est déjà rendu compte d’une chose : Resident Evil 4 est doté d’un gameplay très orienté action. Le jeu se déroule camera derrière l’épaule. On peut faire pivoter la vue vers la droite, la gauche, le haut et le bas. Question prise en main, on reste en terrain familier, comparé aux épisodes précédents : il faut maintenir son arme dégainée pour pouvoir tirer ; l’inventaire comporte un nombre de cases limitées ; on peut associer différents objets entre eux, soit pour améliorer ses armes, soit pour créer des potions (les fameuses herbes rouge, jaune et verte sont à nouveau présentes). Voilà, vous êtes arrivé à la cabane. Non, ne reculez pas ! Quoi, vous avez peur des zombies ? Pas d’inquiétude, il n’y en a pas dans Resident Evil 4. Promis. On les a remplacé par des clones de José Bové. Alors bon, ce ne sont pas des zombies, mais question comportement, ça s’en rapproche bien quand même. La preuve avec le premier individu à nous accueillir : un padre occupé à mettre quelques bûches dans l’âtre, et qui vous accueille la hache à la main. Comme sens de l’hospitalité, on aura vu mieux. Rapidement, les choses se corsent, et vous permettront de comprendre que Resident Evil 4 ne se joue pas de la même manière que les autres épisodes. Pour s’en sortir vivant, il faudra être sans cesse en mouvement, exploiter le décor pour sauter d’un étage à un autre, se dissimuler derrière une barrière, enchaîner tirs à bout portant, attaques au couteau, prises au corps à corps et coups de pieds retournés. Arrêter d’être en mouvement, à moins d’avoir trouvé une position stratégique pour sniper en toute tranquillité, c’est signer avec la mort un contrat à très courte échéance.

Un titre salement amochéRetour au sommaire
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"Allon sur Gamecube chérie, c'était mieux là-bas"
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On le comprends, c'est quand même rageant d'être si mal adapté...
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image 3
Si Resident Evil 4 est un survival horror révolutionnaire, c’est à plus d’un titre. En plus de proposer de l’action sans interruption et de pousser le joueur à abandonner la rigidité pour la mobilité (ce qui n’a rien d’évident dans un univers effrayant, par définition), Resident Evil 4 déploie un level design très clairement pensé pour l’action, chaque zone (y compris les plus labyrinthiques) étant autant pensée comme un champ de bataille que comme un territoire à explorer. En d’autres termes, l’équipe de développement est arrivée à concilier architectures démentes et zones pensées pour le combat. Le joueur doit donc à la fois employer le décor comme son meilleur allié au cours des affrontements sanglants (et même très sanglants) et s’en garder comme de la peste, chaque angle mort pouvant en effet recéler un piège mortel. C’est dans cette alternance que réside la virtuosité de Resident Evil 4, capable de jouer sur deux gammes de gameplay différentes, et consécutivement sur deux gammes d’atmosphères différentes, voire antagonistes. Les créatures rencontrées se prêtent à merveille au jeu : tantôt apparaissant par surprise, tantôt organisés en vagues déferlantes, celles-ci mettent le joueur dans la situation délicate de devoir choisir entre la prudence et l’offensive. En conséquence, Resident evil 4 déploie une rythmique qui n’appartient qu’à lui-même et renvoit dos à dos les FPS horrifique et les survival old school. Difficile de trouver mieux comme signe de modernité.

Même si le gameplay de Resident Evil 4 est bien vivant dans cette version PC, on se dit qu’il a tout de même bien souffert du portage. Couleurs ternes, gavures multiples dans les sous-titres, cinématiques massacrées à la tronçonneuse : l’aspect visuel du soft sent le moisi à plein nez. Si le cœur continue à battre, increvable malgré les nombreux headshots qu’il a subi au visage, on se dit qu’il vaut largement mieux investir dans une version Gamecube, d’autant que le prix total console + jeu, en occaz, ne doit pas dépasser celui de Resident Evil 4 PC en neuf. Snif.

Comparé à un Jade Empire, ce Resident Evil est un portage bien médiocre. Le jeu reste en lui-même excellent, mais la mise au rabais des scènes cinématiques, les gros problèmes de couleur et de luminosité et la nécessité de posséder un pad en font un titre au prix bien trop élevé. Préférez l'achat d'une Gamecube (ou d'une PS 2) et du jeu en occaz, c'est moins cher, c'est plus beau et c'est mieux jouable.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.1
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : John Kramer
Très bon
Resident Evil 4 est simplement excellent! Je commençait a me lasser de la série resident evil, qui ne contenait que des morts vivants, encore et encore, mais CAPCOM a su ammener un vrai bol d'air frais dans la série. On vit vraiment une nouvelle experience du survival et de l'horreur, le tout dans un gameplay innovant, qui met l'accent sur l'action. 18/20
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : danielverdier
A éviter
NULLISSIME SUR PC CE JEU EST UNE BOUSE INFAME SUR PC (30 EUROS DE PERDUS) CETTE ADAPTATION TRADUIT UNE INCOMPETENCE TOTALE DANS L'ADAPTATION DES JEUX CONSOLES VERS LE PC. CE JEU EST TOTALEMENT INJOUABLE. J'AI DEUX JOYS UN SAITEK SX 52 ET UN PS2. BIEN SUR IL NE RECONNAIT QUE LE SAITEK (QUI N'EST HELAS ADAPTE QUE POUR UN SIMULATEUR DE VOL). DEUX ANS D'ADAPTATION POUR CA AVEC DES GRAP suite ...
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