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Test Payday 2 (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 16 Août 2013 , PC , Plus de tests sur Xbox 360 , PS3

Les +

  • Ambiance et musique
  • Variété et richesse du gameplay
  • Arbres de compétences vastes et équilibrés
  • Du vrai teamplay qui fait plaisir
  • Créativité récompensée

Les -

  • Réalisation basique
  • Netcode capricieux
  • Encore pas mal de bugs
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.2

(232 votes)
Publiée le 22/08/2013 à 17:08, par Maxence

Test de Payday 2 : la fortune sourit aux audacieux

Deux ans après un sympathique premier volet, Payday revient pour encaisser les dividendes. Mission accomplie.

Bonne surprise de la fin d’année 2011, Payday : The Heist appelait clairement une suite poussant plus loin son excellent concept. Overkill, passé sous le giron de Starbreeze entre temps, n’a pas chômé pendant deux ans et nous offre un titre plus profond, plus varié et globalement plus amusant. Braquer une banque à la Heat, dealer de la coke en gros comme Tony Montana ou voler des tableaux tel Hudson Hawk sont vos rêves de gosse ? Payday 2 est fait pour vous.

Payday ou le braquage pour tousRetour au sommaire
Payday 2
Dans le petit monde des FPS coopératifs, on avait surtout l’habitude de shooter des zombies (Left 4 Dead, Killing Floor), de résoudre des énigmes (Portal 2) ou de looter comme des porcs (Borderlands). Payday 2, c’est un peu les trois à la fois. L’action y est plus que frénétique dès que l’alarme est lancée, des hordes de policiers surarmés envahissant peu à peu l’aire de jeu, chaque tentative d’infiltration se présente comme un casse-tête à résoudre et, en cas de réussite, chaque mission apporte son obole en termes d’expérience / argent / équipement.

Payday 2
Loin d’être un pot-pourri d’idées déjà jouées ailleurs, le titre d’Overkill trouve sa cohérence et son intérêt dans l’ambiance si particulière qui caractérisait déjà le premier volet. Braquage de banque, de bijouterie ou de musée, cuisine de meth façon Breaking Bad à la sauce Peckinpah, saccage de centre commercial ou encore vol de réacteur nucléaire (rien que ça !) font ainsi partie de la dizaine de scénarios disponibles, certains étant déclinés de différentes manières. Là où Payday justifie son numéro 2, c’est dans le renouvellement permanent de l’action au sein même d’affaires déjà visitées vingt fois.

VidéoTest de Payday 2



La plupart des niveaux permettent par exemple une approche discrète, souvent compliquée mais ô combien amusante et surtout moins risquée que l’attaque frontale, permettant à toutes les sensibilités de s’exprimer. Le vol de tableaux peut ainsi être réalisé sans un coup de feu par une équipe bien organisée (ou un seul joueur très bon), mais peut aussi se négocier à coups de pompes. Il faudra alors, une fois l’alarme déclenchée, désactiver les protections qui empêchent de récupérer les toiles. Le piratage de l’ordinateur de contrôle prend du temps, pendant lequel l’équipe est assaillie d’ennemis toujours plus résistants et puissants. Troisième possibilité : l’alarme est déclenchée, mais un des participants a équipé une scie circulaire à la place de son arme principale : on peut alors zapper l’étape du hacking et découper directement les barreaux qui protègent les œuvres.

J’adore quand un plan se déroule sans accrocRetour au sommaire
Payday 2
Le plus important, c’est évidemment de constituer une équipe homogène ayant un but commun. Quel intérêt de s’équiper infiltration si l’un des participants fonce dans le musée en éclatant la porte principale au C4 ? Quoi que plus bourrin, The Heist offrait déjà la possibilité de monter une équipe complémentaire où chacun avait son rôle : soigner, approvisionner le groupe en munitions voire poser des mines sur le champ de bataille sont effectivement toujours faisables, mais les possibilités ont été largement étoffées. On compte désormais quatre classes possédant chacune un arbre de compétence permettant de débloquer 37 skills chacune.

Payday 2
Le cerveau peut retourner des ennemis contre les siens, utiliser le syndrome de Stockholm pour se faire soigner par des civils ou encore doubler sa capacité de soin contre quelques dollars et points de compétence (on en gagne un à chaque passage de niveau). L’exécuteur est le costaud de la bande, qui peut débloquer la fameuse scie et faire d’énormes dégâts, à distance ou au corps à corps. Le technicien dispose de mines, mais améliore aussi considérablement les opérations de perçage et peut s’équiper d’une tourelle automatique faisant de gros dégâts. Le fantôme, enfin, joue plus la carte de la discrétion avec son CME, qui désactive les dispositifs électroniques des ennemis et peut transporter les corps des ennemis ou se déplacer plus vite.

Gameplay sur la beta : bijouterie



Payday 2 ne cantonne cela dit jamais le joueur à une carrière précise : libre à chacun de faire progresser son personnage comme il l’entend, même si on ne pourra pas courir les quatre lièvres à la fois. Les compétences les plus complexes nécessitent énormément de points et d’argent si bien qu’il faudra bien prendre le temps de choisir les compétences qui nous intéressent sous peine de devoir réinitialiser l’arbre - et donc perdre beaucoup d’argent - pour recommencer son personnage. Le système est vraiment bien fait, nous poussant la plupart du temps à enchaîner les missions pour obtenir « le prochain truc mortel qui me permettra de faire ça ».

They’re coming !Retour au sommaire
Payday 2
Le renouvellement de l’intérêt est assuré à tous les niveaux : l’arsenal, qui progresse par paliers de niveau ou alors au hasard de la loterie de fin de partie, est bien plus fourni que dans l’original et surtout personnalisable à souhait. Les niveaux peuvent être résolus de différentes manières, mais ont également chacun une part d’aléatoire qui peut changer la donne. Placement des ennemis, portes ouvertes ou non, caméras, civils, organisation des lieux : Overkill joue avec tous ces paramètres pour qu’une méthode qui marche ne puisse théoriquement pas fonctionner deux fois. Dans les faits, on retrouve souvent les mêmes dispositions après quelques centaines de parties, mais l’effort est visible et louable.

Payday 2 est à son meilleur au moment charnière entre l’infiltration et l’action, celui où tout bascule. L’équipe est disciplinée et respecte le plan, tout va bien ; un corps laissé par mégarde, un garde qui aperçoit une caméra cassée ou un sac de perceuse posé négligemment sur son chemin ou un des quatre malfrats joue au héros ou enchaine les fails mémorables et tout part en vrille. De très lent, le rythme s’envole et l’adrénaline monte d’un coup, en même temps que la musique techno réussie qui met instantanément dans l’ambiance. Il faut attacher les civils, qui servent de monnaie d’échange en cas d’arrestation. Il faut lancer l’opération de perçage/hacking à la va-vite et la réactiver lorsqu’elle plante. On doit également gérer les ennemis, qui arrivent par vagues parfois accompagnés de mastodontes (très longs à tuer car surprotégés), de shields ou de tazers qui étourdissent en un rien de temps.

Payday 2
Payday 2
Payday 2
Certains niveaux sont très difficiles, mais le crime paie.


Il faut parfois trouver une carte d’accès pour gagner quelques secondes, souvent cachée sur le corps d’un garde, relever un allié imprudent rapidement mis au sol, déployer ses munitions pour les collègues démunis… Bref, l’action s’emballe sans pour autant être brouillonne, l’absence de friendly fire ou mêle de collisions entre alliés facilitant plutôt la tâche à ce moment-là. C’est souvent lessivé que l’on termine une mission houleuse, surtout dans les hauts niveaux de difficulté où l’erreur pardonne rarement, surtout lorsque l’on est un peu juste en équipement. C’est d’autant plus vrai pour les missions se déroulant sur plusieurs « jours » (enchaînement de deux, trois ou quatre niveaux à la suite), la récompense n’arrivant évidemment qu’à la toute fin du dernier niveau. Infiltrer le FBI après avoir voler des armes à un cartel dans un aérodrome pour enfin finir à la banque, ça forge le moral d’une équipe de wannabe Pacino.

Monsieur Plus ?Retour au sommaire
Payday 2
Plus de missions, plus de variété, plus de compétences, plus d’armes et de masques (enfin personnalisables) différents. Overkill ne se contente pas d’approfondir l’expérience Payday, il la transcende avec ces nouvelles possibilités de jeu mais aussi par la maniabilité, nettement plus riche en sensations qu’il y a deux ans. Les armes ont enfin du recul et leur différence de puissance se ressent cette fois bel et bien, les différents types de kevlar ont un vrai impact sur le dynamisme des déplacements et l’IA n’hésite pas à se replier quand elle se sent en danger.

Payday 2
Payday 2 est pour autant loin d’être une simulation pointilleuse. On relève ses alliés ou on ramasse les sacs de coke / or / billets à travers les murs, le kevlar apparent se fait très rarement grillé par les flics, même en plein milieu d’un centre commercial tout ce qu’il y a de plus familial, un ennemi qui crie quand on le tue d’une balle alerte tout le monde, et personne lorsqu’on l’allonge au corps à corps… Les Suédois ont plutôt bien dosé leur gameplay, exigeant de par sa difficulté mais accessible et fun très rapidement. On peut lancer une partie et simplement s’amuser à décaniller tout ce qui bouge, rusher une bijouterie (cinquante secondes de mission avec du C4 pour ouvrir le coffre) ou bien se prendre la tête à baisser les stores pour ne pas alerter les civils dans la rue, voire tout boucler sans que personne ne voit rien. Payday 2 fait tout cela très bien, et c’est une performance.

Gameplay sur la beta : boite de nuit



Malheureusement, le jeu paie un peu toute cette richesse par une réalisation proprette sans être étincelante, symptomatique d’une production ayant le cul entre deux chaises, celle de la pure production indépendante et celle du AAA (le jeu est édité par 505 Games). On pardonne les textures pas top et le manque d’interaction du décor, moins les bugs de collision, ennemis ou civils qui « warp » à travers les murs et autres caméras qui déclenchent l’alarme sans rien voir. C’est surtout le netcode capricieux qui agace, déconnectant les joueurs sans sommation et surtout sans remplacement de l’hôte en cas de souci. Arriver à la fin du troisième jour d’une mission pour se voir déconnecté - et donc privé de la juste récompense - procure une frustration sans égal, tout comme le système Crime.net qui fait "popper" les missions au hasard sans filtre (mission, difficulté). Bref, en dehors des DLC déjà en développement, Overkill a encore un peu de pain sur la planche pour rendre son titre irréprochable.

Séduit par le premier volet, c’est complètement convaincu que l’on ressort de Payday 2. Overkill a parfaitement su complexifier mais surtout diversifier son excellente idée de départ sans pour autant rien sacrifier de l’ambiance et du plaisir de jeu. Les possibilités d'infiltration, l'action débridée et la part de hasard qui régit chaque saynète assurent, en même temps que la variété des compétences et des missions, le renouvellement permanent de l'expérience de jeu. On empile les heures sans s'en rendre compte, passant d'un cas à l'autre comme on enchaîne à l'envie les mets lors d'un festin. La réalisation un brin faiblarde, les divers bugs et l'instabilité relative du code réseau n'y changeront rien : Payday 2 est un FPS coopératif d'une grande générosité auquel il faut donner une chance, surtout compte tenu de son prix.

Test réalisé sur PC. Payday 2 tourne très bien sur notre Core i7@3,4 GHz, avec 12 Go de RAM et une GTX 560 TI mais aussi sur un Core i5@2,67 GHz équipé de 4 Go de RAM et d'une ATI Radeon 5770
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.2
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Jeu excellent, mais attention aux DLCs ! Le jeu est réellement excellent ! Des parties nerveuses, très roots dans le skillplay mais avec un gameplay très évolué. En effet, le personnage peut évoluer grâce à l'attribution de points de skills et d'assets plus intéressants, ou plus efficaces selon les cas, au fur-et-à-mesure de la progression dans le jeu. Mais ... les DLCs !! Cinq (5) ? Vraiment ? Les bras m'en suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
A éviter sur ps3 Malheuresement c'est à un jeux non finit que les possesseurs de ps3 auront le droit. Freeze à répétition déconnexion et bug à foison voici encore un jeux partit à la presse trop tôt. Et que dire du patch de 2go (qui pourrait s'apparenter à un patch majeure) sortit hier qui ne solve absolument aucun de ces problèmes cité ci-dessus. bref attendre avant de le prendre q suite ...
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