flechePublicité

Test Les Royaumes d'Amalur : Reckoning (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 09 Février 2012 , PC , Plus de tests sur PS3 , Xbox 360

Les +

  • Univers d'une grand richesse
  • Aventure de longue haleine
  • Système de combat bien conçu
  • Grande liberté dans les actions
  • Chargements très brefs
  • Interface réussie sur consoles

Les -

  • Action un peu répétitive
  • Des 'couloirs' entre les régions
  • Un monde qui manque de vie
  • Interface peu adaptée au PC
La note de jeuxvideo.fr
8.0
incontournable
La note des internautes
8.7

(886 votes)
Publiée le 07/02/2012 à 16:02, par Nerces

Test des Royaumes d'Amalur - Reckoning : tout ce que Fable aurait dû être ?

Conçu par des pointures tels que Ken Rolston (Morrowind / Oblivion), Todd McFarlane (Spawn) et R.A. Salvatore (DemonWars Saga), Reckoning est l'un des projets les plus ambitieux du moment.

Initié par Curt Schilling, fondateur de 38 Studios, Les Royaumes d'Amalur : Reckoning a rapidement attiré dans ses filets un certain Ken Rolston. Principalement connu pour son travail sur Morrowind et Oblivion, le bougre a logiquement poussé à la comparaison entre Reckoning et le Skyrim de Bethesda. Pourtant, Reckoning a de nombreuses autres influences et la présence de Todd McFarlane (Spawn, Spider-Man), de R.A. Salvatore (DemonWars Saga) ou de Grant Kirkhope (compositeur pour Rare) donne au projet une stature bien différente. Qu'on se le dise, en dehors de son aspect monde ouvert, Reckoning n'a finalement pas grand-chose à voir avec l'illustre Skyrim. En réalité, on serait beaucoup plus proche de ce que Fable aurait dû être : un action-RPG qui évite de trop limiter les actions du joueur.

Des promesses, mais pas de Molyneux...Retour au sommaire
Les Royaumes d
Au commencement de Reckoning, il y a donc le monde d'Amalur, un territoire immense dont on ne découvrira qu'une petite partie au travers de cette aventure... la preuve sans doute que les développeurs ne comptent pas s'arrêter à ce premier titre. La région de vos futurs exploits est la Plaine d'Erathell et l'histoire débute alors que notre héros vient de tomber sur le champ de bataille. Son corps est emporté par quelques gnomes au service d'un certain Fomorous Hugues. Le bougre est l'inventeur d'une machine dont l'objectif est aussi incroyable que son fonctionnement peu concluant pour le moment le Puits des Âmes. Il s'agit de redonner la vie aux soldats morts au combat afin d'avoir une chance de repousser les forces des Ténèbres qui envahissent Erathell. Coup de pouce de R.A. Salvatore, cette énième tentative de Hugues est la bonne et notre héros se réveille d'entre les morts à la surprise de l'inventeur gnome !

Ce réveil est, vous vous en doutez, l'occasion pour nous de personnaliser un peu notre futur compagnon et notamment de choisir entre héros / héroïne ainsi que de sélectionner notre peuple de prédilection. Il est effectivement possible d'opter pour un Almain (Humain noble), un Dokkalfar (Elfe noir), Ljosalfar (Elfe) et Varani (Humain nomade). Vous vous en doutez également, ce choix a des conséquences sur nos futures compétences, mais Reckoning n'est pas trop directif à ce niveau : il n'est ainsi pas question de choisir une classe de personnage ou de répartir un capital de points dès le départ. Notre personnage évolue en réalité au fur et à mesure de l'aventure et de nos choix selon un système de plus en plus à la mode de progression personnalisée : trois arbres (force, finesse, sorcellerie) sont ainsi disponibles et on y attribue les points que l'on gagne à chaque niveau, définissant de plus en plus précisément une classe bien à nous.

Les Royaumes d
Cette progression finalement très classique suit une évolution scénaristique elle aussi plutôt traditionnelle. C'est d'ailleurs dans le déroulement du jeu que Reckoning se rapproche le plus du Skyrim de Bethesda. Aussi riche qu'il est détaillé, le scénario de R.A. Salvatore est l'occasion de nombreux embranchements, de quêtes principales, secondaires et d'autres missions juste là « pour décorer ». L'immense territoire d'Erathell est ainsi le théâtre de multiples histoires en plus du scénario principal et même si l'on ne goûte pas forcément le baratin de certaines d'entre elles, il nous faut reconnaître le talent de Salvatore. D'abord, ça ne bavasse généralement pas beaucoup, mais surtout, les histoires sont plutôt bien écrites avec quelques pointes d'humour rafraîchissantes et puisque la localisation française (obligatoire, pas d'option VO sauf sur PC, si on bidouille les fichiers) est de qualité, on en profite pleinement.

Un monde vaste, mais un peu videRetour au sommaire
Nous n'échappons évidemment pas aux quêtes « de facteur » et il faut également faire avec les éliminations systématiques de monstres divers, mais 38 Studios n'a pas abusé de ces quêtes bouche-trou et on se prend très rapidement au jeu des intrigues diverses ainsi qu'à la découverte de notre destinée si particulière. Notre héros est la seule personne a avoir été ranimée par le Puits des Âmes, mais semble en plus détenir d'incroyables pouvoirs... Cela mérite bien une petite enquête. Enfin... petite, le mot est très exagéré, puisqu'après une bonne quarantaine d'heures de jeu, nous sommes encore loin d'avoir terminé l'aventure principale. Selon les développeurs et en ligne droite, la trame se boucle en 25 heures, mais pourvu que - comme nous - vous acceptiez quelques détours et ce chiffre sera facilement multiplié par trois, quatre ou cinq : de quoi garantir une longévité très confortable à votre investissement !

Gameplay #6 - Balade champêtre


Logiquement, ces longues balades en Amalur nous font rencontrer tout un tas de personnages non-joueurs et découvrir de nombreux villages. Hélas et c'est un premier élément qui fait le distinguo d'avec Skyrim : l'ensemble manque cruellement de vie. Un reproche déjà formulé à l'encontre de Bethesda, mais qui est encore plus évident ici. Jamais, nous n'avons l'impression que ces ouailles vaquent à leurs occupations et le monde ne semble reprendre vie qu'à notre approche. À ce titre, précisons que les scripts sont parfois un peu grossiers comme ce combattant perdu au beau milieu d'un village qui attend que nous soyons à cinq mètres pour affronter les araignées. L'aspect monde ouvert du jeu en prend évidemment un sérieux coup et même s'il est très agréable d'explorer d'innombrables donjons - très différents les uns des autres - on sent comme un côté « factice » à tout ceci.

Les Royaumes d
Ne forçons cependant pas le trait : ce manque de vie n'empêche pas le joueur de se prendre au jeu, c'est simplement une limite à connaître avant de se lancer dans l'aventure pour ne pas placer de trop gros espoirs. En outre, cela garantit une certaine intensité aux rencontres et aux événements alors que l'on n'a jamais l'impression d'avoir raté quelque chose ou d'être arrivé « après la bataille ». Il faut de plus souligner la bonne écriture de l'ensemble qui vise à régulièrement se faire croiser les quêtes principales et secondaires de sorte que le joueur est adroitement conduit à découvrir une bonne partie du monde sans trop avoir l'impression de s'être fait forcer la main. À ce niveau, les ronchons auront sans doute raison de pester contre les allers-retours qui sont hélas un peu la marque de fabrique des jeux en monde ouvert. Pour atténuer ce défaut, les développeurs ont logiquement intégré un système de voyages rapides.

Liberté à tous les niveauxRetour au sommaire
Des voyages rapides jamais interrompus par des combats aléatoires comme certains studios ont parfois eu la très mauvaise idée de le faire. D'ailleurs puisque nous parlons de combat, il est bon de souligner la très grande liberté offerte aux joueurs à ce niveau. Liberté dans la façon de pratiquer le combat bien sûr, mais aussi liberté dans la manière de l'aborder voire même de l'éviter ! On sent que les développeurs, s'ils ont tout de même décidé de faire un action-RPG, ont aussi souhaité en offrir le maximum à des joueurs qui peuvent aborder le jeu de manières très différentes. En fonction des points attribués à notre personnage, il est ainsi possible de devenir un expert en persuasion et ce faisant d'éviter même les combats contre certains boss ! Dans Reckoning, la manière forte n'est pas toujours la bonne solution et nombre d'affrontements peuvent aussi se résoudre par la ruse.

Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d

La personnalisation des personnages est poussée avec - au centre - le système de cartes de destinées qui permet de repenser son héros...

Il s'agit bien sûr ici de faire progresser notre personnage dans l'arbre dit de finesse afin d'en faire une sorte de roublard furtif et un peu voleur. Simple, le système pour échapper aux regards des PNJ est pratique et très fonctionnel avec un œil au-dessus de chaque PNJ pour matérialiser son attention... à condition d'avoir la compétence adéquate bien sûr. Les adeptes d'attaques à distance pourront compter sur une large panoplie d'arcs, mais c'est sans doute l'aspect du combat qui nous a le moins convaincu, même s'il reste efficace : un peu lent, parfois handicapé par la caméra, le tir à l'arc reste malgré tout efficace avant de sauter dans la mêlée. Ici, on peut compter sur un nombre d'armes en tout genre incroyable qui aurait parfois tendance à rapprocher Reckoning d'un hack & slash à la Diablo. Non content d'être très riche, l'arsenal se compose en plus d'innombrables déclinaisons des mêmes « ustensiles » en fonction des bonus magiques.

Les Royaumes d
On retiendra trois caractéristiques principales pour ces armes : dégâts infligés, rapidité d'utilisation et portée. De ces trois éléments dépend effectivement le style adopté par le joueur. En bon action-RPG, Reckoning nous permet de varier considérablement les approches et les premiers combats sont l'occasion d'essayer énormément de choses. La notion principale est celle de rythme. Quelle que soit la vitesse de l'arme utilisée, il est important de parfaitement doser son utilisation afin de ne pas être contré par l'adversaire et de pouvoir enchaîner les assauts, gage de dégâts de plus en plus importants. Avec le temps, on débloque en plus des « techniques » que l'on exécute via un certain nombre de pressions sur la souris / manette, mais là encore, le rythme reste la clef. De fait et avec l'expérience du joueur, les combats acquièrent un côté chorégraphique très agréable.

Système de combat très completRetour au sommaire
Une véritable danse donc que l'on retrouve même avec les magiciens. Il faut dire que pour éviter que ces derniers ne se transforment en « canons à boule de feu », les développeurs leur ont donné de nombreux accessoires en plus des classiques sortilèges : chakrams, sceptre, bâtons... Cela dit, même les formules magiques nécessitent d'anticiper les réactions des adversaires pour ne pas se faire interrompre en pleine méditation et parce que de nombreux sorts nécessitent un petit temps de préparation. De plus, l'inévitable cooldown (temps incompressible avant réutilisation d'un sort) implique que le joueur ait plusieurs « cordes à son arc ». L'un dans l'autre et alors que les combats sont encore trop souvent le parent pauvre des RPG, ceux de Reckoning apportent réellement quelque chose. En définitive, le seul reproche que l'on peut véritablement leur faire, c'est d'être sans doute un peu trop présents.

Gameplay #5 - Du côté de chez Gnarsh


38 Studios a fait attention à ne pas transformer son jeu en hack & slash, mais contrairement à un Skyrim qui privilégie l'exploration ou à ce bon vieux PlaneScape Torment qui misait sur le scénario, le combat est au cœur du gameplay. En ce sens, Reckoning justifie pleinement cette appellation action-RPG qui avait tout de la solution de facilité. Ne vous y trompez cependant pas et - nous l'avons déjà signalé à plusieurs reprises - Reckoning évite l'écueil du « 100% baston » en nous proposant tout un tas d'activités annexes. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un œil aux options d'artisanat qui n'ont rien de très original, mais complètent très bien l'aventure : création d'armes et armures, mise au point de potions aux effets extrêmement variés et élaboration de gemmes afin de sertir ses propres équipements sont au menu de l'aventurier selon 38 Studios.

Les Royaumes d
Histoire de compléter le tableau, signalons également la présence de mini-jeux pour dissiper les protections magiques de certains coffres, certaines planques ou pour déverrouiller quelques serrures. Adoptant une forme maintes fois revue, ces mini-jeux ne sont pas désagréables, mais paraissent un peu anecdotiques et participent de l'aspect un peu patchwork que peut prendre Reckoning par moment. Comme vous devez déjà en avoir l'impression à la lecture de cet article, c'est comme si les développeurs avaient un énorme cahier des charges des « choses à ne pas oublier dans un RPG ». Du coup, on ne s'ennuie jamais durant l'aventure, il y a toujours quelque chose à faire, mais on n'échappe pas non plus au côté parfois un peu fastidieux et répétitif des actions entreprises. Rien de dramatique, mais il s'agit sans doute d'un des principaux défauts du jeu.

Quelques coquillesRetour au sommaire
Puisque nous en sommes à parler de ce qui fâche, profitons-en pour critiquer le travail d'un type pourtant réputé dans son domaine : Todd McFarlane. En charge de la direction artistique du jeu, le bougre n'a effectivement pas forcé son talent et même si on reconnaît de-ci, de-là quelques trouvailles sympathiques, l'environnement est un peu trop passe-partout. Pour ne rien arranger, il faut reconnaître quelques limitations techniques visibles sur toutes les plateformes. Comme de bien entendu, la version PC est un cran au-dessus des moutures consoles, mais elle conserve les problèmes de textures complètement à la rue (par rapport aux standards de la plateforme) ainsi que le clipping prononcé. La mise en couleur et la variété des décors compensent largement les choses, mais compte tenu du travail déployé pour nous proposer un scénario et des dialogues de qualité, il est fort dommage de constater que cette fois c'est l'aspect technique qui ne suit pas complètement.

Les Royaumes d
Au moins, nous reconnaîtrons une finition plus que correcte et si certains forumeurs semblent se plaindre de quelques bugs (blocage dans le décor), nous n'avons encore rencontré aucun souci. Non, si nous avions un autre reproche à formuler à l'encontre de 38 Studios, ce serait plutôt au niveau de la gestion de la difficulté : nous invitons tous les joueurs à ne pas hésiter à mettre en difficile d'autant que la technique du reckoning (jauge à remplir progressivement qui ralenti les ennemis une fois activée) permet de prendre l'avantage très facilement, et ce, même sur les créatures les plus imposantes. Sur un plan plus exploration, nous regrettons également l'absence de liberté complète : nous sommes très loin des couloirs d'un Fable, mais notre personnage ne peut toujours pas sauter (sauf à des endroits spécifiques) et la topographie générale des lieux est finalement assez pauvre.

Si l'interface console n'est guère critiquable, il nous faut reconnaître de petits soucis du côté du PC. On sent que le jeu n'a pas été pensé pour cette machine et il faut s'habituer à quelques manipulations pour consulter la carte, accéder à l'inventaire ou manipuler son équipement. Rien de bien méchant cela dit et non content de prendre vite le coup, on apprécie diverses trouvailles comme la notion de bric-à-brac qui permet de mettre rapidement de côté les trucs inutiles. Enfin, impossible de ne pas terminer cet article sans doute trop sommaire pour faire honneur à la richesse de Reckoning sans saluer 38 Studios pour deux choses : le studio n'a pas cherché à faire du multijoueur là où ce n'était pas nécessaire (Reckoning est exclusivement solo) et il a pris quelques risques en travaillant sur une nouvelle licence. Elle donne certes l'impression de vouloir faire plaisir à un peu tout le monde, mais cela change quand même des sempiternelles suites.

Destiné aux amateurs de plaisirs en solitaire, Les Royaumes d'Amalur : Reckoning est une très bonne surprise alors que de plus en plus de studios se sentent obligés de passer par la case multijoueur. Aussi riche qu'elle est longue et passionnante, l'aventure proposée par 38 Studios s'articule peut-être un peu trop autour des combats pour plaire aux amateurs de rêveries bucoliques, mais elle justifie à plein l'utilisation de l'étiquette action-RPG sans que le jeu ne sombre dans le beat them all. On livre de nombreux combats, mais c'est aussi l'occasion de parfaire son style alors que les développeurs ont imaginé de multiples manières d'utiliser armes, équipements et autres sortilèges. Amalur est un monde foisonnant qui donne envie de s'y perdre des dizaines d'heures durant !

Test réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 580. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 2,6 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 8800. Attention, la prise en charge du 3DVision n'est pas encore au menu : le résultat est actuellement peu jouable.



Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Les Royaumes d
Chargement des commentaires...
( les afficher maintenant )

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
tres bon jeu, un peu trop de bloom maid un patch (ou plustot un mod) permet de s'en debarasser et d'ajouter la FAA, sinon seul defaut au gameplay un peut trop de couloire mais le reste est exellent; un mix entre fable et Elder of scroll
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
Le jeu dont on a fait le tour après la moitié de l'aventure Il sera bien quand il sera vendu 10?. Je n'ai pas réussi à le finir tellement j'en ai vite fait le tour. Une fois qu'on a saisi la technique de combat, on fait.... exactement comme dans la vidéo de test de l'addon avec plus ou moins de dynamisme mais c'est tout.En dehors de ça..Bah il est joli... et puis ? ben et rien et c'est bien le problème. D'autres jeu d'action/aventure très recents sont bien suite ...
flechePublicité

LES OFFRES

Playlist Les Royaumes d'Amalur : Reckoning

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité