flechePublicité

Test Enemy Territory : Quake Wars (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr

Sortie le 28 Septembre 2007 sur PC Sortie le 06 Juin 2008 sur PS3, Xbox 360
Publiée le 28/09/2007 à 00:09, par Kom23

Partager ce test

Test de Enemy Territory : Quake Wars

Attendu par des milliers de fans comme la relève de Wolfenstein : ET, Enemy Territory : Quake Wars est analysé et décrypté sans relâche depuis quelques mois un peu partout sur la toile et plus encore depuis le passage en bêta publique courant juin. Cette fois, il n’est plus possible de reculer, voilà l’heure du test sur la version finale. Il est temps de savoir si le jeu de Splash Damage et d'ID Software valait le coup de dépenser tant d’encre virtuelle.

ET et Quake, une relation avant tout asymétriqueRetour au sommaire
quake-relation-avant-tout-asymetrique
L'enclave Strogg, un point d'entrée pour envahir notre planète et stroggifier la population
Précisons tout d’abord que si le titre du jeu inclus le nom de deux références du FPS, c’est bien de Wolfenstein : Enemy Territory que le gameplay s’inspire le plus avec des maps à objectifs opposant deux armées composées de cinq classes de soldats différents. En réalité, l'appelation Quake fait uniquement référence à l’univers proposé. Vous ne retrouverez donc rien du célèbre FPS bourrin excepté la race des Stroggs, sortes d’extra-terrestres à la chair putréfiée, leurs armes et leurs délires de Stroggification. En guise de scénario, on nous apprend dans une cinématique d’intro plutôt bien réalisée que les Stroggs, ont jeté leur dévolu sur notre planète et comptent l’asservir pour des raisons de survie. En bons diplomates, les humains décident de riposter en attaquant les premières installations Stroggs et en organisant les pires analyses biologiques sur les corps de leurs victimes. Les deux races s’opposeront donc sur une douzaine de cartes 24 joueurs dans un jeu résolument dédié au multi. Il existe également un mode solo, mais celui-ci est limité à un entrainement contre des bots de piètre qualité, à l’image de ce qu’on peut trouver dans un Battlefield 2.

D’un côté les Stroggs, de l’autre les humains. Deux races bien différentes, aussi bien physiquement que technologiquement. Pour donner de la profondeur à l’univers, les développeurs se sont souciés d’accentuer ces disparités en mettant au point un gameplay asymétrique. Si chaque race possède cinq classes globalement similaires et des classes de véhicules semblables, de nombreuses subtilités les différencient. Par exemple, les humains possèdent des quads pour progresser plus rapidement tandis que les Stroggs possèdent des jetpacks qui leur permettent de se hisser sur les meilleures positions de la zone de combat. Le cas le plus flagrant de gameplay asymétrique concerne la classe du Medic. D’un côté, le Médic humain peut donner des packs de soins et appeler une caisse de logistique qui recharge en vie et en munitions, de l’autre, le Medic Strogg fourni des cellules de stroyen, une substance étrange qui recharge les aliens à la fois en vie et en munitions. Pour contrebalancer, l’humain peut ranimer ses alliés d’un simple coup de défibrillateur là où le Strogg doit pointer son outil de soins durant cinq bonnes secondes sur un cadavre. Les types de jeux sont donc très différents, mais toujours dans un grand souci d’équilibre. Au cours de notre test, jamais une classe n’a été plus puissante qu’une autre, un véhicule plus destructeur qu’un autre. Les développeurs de Splash Damage et d'ID Software ont énormément travaillé sur cet aspect du titre et ça se sent réellement une fois en jeu.


C’est dans les vieux pots…Retour au sommaire
c-est-dans-vieux-pots
La map Island. On voit aussi les armées, les classes et le système d'upgrade par l'expérience
L’unique mode de jeu proposé par ETQW reprend le concept des maps scénarisées bien connues des joueurs de Wolfenstein : ET. Dans ces cartes, divisées en plusieurs zones d’influence (de 3 à 5), une équipe est vouée à l’attaque et l’autre à la défense. Au départ, l’équipe qui attaque ne possède qu’une seule zone et doit remplir un objectif pour débloquer la zone suivante et obtenir un peu de temps supplémentaire. Le but ultime étant de remplir l’objectif final de la dernière zone avant la fin du chronomètre ou de jouer le temps en résistant de son mieux suivant le camp choisi. C’est simple mais surtout diablement efficace. Les objectifs à remplir demandent la participation des différentes classes et sont assez variés : construire ou détruire une structure, faire avancer un véhicule, pirater un ordinateur ou encore voler des documents. Dis comme ça, ça n’a pas forcément l’air folichon, mais avouez que quand on doit pirater un portail dimensionnel Strogg en plein désert pour avoir accès à une nouvelle zone de jeu à l’autre bout du monde, en pleine tempête de neige, afin de détruire une tour de contrôle psychique, les objectifs prennent tout de suite plus d’intérêt.

Comme vous l’aurez remarqué, la ligne de front est unique à l’inverse d’un jeu de la série Battlefield : les unités sont beaucoup moins dispersées sur la carte et se concentrent pour la plupart autour de l’objectif. Les cartes très ouvertes, voire un peu trop puisque très vides en extérieur, permettent une multitude d’approches en tout genres, de l’assaut brutal plein face au subtil contournement depuis un passage souterrain. Dans les derniers mètres, la progression se referme en entonnoir sur deux ou trois étroits passages forcément très bien tenus par l’ennemi. A ce moment, il faudra compter sur un teamplay millimétré ou un forcing massif pour pouvoir les franchir. Dans la digne lignée de Wolfenstein : ET, et contrairement à l’optique traditionnelle proposée par les FPS multi, le jeu ne se focalise pas sur le frag pur mais sur la progression de l’équipe vers un objectif commun. Peu importe le nombre de morts tant que l’équipe avance. Pour cela, le jeu est plutôt vif et orienté vers le rush. Les combats qui s’ensuivent sont très nerveux, ça explose dans tous les sens, un vrai bonheur. On voit beaucoup de soldats foncer dans le tas dans l’unique but de donner un coup de pince et augmenter légèrement la barre de progression de l’objectif. En faisant ce geste à l’allure désespérée, ils perturbent l’ennemi et augmentent d’autant la progression de leur équipe. Un must pour les accros de l’assaut. En plus des objectifs primaires, de nombreuses missions secondaires permettent d’offrir du soutien à l’équipe. Il peut d’agir de poser des mines quand on est Ingénieur, de créer un radar quand on est Sniper ou de lancer un appel aérien lorsqu’on est Artilleur. L’intérêt, de prime abord limité, est en réalité double puisqu’il permet à la fois de savoir ce qu’il est possible de faire en fonction de l’avancement de la map et de la classe jouée, mais aussi de communiquer indirectement avec son équipe en les informant sur les actions en cours.


…qu’on fait les meilleures soupesRetour au sommaire
qu-on-fait-meilleures-soupes
Les déployables ajoutent beaucoup au teamplay en raison de leur dimension tactique
Si les cinq classes ont les mêmes noms et approximativement la même utilité que celles de Wolfenstein : ET (Soldier, Medic, Engineer, Field Ops et Covert Ops), les équipements ont bien évolués depuis 2003. Pourtant, les types d’armes sont globalement les mêmes : chaque classe est équipée du pack de base (mitraillette ou fusil à pompe, grenades, pistolet et couteau) excepté le Soldat qui peut porter des armes lourdes comme la sulfateuse ou le lance-roquettes et le Sniper qui peut obtenir un fusil de précision. La balistique, mise au point par les développeurs, est ultra-précise et offre une dispersion des balles assez irréelle puisque très faible voire nulle. Ce système, qui permet de tirer précisément avec l’arme de base aussi loin que porte le regard devrait particulièrement être apprécié des gros joueurs. A l’inverse, il pourrait rebuter les joueurs les moins aguerris qui ne pourront pas compter sur un tir en rafale un peu aléatoire pour éliminer leurs adversaires comme sur un FPS multi très orienté grand public comme Battlefield 2 ou Battlefield 2142.

Dans le but non avoué de faire jeu égal avec la série Battlefield, Splash Damage a cédé à l’ajout des véhicules. Pourvu d’un look assez sympa à l’image du cafard volant Strogg, ceux-ci offrent malheureusement une conduite rigide globalement peu convaincante, à l’exception des excellents jets-packs Stroggs. Avec une maniabilité aussi chaotique qu’imprécise, les rôles des véhicules lourds se limitent bien souvent à celui de tourelles de combat. Dotés d’un système de dégâts localisés, les véhicules ne présentent pas moins une trop grande fragilité. En effet, une petite escouade arméee de mitraillettes peut aussi rapidement qu'improbablement venir à bout d'un tank. Il est dommage que les véhicules aient ainsi servis comme marge de manœuvre dans l’équilibrage du gameplay. De toute évidence ETQW est un jeu conçu avant tout pour l’infanterie dans lequel il ne faut pas compter sur la conduite souple d’un char bien solide et encore moins sur celle d'un hélicoptère.

Maintenant qu’on a fait le tour des possibilités de jeu classiques, parlons un peu de la grosse innovation du titre : les systèmes d’armement déployables. Utilisables uniquement dans la zone de jeu contrôlée à raison d’un par personne, ceux-ci permettent de tenir durablement un secteur ou d’anticiper les mouvements de l’ennemi : des tourelles d’attaque ou de défense pour l’Ingénieur (très à la mode dans les FPS multi du moment), un radar pour le Sniper et des engins d’artillerie pour l’Artilleur. Excepté ces derniers qui nécessitent l’ordre de feu de l’Artilleur, les équipements sont totalement autonomes jusqu’à ce qu’ils soient détruits par l’ennemi. Remplissant les mêmes fonctions dans les deux camps, ces équipements amènent une dimension tactique vraiment intéressante, notamment la tourelle défensive qui peut arrêter les tirs de l’artillerie ennemie. On regrette juste que ces équipements ne soient pas déployables à n’importe quel endroit de la zone contrôlée mais uniquement là où les développeurs l’ont programmé, c'est-à-dire dans des zones très restreintes indiquées en vert. Une fois qu’on connaît les maps, l’effet de surprise d’une tourelle anti-infanterie s’avère très limité.


Un superbe système de jeu entaché d'une réalisation inégaleRetour au sommaire
superbe-systeme-jeu-entache-realisation-inegale
Des maps parfois bien vides.
Les douze maps d’ETQW sont réparties dans quatre campagnes de trois cartes ; sept proposent des attaques sur des installations Stroggs, cinq des assauts sur les humains. Au cours des campagnes, un système de points d’expérience permet de faire progresser notre soldat. On peut ainsi obtenir jusqu’à 32 nouvelles compétences : quatre pour chacune des cinq classes, quatre pour les actions héroïques, quatre pour la précision et quatre pour le pilotage. Ces évolutions rajoutent des options sur les armes comme la lunette de visée ou le lance-grenades, permettent d’appeler un véhicule léger de n’importe quel endroit ou encore l’obtention des doubles pistolets. Une fois la campagne finie, l’expérience retombe à zéro et les aptitudes débloquées disparaissent. Autant vous dire qu’il faudra vous accrocher pour obtenir les 32 compétences. En débloquer seize, soit une classe complète, semble déjà être un challenge relevé. Ce système, déjà présent dans Wolfenstein : ET à l’avantage de privilégier les meilleurs de la campagne. On est loin de la stratégie d’EA qui, dans Battlefield 2, vise à privilégier les plus assidus. Pour les férus de médaille, ETQW propose tout de même les siennes, d’un intérêt à priori équivalent à celles de son concurrent.

Pour ce qui touche à la réalisation, on a eu un peu peur lors de la phase de bêta, mais le titre de Splash Damage s’avère plutôt réussi graphiquement et bien optimisé du moment que l’on possède un processeur puissant. C’est un véritable tour de force qu’ont réalisés les développeurs puisqu’ETQW utilise le moteur graphique Doom 3 Engine, à l’origine conçu pour les phases de jeux intérieurs, loin des grandes étendues proposées ici. L’invention du procédé de mégatexture par John Carmack permet à ce moteur d’atteindre un bon niveau dans les extérieurs en limitant les ressources utilisées. Sur ce point c’est une réussite. Mais si le résultat est techniquement plus abouti qu’un Battlefield 2 notamment en ce qui concerne les effets pyrotechniques, il n’est pas pour autant au niveau des dernières productions actuelles ou en cours utilisant l’Unreal Engine 3 comme Gears of War, Unreal Tournament 3 ou Frontlines : Fuel of War. Plus que le manque de finesse de certaines textures, c’est le manque de charme de l’univers et le manque de détails au sol qui nous ont marqués. Les maps dessinés trop sobrement laissent une étrange impression de vide. Hormis les bâtiments trop carrés plantés ici et là, elles ne contiennent que très peu d’éléments au sol entre eux et aux alentours. Peut être que des cartes plus réduites et plus denses auraient fait disparaître ce sentiment de vide, notamment dans les cartes désertiques, pour le coup vraiment désertiques. Les cartes herbeuses et neigeuses sortes du lot, notamment la carte Outskirts qui proposent des superbes arbres et de nombreux effets climatiques de grande classe. L’ambiance sonore du titre n’est par non plus des plus soignés, le bruit des balles sonne mou, tel un coup de pied dans un carton. Les voix, de facture moyenne, ne provoque pas l’immersion qu’engendrait les légendaires voix des soldats de Wolfenstein ET. Pourtant, malgré cette réalisation un peu en dessous de nos espérances, les retrouvailles avec le gameplay puissant de Wolfenstein : ET pourvu d'objectifs concrets et d'un gameplay fort nous a enchanté. Il est probable que les fans du jeu craquent pour cette suite qui détient la marque des grands FPS multi : plus on y joue, plus on a envie d'y jouer.

Vidéo du TestRetour au sommaire
[S][S][S][S][S][S][S]



Enemy Territory : Quake Wars permet de retrouver le gameplay puissant de Wolfenstein : ET pourvu d'objectifs concrets et d'un teamplay fort. Certes, les nombreuses innovations apportées sont quelquefois inégales, des géniaux déployables à la maniabilité chaotique des véhicules. Certes la réalisation est plutôt bonne mais pas toujours au top en extérieur. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les développeurs se sont concentrés sur le principal : l’équilibrage fin entre deux camps charismatiques aux gameplays asymétriques. Rien que pour ce tour de force, le plaisir du jeu l’emporte. ETQW s’annonce comme un gros jeu multi, digne successeur de son aîné. Peut être pas aussi grand public que lui en raison de sa balistique très précise et de sa non-gratuité, mais tout aussi addictif.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : ikkyusan
Très bon
Excellent jeu !!! Visuellement, le gameplay, le level design, les missions, les différents personnages... tout est "perfect" pour des parties multijoueurs acharnées ! En bref... bien meilleur que BF2 si vous étiez fan
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : SKyZZER
Très bon
Jeu exellent Frenchement ci vous aimer les jeu en equipe je vous consseile Enemy Territory,graphisme exelen(quand c tou a fond),le sons bien,en un mot il est exellent. Edité le 27/12/2007 à 23:35
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
flechePublicité

Idées cadeaux JV

Partenaires Jeuxvideo.fr

Tests

Moebius : Empire Rising

Moebius : Empire Rising

Pour tous joueurs | PC , Mac

Partenaires Jeuxvideo.fr

flechePublicité

Micromania

>Les meilleures offres jeux vidéo

flechePublicité