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Test Dying Light (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 27 Janvier 2015 , PC Sortie le 28 Janvier 2015 , Plus de tests sur Xbox One , PS4

Les +

  • Le gameplay free run qui marche à merveille
  • Des affrontements périlleux et grisants avec les zombies
  • Un système de craft complet
  • Un open world crédible et vivant
  • Plusieurs dizaines d'heures de jeu pour tout accomplir
  • Le mode coopération bienvenu

Les -

  • Level design éparpillé du bidonville
  • Des objectifs annexes qui manquent d'originalité
  • Un scénario et des personnages plus clichés tu meurs
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.5

(153 votes)
Publiée le 05/02/2015 à 17:02, par Virgile

Test de Dying Light, un bien meilleur jeu que Dead Island

Techland revient aux affaires avec plus d'ambition, de zombies, de kilomètres carrés... et de talent ?

Pour encore pas mal de joueurs, Techland c'est ce studio qui fit la promo de son Dead Island avec un trailer aux intentions dramatiques totalement absentes du jeu final. Ne jamais promettre ce qu'on se sait incapable d'offrir, dédicace à Ubisoft. Mais derrière, cette tromperie sur la marchandise hyper médiatisée il y avait tout de même un jeu fort d'un level-design de qualité et d'une ambiance réussie en dépit d'une réalisation indigente et d'un système de combat approximatif. Bref, un titre honnête qui appelait une suite vraiment à la hauteur des intentions du studio. Malheureusement pour Techland, cette suite a été confiée au studio Yager. Qu'à cela ne tienne, les Polonais n'ont pas dit leur dernier mot et livrent avec Dying Light une variation sur le même thème certes, mais plus nerveuse et maîtrisée.

The Running DeadRetour au sommaire
Dying Light
Aux premières heures du développement de Dying Light, les développeurs de Techland ont certainement du se poser cette question somme toute légitime : si une invasion de zombies devait survenir en milieu urbain, quels individus seraient les plus à même de survivre ? Les employés de bureau bercés par le confort de la vie moderne comme votre serviteur, incapables de courir deux cents mètres sans avoir un point de côté, seraient les premiers à se faire croquer. Mais les athlètes de parkour, physiquement affûtés et forts d'une intuition durement acquise, auraient quant à eux infiniment plus de ressources pour s'adapter. Le raisonnement se tient et sert de point de départ au game design hybride de Dying Light.

Un game design sous multiples influences d'ailleurs. La première, qui saute aux yeux si on peut dire, est celle de Mirror's Edge. S'il s'avère moins aguerri que Faith aux premières heures de sa nouvelle carrière d'éclaireur, Crane, notre héros, gagne petit à petit en agilité et se rend capable des mêmes prouesses athlétiques que l'héroïne de DICE. A mesure que s'étoffe la panoplie de mouvements et que s'accroît la vélocité de Crane, son maniement devient de plus en plus jouissif. Du seul point de vue du gameplay, la dimension free run de Dying Light est donc une franche réussite pour peu qu'on réalise les actions avec le bon timing. Sans quoi, les enchaînements seront beaucoup moins fluides évidemment. On regrette simplement que le level-design des bidonvilles de Harran - la ville fictive qui constitue notre terrain de jeu - manque de densité, en particulier si on le compare à celui de la vieille ville. Et c'est d'autant plus dommage que les deux tiers de l'aventure s'y déroulent. Le dernier tiers, servi quant à lui par un level-design aux petits oignons, profite dès lors de ce contraste avec le relatif éparpillement du bidonville. Le sillonner à toute vitesse en réalisant sauts et glissades avec le bon timing procure alors d'excellentes sensations.

Dying Light
Dying Light

Combattre n'est jamais la meilleure option. Préférez fuir dans la dignité.


Mais là où Faith passait presque tout son temps à courir, Crane doit quant à lui régulièrement se défaire de ses assaillants putréfiés. Et s'il n'est pas encore parfait, le système de combat de Dying Light témoigne du fait que Techland a entendu les critiques émises à l'encontre de Dead Island. On retrouve évidemment les bases posées par ce dernier, à savoir un accent mis sur le corps à corps via l'usage d'armes improvisées (marteaux, tuyaux de canalisation, pieds de table, etc.) mais aussi une limite à la barbarie posée par la jauge d'endurance. Dying Light reprend également à son compte le système de crafting de son ancêtre permettant de bricoler des améliorations d'armes (effets de flammes, d'électricité, de poison, etc.). A noter d'ailleurs que le système de crafting s'avère beaucoup plus riche que dans Dead Island puisqu'il permet, par exemple, de créer des concoctions de plantes améliorant momentanément les aptitudes de Crane.

Dying Light
Pour en revenir à la dimension castagne du jeu, Dying Light propose des empoignades à la fois plus grisantes et périlleuses que Dead Island. D'une part, notre jauge d'endurance s'épuise beaucoup plus vite, nous obligeant à faire mouche à chaque coup mais aussi à battre en retraite lorsque Crane s'essouffle. Et d'autre part, tout comme ses aptitudes de free runner, le répertoire offensif de Crane s'étoffe tout au long de l'aventure. Le gaillard devient ainsi beaucoup plus mobile et peut esquiver les agressions des zombies, mais aussi se ruer sur eux pour les mettre en sol, les déséquilibrer d'un front kick rageur, les achever à terre en leur écrasant la tête, se servir de leurs ruades pour les expédier dans le décor ou encore les envoyer bouler d'un coup de savate les deux pieds joints. La localisation des dégâts favorise également la belle ouvrage : un coup de machette dans la jambe et l'assaillant se vautre à terre ; dans la tête et, en cas de coup critique, la carcasse ambulante cesse de nous importuner.

La vie de survivant à l'apocalypse en vidéo maison



Techland a également enrichi l'arsenal à notre disposition en ajoutant toute une panoplie d'armes de jet, elles aussi personnalisables, mais aussi quelques armes à feu. Ceci étant, rassurez-vous, tout comme dans Dead Island ces dernières sont au nombre de trois ou quatre, les munitions sont rares et, surtout, dégainer dès que l'occasion se présente est le meilleur moyen d'attirer les « virulents », ces zombies fraîchement transformés et aussi véloces que les infectés du 28 jours plus tad de Danny Boyle. Car lorsque ces excités débarquent ça ne blague pas. Surtout lorsque la situation dégénère au sommet d'un immeuble. Une mauvaise chute est si vite arrivée. Et on ne s'en plaindra pas car la grande force de Dying Light c'est évidemment la verticalité de son level-design et la dangerosité des situations qu'elle produit.

Dying Light


Crane le survivantRetour au sommaire
Mais là où la survie devient vraiment une épreuve de chaque instant et que Dying Light se montre le plus terrifiant, c'est lorsque la nuit tombe. Car les Horreurs sont de sortie. Comme leur charmant sobriquet l'indique, ces créatures sont des monstres impitoyables, mutilés et, surtout, aussi véloces que vigilants au moindre bruit suspect. Rôdant en meutes, elles se mettent en chasse à la moindre alerte. Et là, autant vous dire qu'il faut courir et ne surtout pas manquer ses enchaînements de sauts, sans quoi c'est la mort assurée et le retour à l'abri le plus proche. Oui car, fort heureusement, la ville ne compte pas qu'un QG de départ où se réfugier. Au fil de son exploration il est en effet possible de reconquérir d'anciens abris après avoir liquidé l'envahisseur zombie et rétabli le courant. Une reconquête qui n'est pas à négliger tant il arrive souvent d'être surpris par le crépuscule en plein milieu d'une mission. Et ne pas avoir de point de chute quand l'obscurité s'abat sur la ville n'est pas une situation très enviable vous pouvez me croire.

Dying Light
Ces quelques îlots de sérénité servent également d'avant-postes bien pratiques pour accomplir les différentes missions disponibles à proximité. Celles-ci viennent créditer la durée de vie déjà confortable du jeu - entre 20 et 25 heures en y allant tranquillement - mais se résument trop souvent à de bêtes quêtes Fedex. Certes, une fois la vieille ville atteinte, on passe plus volontiers outre ce manque d'imagination puisque le cheminement d'un point de la ville à un autre se fait avec plus d'entrain. Mais l'intérêt est déjà plus dilué sur les deux premiers tiers de l'aventure. Nous ne saurions donc trop vous conseiller, si certains de vos amis ont eux aussi eu le bon goût d'acquérir le titre, de lancer une partie en coop'. Une bonne façon de compléter le jeu à 100% sans s'être gâché le plaisir de la découverte en solo.

Ceci dit, et heureusement d'ailleurs, l'histoire principale est là pour varier - un peu plus - les plaisirs même si, là encore, il arrive régulièrement de faire le coursier. Chose que ne manquera d'ailleurs pas de nous faire remarquer Raïs, le grand méchant de l'histoire, lorsqu'il moquera la soumission de Crane à qui est assez fort pour lui donner des ordres. Pas de quoi y voir une forme d'auto-critique de la part de Techland ceci dit. Le studio polonais n'est pas vraiment un adepte de la finesse et cela se ressent d'ailleurs dans le scénario brassant personnages clichés et situations téléphonées comme on en a déjà si souvent vus dans des productions de ce calibre. Dommage car le costume d'agent double endossé par Crane au début de l'aventure aurait pu nouer des situations dramatiques explosives.

Technical level upRetour au sommaire
Dying Light
S'il accuse encore quelques faiblesses, Dying Light est donc une réponse tout à fait convaincante aux critiques formulées à l'endroit des nombreuses insuffisances de Dead Island. Et ce constat vaut également pour le versant technique du jeu, beaucoup plus solide. Testé sur une configuration accusant son âge - Intel Core I5 3570K cadencé à 3,4 Ghz, 8Go de mémoire vive et GeForce GTX660 - le titre tourne sans trop d’accrocs après quelques menues concessions sur les paramètres vidéo. De quoi profiter du très bon travail réalisé par Techland dans la création de la ville de Harran. L'ensemble est ainsi tout à fait crédible, le niveau de détails extérieur comme la composition des intérieurs confèrent à la cité déchue un véritable caractère encore souligné par la variété des conditions climatiques et la lumière changeante d'un bout à l'autre du cadran.

Finalement nos seuls griefs portent sur la réutilisation à outrance d'assets pour la composition des intérieurs et le manque de variété des modèles 3D de nos amis zombies. On a ainsi trop souvent l'impression de faire face aux mêmes clones générés à la chaîne, quand bien même le bestiaire se renouvelle assez régulièrement avec des créatures aux caractéristiques variées (cracheur de vomi toxique, kamikaze explosant à proximité, géant se ruant à notre poursuite et autres joyeusetés du genre). Côté survivants en revanche, en dépit d'un doublage français caricatural, il faut saluer le travail de Techland sur l'expressivité des visages et la qualité des animations. Le studio s'est vraiment retroussé les manches et c'est heureux !

Adoptant une approche plus sombre et réaliste que pour Dead Island tout en ayant pris bonne note des griefs adressés à ce dernier, Techland livre avec Dying Light un titre solide. Son gameplay hybride, entre free run grisant, combats périlleux et survie reposant sur un système de crafting suffisamment riche, s'avère maîtrisé d'un bout à l'autre de l'aventure. Seul le level-design du bidonville pèche par manque de densité et vient donc de temps à autre tempérer les excellentes sensations procurées par ce gameplay sous bonnes influences. On aurait également apprécié un peu plus de variété dans les objectifs annexes et un scénario plus audacieux. Alors certes Dying Light n'est pas parfait mais quel plaisir d'arpenter la ville de Harran en enchaînant les prouesses athlétiques, de devoir maîtriser toute sa panoplie de mouvements face à une petite horde de mort-vivants, de faire profil bas quand la nuit tombe et que résonnent les cris terrifiants des Horreurs ou de risquer sa peau pour aller sauver celle d'un survivant en détresse... bref tout ce qui fait le quotidien d'un éclaireur de la tour. Pour un amateur d'ambiance post-apocalyptique, de gore et d'action rondement menée comme votre serviteur, Dying Light est un petit coup de coeur auquel nous vous conseillons de donner sa chance !

Dying Light
Dying Light
Dying Light

Dying Light

Dying Light
Dying Light

Tous les commentaires

  • ThoRCX
    08/02/2015 11:23:20

    Thief Déjà niveau framerate, j'ai pu comparer la version piratée (donc sans aucun patch) et la version légale, c'est le jour et la nuit. Sur mon ordi vieux de 3 ans, le jeu tourne à un 60 FPS constant après le patch day one. Et niveau crash ou freeze, j'en ai rencontré aucun. Le seul bug que j'ai eu c'était une quête qui me demandait d'aller chercher 7 objets sur la map et les objets n'apparaissaient plus sur la map pour x raison.

  • djihaif
    08/02/2015 03:13:13

    Il est genial ce jeu! Par contre j'ai encore des chutes de FPS sur PC malgre les 2 patchs  qui ont ameliore la situation, j'espere que ce probleme sera vite regler!

  • zitoxbox
    07/02/2015 12:45:46

    ps:  je me suis mal exprimé au début ton test est très bon virgile, et le titre mieux que "dead island en mieux" de la page d'accueil qui m'a fait sortir de mes gons désolé x)....sinon ça n'empêche pas que dying light est un excellent jeu !! o/ et que j'ai hâte d'y jouer :)

  • zitoxbox
    07/02/2015 12:34:53

    dying light a l'air vraiment excellent le mélange mirror's edge + dead island fonctionne très bien de ce que j'ai pue en voir....par contre désolé virgile j'aime bien tes test en général mais.... je ne dirais pas que c'est dead island en mieux! en peut être plus aboutie techniquement mais pas en mieux! déjà l'ambiance n'est pas la même, le gameplay n'est pas le même on ne peut pas comparer ces 2 jeux, en suite le coté RPG n'est plus là, ce qui fait que lejeu est moins long (je pense) 20h de jeu? j'ai finit dead island en 50h en coop en traçant + quelque quêtes fedex....le jeu est plus accessible, l'histoire moins intéressante (du peut que j'ai vue biensure 2-3h de jeu) , dans dead island il y avait certain passage dans le sénario très intéressant, certaines scènes osé et opressante...les personnage moins intéressant, moins travaillé (là je suis dans la subjectivité mais c'est mon ressentie) , d'ailleurs on a que 1 personnage principal en coop on a des doublons.... pour ma défense je dirais pour finir que par exemple je trouve personnellement que h1z1 est dayz en mieux ça je le pense vue que c'est vraiment le même jeu en mieux...;x

  • hanandano
    07/02/2015 10:28:25

    Je  me réponds, parce que du coups je suis repassé sur le test de DeadIsland par Benoit (il manque celui-là!) et bien il m'a donné envie de dégainner le porte-monnaie pour le coups ! http://www.jeuxvideo.fr/jeux/dead-island/preview-t... C'est pas du Xavier Cornette de Saint, mais on s'en rapproche.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : chris1893
Très bon
tres bon titre Enfin dehors depuis le temp que je l attends, franchement bien pas déçu du titre juste remarqué quelques bug léger mais rien d affolant. pour les amateur de jeux de zombies allez y les yeux fermer je le recommande vivement.
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