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Test Don't Starve (PC, Mac) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 26 Mars 2013 , PC , Plus de tests sur Mac Sortie le 08 Janvier 2014 , PS4

Les +

  • Cruel mais prenant
  • Grande marge de progression
  • Nombreuses difficultés à surmonter...
  • ... et beaucoup de craft pour le faire.
  • Visuellement réussi

Les -

  • Un peu trop routinier et rébarbatif
  • Tout en anglais
La note de jeuxvideo.fr
-
La note des internautes
8.1

(29 votes)
Publiée le 29/05/2013 à 00:05, par Zick

Test de Don't Starve

Plutôt connu pour ses plateformers 2D musclés, Klei Entertainment s’était fait remarquer pour le sympathique Mark of the Ninja ou le très beau (mais très creux) Shank. Don’t Starve est un projet beaucoup plus personnel. Pas question ici de tataner du méchant par paquet de 100, le principal ennemi du joueur c’est son environnement, la nature et bien sûr, son estomac. Don’t Starve est le genre de jeu bac à sable réservé à ceux qui désirent du challenge, qui possèdent de la patience et surtout, qui n’ont pas peur de s’y reprendre à plusieurs fois avant de maîtriser le jeu.

Un jour sans faimRetour au sommaire
jour-sans-faim
Maxwell est un personnage étrange. Pourquoi a-t-il envoyé Wilson dans ce monde ?
Que se passe-t-il quand on se réveille dans un monde inconnu, lâché en pleine nature avec pour seule consigne de ne pas crever de faim ? C’est ce que le joueur va découvrir après l’introduction de cinq secondes de Don’t Starve. Wilson, notre avatar est réveillé par un mystérieux (et visiblement maléfique) Maxwell qui lui enjoint de survivre. Nous voilà donc armé de notre clavier (pour les déplacements) et de notre souris (pour interagir ou prendre des objets) au beau milieu de la nature. On commencera donc par ramasser herbes, branches et silex pour se fabriquer une hache de fortune, prêt à abattre notre premier arbre pour faire un feu et passer une première nuit au chaud. On prendra également soin de prendre quelques baies et carottes ici et là pour remplir sa jauge d’estomac, de fouiller un peu le décor pour comprendre que chacun des environnements dispose d’une spécificité (la savane est pleine de lapins, la forêt est remplie d’arbres, les zones grises contiennent des gisements de pierre) et on crèvera dès le petit matin, assassiné par un essaim d’abeilles en essayant de fouiller une ruche pour trouver un peu de miel. Game Over. Le jeu propose de relancer une partie et de repartir de zéro.

N/A
Quelques fermes, des bosquets de baie, des arbres à proximité, la base semble bien placée.
Don’t Starve est en effet un jeu qui ne connaît pas la pitié. A la manière d’un Minecraft ou d’un Terraria, il n’y a pas de tutoriel à proprement parler. C’est au joueur de se faire ses propres expériences, de comprendre où se trouvent les matières premières, comment les récolter et comment les raffiner. Très vite, on parvient à construire un camp de fortune avec un vrai feu de bois, à ériger de petites fermes pour faire pousser sa nourriture, à construire une « machine à science » pour débloquer de nouveaux objets et ainsi survivre de plus en plus longtemps. Les premiers pas sont rudes, mais le plaisir de la découverte est très gratifiant. A chaque nouvelle partie, un monde est généré aléatoirement, ce qui demande systématiquement de l’explorer avant de choisir où installer sa base. Etre proche de la forêt est idéal pour ne jamais tomber à cours de bois ou de baies, mais éloignera notre avatar d’un troupeau de beefalos qui pourront fournir assez de fumier pour fertiliser les fermes et nous protéger d’attaques inopinées de prédateurs. Tout est question de choix dans Don’t Starve, et ce sont souvent eux qui sont responsables de votre mort.

N/A
Pas le genre d'endroit où il faut traîner seul, monsieur.
A tout cela s’ajoute l’implacable logique du monde dans lequel on vit. Remplir l’estomac de Wilson est indispensable, et il ingurgite tout et n’importe quoi sans jamais renâcler. Mais chacune des actions que l’on effectue n’est jamais sans conséquence. Entasser un gros tas de nourriture en prévision de l’avenir n’est pas toujours la meilleure solution puisque celle-ci se périme petit à petit. De la même façon, certains champignons sauveront le joueur d’une mort certaine mais baisseront sa vie ainsi que sa santé mentale. D’une manière générale, l’environnement veut notre mort. Entre l’hiver qui vient bouleverser les habitudes, les monstres cauchemardesques qui apparaissent quand la santé mentale de notre héros baisse, la foudre qui peut transformer une paisible forêt en four à pain et les innombrables Ents, dindons, cochon-garous et j’en passe qui se cachent dans le décor, les causes de décès sont innombrables… et parfois injustes. Rien de pire en effet que de commencer une partie sur une carte où les ressources sont trop éloignées pour assurer sa survie, ou, pire, établir son camp à proximité d’un gardien des arbres qui viendra vous latter la tronche dès qu’on cherchera à couper du bois.

Starving SimulatorRetour au sommaire
starving-simulator
image 1
Tous les 15 ou 20 jours environs, l’hiver s’abat sur le monde. Le premier hiver vécu par le joueur inexpérimenté est quasiment synonyme de mort. Il faut en effet avoir prévu suffisamment de réserves de nourriture, avoir fabriqué de quoi de se protéger du froid (qui fait baisser constamment la jauge de santé), mais aussi avoir fabriqué des armes pour se protéger des meutes de loups affamés qui rôdent dans les parages. Et quand bien même la nourriture serait suffisante, il faut prendre soin de la santé mentale de Wilson. A force de tuer des animaux innocents, de manger de la nourriture avariée ou de s’éloigner trop loin du feu, notre héros va commencer à avoir des hallucinations, les couleurs vont se modifier, les bords de l’écrans se flouter, jusqu’à ce que nos innocents lapins se transforment en bêtes hideuses et immangeables, provoquant à plus ou moins court terme, la mort. Celle-ci n’est d’ailleurs pas forcément définitive, puisqu’il est possible de trouver des tables de rituels ou de fabriquer un collier spécial pour ressusciter une fois.

N/A
Les nouveaux personnages ont des capacités spéciales qui facilitent un peu la vie.
Don’t Starve est donc très dur et parfois extrêmement frustrant, mais c’est ainsi que l’ont voulu les développeurs et c’est ainsi que s’apprécie le jeu. De fait, on apprend rapidement de ses erreurs et on les répète rarement. Par ailleurs, chaque nouvelle mort permet de débloquer de l’expérience permettant par la suite de jouer avec de nouveaux personnages dotés capacités spéciales (untel possède une plus grosse jauge de vie et de faim, telle autre est immunisée au feu) pour adoucir légèrement la partie suivante. Une expérience de jeu très exigeante qui demande une bonne dose de patience avant de se laisser savourer. Les développeurs n’ont d’ailleurs pas été avares en contenu. Si les premières heures d’une partie ont tendance à beaucoup se ressembler, la génération aléatoire des carte et surtout l’arrivée récente de nouveaux artefacts permettant de partir à la recherche de Maxwell enrichissent considérablement un jeu déjà très prenant juste avec son aspect survie. Les développeurs promettent par ailleurs 6 mois de contenu et de mise à jour gratuite (le reste arrivera certainement sous la forme de DLC), ce qui permet au tire (vendu moins de 15 €) de bénéficier encore d’une durée de vie très honorable.

N/A
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Reste que le titre ne s’adresse pas à tout le monde. Si vous êtes du genre à vous ennuyer rapidement dans Minecraft où tourner en rond dans Terraria, on vous conseillera fortement de passer votre chemin. Don’t Starve est le genre de jeu où il faut chercher, ne pas hésiter à consulter des wikis et ne pas avoir peur de perdre cette partie parfaitement commencée à cause d’une petite expérimentation. D’autant plus que les débuts de partie s’avèrent au bout d’un moment très répétitifs. On reprochera également au jeu son interface très perfectible. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai voulu ramasser du fumier près d’un beefalo pour fertiliser mes fermes et où j’ai attaqué la vache par erreur. Il n’est pas rare en effet que des objets et des monstres se superposent et provoquent des quiproquos mortels. L’interface, toujours, s’avère également assez lourde à utiliser lors des phases de découvertes du jeu. Il n’est pas rare de devoir passer la moitié de sa journée en jeu à faire des expérimentations, à jongler entre des objets ou tout simplement chercher un item en particulier dans l’interface de craft tout en voyant sa jauge d’estomac et de santé mentale baisser inexorablement. Fouiller dans les menus ne met pas le jeu en pause, et c’est franchement handicapant lors des premières heures. Bref, des petits défauts pas franchement rédhibitoires mais un peu agaçants, qui transforment souvent une bonne partie en cauchemar mortel. On a vu pire pour ce genre de jeux.

A condition d’aimer les jeux bac à sable du type de Minecraft et de ne pas être sujet aux petites frustrations du quotidiens, Don’t Starve est l’une des plus belles surprises de cette année. Malgré son apparence de jeu gentillet avec ses graphismes naïfs et cartoon Don’t Starve est un jeu terriblement punitif, particulièrement dur mais aussi très addictif. L’aspect survie en milieu hostile est un modèle du genre, la génération aléatoire des cartes permet une rejouabilité pratiquement infinie et les futurs mises à jours prévues par les développeurs devraient finir de corriger les quelques petits défauts du jeu. Amateur de challenge, d’expérimentation et de construction, ce titre a été spécialement fait pour vous.
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Playlist Don't Starve

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