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Test Dishonored (PC) : 9/10 sur JeuxVideo.fr PC, PS3, Xbox 360

Sortie le 09 Octobre 2012 sur PC, PS3, Xbox 360

Les +

  • Level design de malade
  • Esthétique et univers léchés
  • Infiltration passionnante ou action débridée
  • De vrais choix
  • Progression parfaitement dosée
  • Quête annexe géniale
  • Excellente rejouabilité

Les -

  • Techniquement perfectible (surtout sur consoles)
  • Quelques incohérences d'IA
  • Scénario prévisible / fin expédiée
La note de jeuxvideo.fr
9.0
incontournable
La note des internautes
8.4

(790 votes)
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Publiée le 08/10/2012 à 16:10, par Maxence

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Vidéo-Test de Dishonored : enfin un AAA qui tient ses promesses

Entre les Call of Duty, Assassin's Creed et autres FIFA annuels, une nouvelle licence vient de se faire un nom : Dishonored est bien le poids lourd que nous attendions, et plus encore.

Dishonored est le premier projet de cœur des lyonnais d’Arkane Studios depuis Dark Messiah of Might & Magic, sorti en 2006 pour le compte d’Ubisoft. Depuis, le studio a essuyé la déception The Crossing, jamais financé, pour vivoter au gré des partenariats avant que Bethesda ne se décide finalement à investir et acquiert le studio : l’arrivée de cette nouvelle licence d’action/aventure a donc été rendue possible par l’éditeur américain, qui après The Elder Scrolls et Fallout étoffe encore un peu son catalogue gamer d’un titre de grande qualité.

Another brick in DunwallRetour au sommaire
Dishonored
Dishonored, c’est avant tout une ambiance. Arkane s’est en effet attaché à créer un univers dérivé des cités britanniques industrielles (comme Londres) de la fin du XIXème siècle. La ville de Dunwall est en ruine, gangrénée par une peste auquel le protecteur de l’impératrice, Corvo Attano, tente de trouver le remède. Son retour au bercail marque l’assassinat de la belle, et le début de la descente aux enfers pour ce fidèle de la première heure. Accusé à tort du meurtre, il ne devra son salut qu’à quelques maquisards désireux de se débarrasser du despote qui assure la régence. L’heure de la vengeance a sonné.

Dishonored
Voilà pour l’histoire, qui sans atteindre des sommets d’originalité bénéficie de l’excellent travail des développeurs sur la cohérence de l’univers. Le peuple soumis qui meurt de faim et de maladie, l’aristocratie qui s’active en coulisse, entre deux soirées mondaines, pour obtenir/conserver ses privilèges ou encore les dirigeants aveugles sont autant de portraits superbement dressés par une intrigue qui prend le temps, sans jamais en faire trop. Les dialogues sonnent justes, tout comme les voix françaises qui bénéficient d’un doublage soigné à défaut d’être très varié (il faut aimer la voix d’Horatio Caine de CSI : Miami…).

Press Start #1 - Premiers pas sur la version Xbox ...



C’est donc un bonheur d’arpenter les ruelles sombres de Dunwall, l’excellent background étant fortement crédibilisé par des inspirations de level design qui se répercutent sur l’esthétique comme le gameplay du jeu. Pas ouverte, la cité offre quand même un espace de jeu conséquent à chaque chapitre, fait d’intérieurs et d’extérieurs judicieusement agencés quel que soit l’environnement visité. Les ruelles sombres infestées de rats, très dangereux en meutes, mais aussi le phare, le palais de réception ou même les vieilles usines désaffectées font toujours mouche. Le joueur est le témoin conquis de cette ambivalence permanente entre les promesses de vie faste des prémisses du capitalisme et la réalité implacable d’une maladie qui en a balayé tous les atours. On n’avait pas vu pareille ambiance depuis le premier BioShock.

Entre Deus Ex et BioShockRetour au sommaire
Dishonored
Le décor n’est heureusement pas uniquement là pour faire joli. Le génie de Dishonored vient en partie de sa capacité à mélanger trouvailles esthétiques et intérêt ludique au point d’en flouter complètement la frontière. Les plus importantes capacités de Corvo touchent au déplacement : on apprendra rapidement, grâce aux pouvoirs du mystérieux Outsider, à se téléporter sur une courte distance et à sauter plus haut pour accrocher tout ce qui dépasse pour grimper. Pas aussi noskill qu’Assassin’s Creed mais quand même très fluide avec un peu de pratique, la navigation se fait aussi bien verticalement qu’horizontalement, si bien que l’on prendra rapidement le réflexe de bien observer l’environnement à 360° avant d’agir.

Dishonored
Dishonored étant avant tout un jeu d’infiltration, de nombreux gardes et autres rôdeurs infectés ont tôt fait de mettre à mal le visiteur peu précautionneux : malgré un champ de vision ennemi très permissif, finir un niveau sans se faire repérer requiert un maximum de patience et de toucher (ou des quicksave / quickload très réguliers sur PC, c’est au choix). C’est pour ça que d’autres atouts sont mis à la disposition de Corvo pour accomplir sa mission du moment, qu’il s’agisse d’un assassinat ou de la collecte d’informations, entre autres. Arrêter le temps, prendre possession d’un animal (rat ou poisson) ou encore voir à travers les murs font ainsi partie des pouvoirs disponibles, l’offensive étant assurée par la tempête de vent ou la nuée de rats à lancer aux basques de vos ennemis.

Le pariât peut également compter sur différentes armes en cas de grabuge : le pistolet est destructeur mais très bruyant, là où l’arbalète sait rester discrète, en tout cas équipée de ses fléchettes anesthésiantes (carreaux normaux ou explosifs également disponibles). La lame, que Corvo tient en permanence de sa main droite, est néanmoins votre meilleure alliée. Elle sert à parer les coups en affrontement direct, mais aussi à exécuter silencieusement les cibles prises de dos ou par les airs. Les esthètes de l’infiltration lui préféreront forcément la possibilité d’étouffer l’ennemi à mains nues pour l’endormir. Histoire de soigner les stats.

Une histoire de choixRetour au sommaire
Dishonored
Si les outils de gameplay ne semblent pas forcément originaux de prime abord, c’est la possibilité de combiner tous ces éléments qui assure le renouvellement permanent de l’action ainsi que sa particularité. Caché dans l’ombre en mode infiltration, on prépare patiemment sa prochaine sortie : bien maitrisé, le gameplay permet d’improviser en fonction des évènements qui résultent de nos choix : le relief prononcé de chacun des environnements invite en permanence le joueur à user des outils à sa disposition pour progresser. Il est tout à fait possible de finir le jeu sans réaliser deux fois le même enchainement d’actions. En plus, différentes améliorations pour les pouvoirs sont à débloquer en trouvant des runes cachées, tandis que les armes peuvent aussi être améliorées. Profond, varié et fun, le gameplay de Dishonored est un régal.

Dishonored
Il est d’autant plus surprenant de ne pas lutter avec les commandes pour enchainer les prouesses. Si la gymnastique demande un peu d’abnégation sur consoles, le couple clavier/souris assure, notamment grâce à ses raccourcis ou encore la possibilité de se pencher facilement. La roue des pouvoirs ralenti le temps, nous permettant de souffler voire de réfléchir lors d’un moment chaud. Comme dans BioShock, il est possible de prendre Dishonored comme un jeu d’action au tour par tour, où l’on prend le temps de réfléchir entre deux mouvements. Enchainer les pouvoirs magiques aura tôt fait de vider la jauge de mana, à remplir en utilisant une fiole dont le nombre porté est limité à dix, tandis qu’une seule utilisation de pouvoir entraine un cooldown de quelques secondes avant que la jauge ne se recharge d’elle-même : bien vu de la part d’Arkane, qui bride volontairement l’utilisation de la magie afin de ne pas trop déséquilibrer les affrontements, mais qui permet de se déplacer à l’infini dans les superbes décors.

Ce détail est salutaire dans la mesure où de nombreuses ressources, objets à collectionner et autres livres se cachent un peu partout, tout comme des PNJ susceptibles de vous donner des quêtes annexes. Peu nombreuses, celles-ci sont aussi pertinentes qu’intéressantes, leur scénarisation légère étant filée tout au long de la campagne pour un dénouement qui vaut le coup. Il ne s’agit pas de simples quêtes « FedEx » à réaliser pour faire progresser son personnage : Arkane n’a absolument rien bâclé dans son jeu. On a déjà évoqué la multiplicité des cheminements possibles au sein d’un niveau ; plusieurs approches des objectifs sont également possibles, votre degré de violence conditionnant même la séquence de fin du jeu.

Dishonored
On peut par exemple décider d’éliminer la cible, mais d’épargner la personne qui l’accompagne, tuer les deux ou encore la décrédibiliser en montrant ses exactions au reste du monde et forcer les autorités à l’arrêter. À la Hitman, les choix sont conditionnés par les actions et non par un simple dialogue vous demandant de sélectionner l’une ou l’autre des possibilités. Il faudra plusieurs passages pour faire le tour de toutes les possibilités, qu’elles touchent au gameplay pur, aux objectifs de mission ou aux possibilités offertes par l’agencement des niveaux. Pas mal, pour une campagne qui tourne de base autour des 14 heures de jeu en normal.

Pas grand chose à jeterRetour au sommaire
Dishonored
Une durée somme toute acceptable pour un titre hautement rejouable. Ce qui l’est moins, c’est la réalisation : la simplicité des textures et les quelques bugs (d’affichage ou de collision) n’arrivent heureusement pas à gâcher le plaisir visuel de la découverte d’un lieu, mais on est en droit d’attendre mieux en 2012. Les animations restent excellentes et le jeu très fluide quel que soit le support, même si les versions consoles souffrent d’un crénelage assez prononcé dans les zones lumineuses. Dishonored paie peut-être là son développement multi-supports, sans pour autant que cela nuise à l’expérience de jeu.

Enfin, c’est un vrai plaisir de retrouver, après Silent Hill Downpour, les sonorités mélancoliques du compositeur Daniel Licht. À l’œuvre sur la série Dexter, il apporte la touche finale à l’ambiance par des pistes discrètes qui appuient sans jamais écraser les situations rencontrées. Pas grandiloquente, la bande originale de Dishonored se mélange parfaitement aux bruitages et aux nombreux dialogues des PNJ (Corvo est muet) pour un résultat impeccable.

Dishonored
Dishonored
Dishonored
Facilité par les pouvoirs, l'infiltration n'en est pas moins exigeante dans Dishonored


Difficile donc de reprocher quoi que ce soit de grave à Dishonored. On pourrait faire la fine bouche devant l’intelligence artificielle perfectible des ennemis, les quelques incohérences de situation (les gens qui ne réagissent pas quand on les vole, même à la vue de tous) ou encore la fin un peu expédiée, mais on préfèrera sagement se contenter des nombreuses forces de la production française.

Les possibilités de gameplay laissent augurer d’un potentiel énorme dans des environnements encore plus vastes et ouverts : l’impossibilité d’arpenter la plupart des toits nous empêche d’avoir une vue d’ensemble de l’environnement exploré, nous forçant à en parcourir consciencieusement chaque recoin. C'est une bonne chose pour l’immersion et l’appropriation de l’espace, mais reste un petit regret si on se prend à imaginer une ville entière travaillée et construite de la sorte. On espère un succès commercial pour le titre d'Arkane, qui pourrait alors développer une éventuelle suite encore plus ambitieuse sur les machines de demain. Qu'il est bon de rêver !

Au confluent de sources prestigieuses telles que BioShock, Deus Ex ou même Thief et Hitman, Dishonored est une réussite magistrale quelle que soit l’approche que l’on en a. L’infiltration passionnante, l’action stylée et la direction artistique épatante profitent d’un level-design léché et garantissent un plaisir de jeu permanent tout au long de l’aventure. Si le scénario n’est pas des plus original et que la technique n’impressionne guère, l’ambiance particulière et la bande son réussie offrent à Dishonored une identité propre qui le place indéniablement dans la catégorie des jeux dont on se souvient. Autant dire que l'on recommande chaudement le titre d'Arkane à tout le monde.

Test réalisé sur un PC Intel Core i5@2,67 GHz équipé de 4 Go de RAM et d'une ATI Radeon 5770. Jeu toujours fluide en 1920*1080, options graphiques au maximum.

Vidéo-Test de Dishonored sur PC

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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.4
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Warlow
Très bon
To kill or not to kill Que dire de plus que ma claque de l'année ! Un univers dans lequel on arrive et dont on arrive plus à en ressortir . L'intrigue est vraiment génialissime et Corvo , le personnage principale est vraiment charismatique. Chaque personnage possède sa petite identité . De plus la direction artistique est vraiment superbe très proche de bioshock au niveau du design des pers suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (2) / non
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Extrêmement décevant Graphisme pitoyables pour 2012 (textures..). Gameplay inexistant de part une maniabilité médiocre et des combats tout simplement moches.
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
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