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Test Diablo 3 (PC, Mac) : 9/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 15 Mai 2012 , PC , Plus de tests sur Mac

Les +

  • Encore plus addictif
  • Nombreuses évolutions pertinentes
  • Techniquement au poil
  • Un excellent travail de design ...
  • Replay value colossale

Les -

  • Connexion imposée à Battle.net
  • L'Hôtel des Ventes en argent réel
  • Narration convenue et sans surprise
  • ... mais une direction artistique qui pourra en chagriner certains
La note de jeuxvideo.fr
9.0
incontournable
La note des internautes
7.5

(1770 votes)
Publiée le 18/05/2012 à 21:05, par Virgile

Vidéo-Test de Diablo 3 : chronique d'un retour en grâce

Au terme d'un développement hésitant secoué par quelques polémiques, Blizzard devrait mettre à peu près tout le monde d'accord avec ce troisième volet épique et diablement bien pensé.

Diablo fait partie de ces titres figurant parmi les références quasi fondatrices de bon nombre de joueurs PC en plus d'avoir connu une postérité dont peu de jeux peuvent se targuer. Douze ans après le second volet, Blizzard a donc la lourde tâche de renouer avec le mythe chéri par toute une génération de joueurs aussi enthousiastes qu'inquiets à l'idée de fouler à nouveau les terres de Sanctuary. Car Blizzard North n'est plus et les temps ont changé. Entre respect de son héritage et trahison de nos glorieux souvenirs, Diablo III n'est donc absolument pas ce dont nous avons tant rêvé. Mais comment aurait-il pu l'être ? Au lieu de cela, il se contente humblement de n'être qu'un formidable jeu au cœur duquel épancher notre insatiable soif de puissance !

Diablo, tu m'avais tant manquéRetour au sommaire
Diablo 3
Avant d'entrer dans le coeur du sujet, autant s'emparer d'emblée du principal motif de discorde entre les fans de la première heure et Blizzard Entertainment : la direction artistique. Elle aura saturé des milliers de threads et votre humble scribouillard s'était d'ailleurs rallié sans hésitation à ses plus farouches détracteurs. C'est vrai, World of Warcraft est passé par là, Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson aussi et cela se ressent du début à la fin du jeu. Surtout à la fin du jeu d'ailleurs. Mais rassurez-vous, même en l'ayant longuement déploré en sacrifiant des portées entières d'adorables chatons à la mémoire des frangins Schaefer et de David Brevik - le triumvirat de Blizzard North - on finit par tolérer ce changement de ton et même à lui reconnaître de sacrées réussites.

Diablo III n'est pas aussi noir, sanglant et malsain que nous l'espérions, c'est un fait. Mais il n'empêche que Blizzard a réalisé un excellent travail de design sur la plupart des environnements. Et si la lumière et la couleur semblent avoir retrouvé leur chemin jusqu'aux sombres terres de Sanctuary, l'obscurité s'est réfugiée dans ses cavernes et donjons. A de nombreuses occasions, le titre parvient ainsi à renouer avec l'atmosphère funeste et crasseuse attendue par les fans. Au moins en partie.

Diablo 3
Ceci dit, venons en au fond de l'affaire (car tout le temps que je passe sur cet article, je ne le passe pas sur le jeu). Diablo, c'est quoi au juste ? Certains y voient un jeu aux mécaniques primaires où il ne s'agit somme toute que de trucider du monstre dans des couloirs en quête de loot à vous en faire péter l'inventaire. Et ils n'ont pas tout à fait tort. Mais alors comment se fait-il que tant de joueurs se passionnent pour quelque chose d'aussi sommaire ? La réponse est toute simple : l'inassouvissable soif de puissance. Un ressort que Blizzard maîtrise à la perfection. Ambiance, mécaniques de jeu, qualité de la réalisation mises de côté, le cœur du jeu est là.

La volonté de puissanceRetour au sommaire
N'y allons pas par quatre chemins : Diablo est un jeu de grosbills et rien d'autre. On ne s'enfonce dans les tréfonds de ses obscurs donjons que pour en ressortir toujours plus fort et doté d'un équipement toujours plus rare et puissant. Dans l'optique, évidemment, d'aller se cogner contre des démons toujours plus nombreux et violents et ainsi de suite. Et comme ses prédécesseurs, voire mieux encore que ceux-là, Diablo III parvient à sans cesse attiser cette soif.

D'une part, le nombre et la variété des items éparpillés dans le jeu donne le vertige. Pièces d'armures, anneaux, armes de toutes sortes, amulettes, grimoires, le monde de Diablo III regorge de trésors magiques ou non. Ils sont de trois sortes : communs, rares et légendaires. Le but de tout joueur étant évidemment de ne s'équiper qu'avec ce qu'il y a de mieux et de moins accessible au premier grouillot venu. Pour vous donner une petite idée de la richesse du jeu de ce point de vue là, jetez donc un oeil au premier focus vidéo de cet article :

Focus : l'appât du stuff



Diablo 3
Et comme si cela ne suffisait pas à faire du joueur un vrai junkie, Blizzard introduit dans ce troisième volet un Hôtel des Ventes façon World of Warcraft. Le principe est simple : à l'instar d'un célèbre site de ventes aux enchères, le joueur peut y déposer sa marchandise, fixer un prix de départ et même un prix d'achat immédiat. De quoi passer des heures à éplucher les offres et s'enrichir en proposant ses dernières trouvailles. Seul bémol à cet outil bienvenu : l'arrivée prochaine d'un Hôtel des Ventes où la devise ne sera non plus virtuelle mais bien réelle avec, cela va de soi, un pourcentage ponctionné par Blizzard sur chaque vente. L'éditeur y trouve son intérêt. Mais quid du joueur ? Ce mélange des genres est, de notre point de vue, hautement préjudiciable à la cohésion et à l'équilibre du petit monde créé par Blizzard. Car, dès lors que l'économie du jeu devient perméable à celle de notre bas monde, il y a risque que le second pervertisse le premier. Triste non ?

Le deuxième ressort de cette constante envie de replonger dans les sombres donjons de Sanctuary, est évidemment la puissance propre de notre personnage. Et afin d'affiner encore cet autre élément moteur de la volonté de puissance, Blizzard a opéré un nombre conséquent de changements enrichissant les possibilités de personnalisation tout en accouchant d'un système plus intuitif. Le moment est donc venu pour notre second focus vidéo consacré, cette fois, au système d'évolution des cinq classes de personnages.

Focus : le système de compétences



Diablo 3
Blizzard a donc considérablement changé sa formule gagnante depuis Diablo II. Les apports de ce troisième volet sont si nombreux qu'un seul article ne serait pas à même de tous les répertorier. Du reste, d'autres s'en sont déjà chargé avec force détails. Mais certains sont plus cruciaux que d'autres et méritent d'être mentionnés pour donner la mesure de l'excellent travail réalisé par Blizzard.

Artisanat et formation continueRetour au sommaire
Dans Diablo III, vous ne faites pas qu'acheter de nouveaux équipement ou les ramasser sur les corps de vos victimes, vous pouvez aussi recourir à un artisan pour les fabriquer à partir de matériaux essentiels. Et plutôt que de devoir partir en quête des éléments entrant dans la fabrication des précieux objets convoités, Blizzard a eu la bonne idée de doter le maître d'oeuvre d'un talent éco-responsable : celui de recycler vos objets en ressources. Une bonne manière d'en finir avec le déchirement de devoir se séparer de ses trésors de guerre en les gaspillant lors de fastidieuses purges d'inventaire.

Diablo 3
Le forgeron mais aussi le joaillier, maître dans l'art de créer de puissantes gemmes avec lesquelles sertir certains équipements, ne sont pas des marchands comme les autres. Ils peuvent évoluer dans la maîtrise de leur art. En déboursant quantité d'or pour leur formation, le joueur peut ainsi améliorer leurs compétences et débloquer de nouveaux équipements ou gemmes à acheter à prix raisonnables. L'autre bonne idée c'est qu'ainsi formés, les artisans n'oublient pas leurs nouveaux savoirs et pourront en faire profiter tous vos personnages même en reprenant le jeu depuis le début.

Mais assez parlé de l'équipement (et pourtant il y aurait encore tant à dire sur le sujet). Diablo III engage quantité de réformes sur beaucoup d'autres terrains, à commencer par celui du gameplay. Car toute la difficulté du game design d'un jeu au principe aussi sommaire que celui-ci est justement de ne pas nuire à son efficacité par maniérisme tout en apportant assez de subtilités et de réglages astucieux pour emballer le baroudeur à qui on ne la fait plus. C'est donc l'objet du troisième et dernier focus vidéo de ce test :

Focus : l'évolution du gameplay



Gros Billy bien stuffé cherche partie à quatreRetour au sommaire
Bref vous devez l'avoir déjà vaguement compris, mais sous ses airs de suite bien dans ses pantoufles, Diablo III est en fait une somme de grands chambardements. Et le plus retentissant d'entre eux est sans conteste la place centrale faite au multijoueurs. C'est simple : Diablo III a été entièrement pensé autour du jeu en groupe. Via la plateforme Battle.net - à laquelle le jeu se connecte automatiquement - il est possible de rejoindre ou d'inviter des amis dans une partie. Le niveau des ennemis s'ajuste selon le nombre de joueurs - jusqu'à quatre - et dès l'apparition d'un entrant dans votre partie votre compagnon du moment se désistera. Et si votre liste d'amis est tristement désertée, il vous suffira d'ouvrir votre session au public pour recevoir le renfort de joueurs en quête d'aventure.

Diablo 3
Plus qu'un simple additif à la Diablo II, le multijoueurs est ici le nerf de la guerre. Il a d'ailleurs été entièrement repensé : chaque joueur bénéficie de ses propres loots, chaque nouvel arrivant peut se téléporter auprès de ses compagnons d'armes en touchant la bannière de l'un d'entre eux, le PvP fera l'objet d'un mode de jeu séparé et autres corrections du même genre visant à privilégier la coopération aux petits vols mesquins de loots entre aventuriers et les règlements de compte qui s'en suivent. Du reste, il est tellement plus efficace de gagner du level à plusieurs qu'en solo qu'il s'agira d'un passage obligé pour atteindre les sommets auxquels vous aspirez.

De quoi décupler la durée du vie déjà très confortable du titre. Notre premier run s'est achevé en une bonne trentaine d'heures de jeu, en prenant le temps de consciencieusement explorer chaque zone visitée. Si on ajoute à cela les modes de difficulté Cauchemar, Enfer et Inferno pour les plus téméraires synonymes de mobs non seulement plus puissants et résistants mais aussi dotés de compétences plus nombreuses ou l'agencement aléatoire des donjons et des quêtes annexes à chaque nouvelle partie, il y a vraiment de quoi s'éterniser avec plaisir.

Surveiller et punirRetour au sommaire
Au point où nous en sommes surgit donc inévitablement LA question : Diablo III serait-il le hack'n'slash irréprochable ? Il s'en est fallu de peu mais la réponse est nein ! Outre ses choix de design discutables évoqués plus haut, l'obligation de rester connecté en permanence à internet, même en solo, a de quoi franchement agacer. D'une part, cela pose un vrai problème d'ordre éthique. Cette intrusion de Blizzard dans l'intimité de notre pratique du jeu est révoltante à bien des égards. Sous prétexte de protéger ses intérêts contre le piratage, la firme se dote d'un outil de surveillance et de contrôle qu'il convient de dénoncer et sur lequel nous aurons l'occasion de revenir le temps d'un article sur le sujet.

Diablo 3
D'autre part, cette obligation est source de saccades plus ou moins gênantes épousant les soubresauts du transfert de données quand nous ne sommes pas tout simplement éjecté de notre partie quand la connexion au serveur s'interrompt pour une raison ou pour une autre. Serveurs qui, pour l'heure, ont un peu de mal à encaisser les embouteillages de connexions simultanées à certaines heures de pointe (erreur 37, toi-même tu sais).

Dommage car le jeu profite à son tour d'un travail d'optimisation aux petits oignons comme nous y habitue Blizzard depuis quelques temps déjà. Si les joueurs dotés d'une machine de guerre n'auront aucun mal à faire tourner le soft à fond les ballons, les autres aux configurations plus modestes s'en tireront également très bien au prix de quelques concessions. Tous s'accorderont en tout cas sur l'excellence de la réalisation. Vif, fluide, avec des zones de jeu grouillant d'ennemis de toutes tailles et colorées de myriades d'effets en tout genre, Diablo III n'est jamais aussi beau que lorsque la bataille fait rage. Son dynamisme visuel est un vrai bonheur au même titre que sa bande-son riche d'instrumentations variées accompagnant avec justesse les moments de fureur comme d'accalmie.

Diablo 3
Enfin, l'autre motif de déception est narratif. On aura beau s'enthousiasmer en retrouvant plusieurs lieux, personnages amis et ennemis emblématiques de la licence, l'histoire s'avère malheureusement très convenue et stéréotypée. Tout est cousu de fil blanc, les coups de théâtre tombent très souvent à plat et le personnage de Léah, pourtant au cœur de l'intrigue, est tristement banal. L'origine de ses mystérieux pouvoirs est à ce titre une révélation sans le moindre retentissement. De ce point de vue là, Diablo III opère donc une régression d'autant plus regrettable qu'il y avait pourtant matière à proposer quelque chose de beaucoup plus captivant compte tenu de l'héritage dont il dispose.

Diablo III est un pur produit du Blizzard d'aujourd'hui, un titre post World of Warcraft, et cela se ressent dans toutes les composantes de jeu. Mais ce constat ne doit pas être entendu comme un reproche. Le savoir faire acquis par Blizzard au fil des années a grandement profité à ce troisième volet. D'une part ses mécaniques de jeu ont considérablement évolué et, de notre point de vue, dans le bon sens. Le système des compétences et des runes qui leur sont associées est à ce titre un exemple d'intelligence de game design en permettant une souplesse inédite dans l'approche de chaque classe de personnage. Et les évolutions pertinentes sont légion dans ce troisième volet auquel on ne peut en définitive pas reprocher grand chose du point de vue de ses mécaniques de jeu. Vif, brutal et spectaculaire, Diablo III est un modèle d'efficacité pour tous les hack'n'slash qui viendront après lui. Et ils auront fort à faire pour déloger les joueurs des terres de Sanctuary compte tenu de l'immense replay value dont jouit ce troisième chapitre de la saga. Bien entendu, Diablo III n'est pas exempt de tout reproche. On déplore ainsi cette fichue obligation de se connecter à Battle.net pour profiter du jeu et ce même en solo ! En plus de provoquer des ralentissements parfois très gênants voire, plus rarement, d'interrompre carrément la partie quand survient une déconnexion au serveur, cette mise en relation imposée avec Battle.net soulève un vrai problème éthique que Blizzard semble balayer d'un revers de main. Et puis on regrette que la narration ait à ce point régressé malgré une volonté de mettre en exergue quantité de lieux et personnages clefs de la saga. Enfin malgré une direction artistique qui continuera probablement de diviser les fans, la réalisation du titre est elle aussi exemplaire aussi bien d'un point de vue visuel que sonore. Bref, Diablo III, malgré quelques tares agaçantes voire révoltantes, surpasse incontestablement ses prédécesseurs.

Diablo 3
Diablo 3
Diablo 3
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Moyen
Bon jeu trop sectorisé et centralisé Trop de problème de déconnection. Vraiment décevant de tout centraliser et sectoriser. Dommage c'est un bon jeu, mais qui a trop voulu trop contrôlé les choses.
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : mwak
Bof
12 ans pour si peu. Ce jeu avait tout pour être un must ... mais blizzard dans sa folie à décidé d?innover en créant le solo-multijoueur. Bilan on est obligé d'être connecté 100% du temps à battle.net. Si vous êtes un joueur nomade, oubliez diablo3, impossible de se faire une partie pendant les 5h de l'avion ou les 3h du TGV. Le pire et que si vous êtes en train de vous faire un boss et suite ...
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