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Test Cities Skylines (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 10 Mars 2015 , PC

Les +

  • Simulation riche et intéressante
  • Interface claire et précise
  • Nombreux filtres / statistiques
  • Éditeur de cartes / ressources
  • Présence de quartiers / de lois
  • Des villes de grande taille !

Les -

  • Petits soucis de localisation
  • Quelques bugs persistants
  • Parties un peu faciles au début
  • Pollution de l'air peu précise
  • Transports en commun délicats
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
9.1

(161 votes)
Publiée le 10/03/2015 à 17:03, par Nerces

Test de Cities Skylines : enfin un city builder digne de ce nom

Voilà plus de dix ans que les amateurs de city builders attendent un véritable successeur à SimCity 4 Rush Hour. Il semblerait qu'ils l'aient enfin trouvé avec Cities Skylines.

En voulant largement renouveler le concept de son SimCity, Maxis s'est retrouvé en position délicate. Certes, le dernier SimCity est un titre joli et agréable à découvrir, mais les joueurs experts ont rapidement regretté les lacunes de la simulation et les limitations du moteur utilisé. Des défauts que comptent bien exploiter Cities Skylines, la troisième production de la jeune équipe de Colossal Order. Après Cities In Motion 1 et 2 - focalisés sur les transports urbains - les Finlandais se sont attelés à un véritable city builder... avec un certain succès.

De la gestion de l'habitat urbainRetour au sommaire
Cities Skylines est un city builder au sens strict du terme. Entendez par là que Colossal Order nous propose de construire des cités... et rien d'autre ! Il n'est par exemple pas question de scénarios dans lesquels on aurait à remplir tel ou tel objectif ou d'imposer des paliers de développements successifs pour nos futures métropoles. En ce sens, c'est peut-être le premier défaut de Cities Skylines, car certains joueurs ont besoin de buts clairs pour progresser dans un jeu et le mode bac à sable ne leur convient pas. « Défaut » nous apparaît cependant comme un terme bien excessif puisque d'autres joueurs, au contraire, adorent cette liberté, cette absence de garde-fous : nous appartenons d'ailleurs à cette seconde catégorie.

Du coup, au lancement de Cities Skylines, la page d'accueil peut sembler un brin spartiate. À côté de l'indispensable menu des options, on retrouve le « gestionnaire de contenu » et le lancement d'une nouvelle partie / le chargement d'une plus ancienne. C'est tout. On se dirige évidemment vers la création de notre première cité et là, nous avons un menu d'options relativement complet proposant de choisir entre neuf cartes déjà créées : pour chacune la topographie est différente, de même que les ressources naturelles disponibles et les ouvertures vers le « monde extérieur ». Attention, dans Cities Skylines, on se limite à notre seule ville et ces ouvertures sont là pour installer - ou non - des ports et aéroports. Enfin, une petite case permet de choisir la conduite à gauche. Sympa.

Avant d'entrer dans le vif de la simulation, revenons sur la limitation à neuf cartes au lancement du jeu. Il s'agit d'une limitation qui ne va pas durer bien longtemps dans la mesure où Cities Skylines est livré avec un éditeur de cartes et un autre dédié aux ressources. Toute petite équipe d'une dizaine de personnes, Colossal Order est conscient de ses limites et souhaite ouvrir son titre au maximum afin que la communauté s'en empare. Les deux éditeurs sont donc là afin que du contenu supplémentaire soit créé par les joueurs et qu'ils puissent profiter de l'excellent Steam Workshop pour les diffuser simplement. Nous avons pu faire « mumuse » avec l'éditeur de cartes qui nous est apparu aussi complet que simple d'accès. À vérifier sur la durée.

Les débuts de notre première ville


Plus SimCity que SimCity...Retour au sommaire
Une fois la carte sélectionnée et la ville baptisée, on peut se lancer dans la création de notre bourgade à l'aide d'un capital de départ qui ne permettra bien sûr pas toutes les folies. De toute façon, Colossal Order a mis en place certaines limitations afin que les bâtiments ne se débloquent qu'au fur et à mesure de la croissance de notre ville. Impossible par exemple de bâtir un aéroport international dans une cité de 2000 âmes. Ces limitations peuvent toutefois être supprimées via un petit passage dans la catégorie mods : par défaut, le jeu intègre effectivement trois mods permettant de débloquer tous les bâtiments, de rendre l'argent illimité et d'augmenter le niveau de difficulté. Notez que ces mods empêchent le déblocage des succès Steam.

Pour le reste, tout se passe de manière on ne peut plus classique, Cities Skylines reposant sur la plupart des concepts imaginés pour SimCity. Ainsi, la population se répartit dans les trois grandes catégories (résidentielle, commerciale, industrielle) au travers de zones que l'on définit à la main. Colossal Order a toutefois ajouté les zones dites « de bureaux » qui fonctionnent comme une évolution de l'industrie dès lors que l'on dispose d'une population suffisamment instruite. Pour y parvenir, il faut bien sûr passer par la mise en place de nombreuses structures éducatives (école, collège, lycée) et on regrette qu'il ne soit pas possible d'aller plus loin avec des bâtiments tels que la bibliothèque ou le musée. C'est un peu le problème de Cities Skylines : ça manque un peu de bâtiments.

Rien de dramatique ; on retrouve tout de même l'essentiel des services municipaux, de nombreuses centrales électriques ainsi que la gestion de l'approvisionnement en eau. On dispose également de tout le nécessaire pour poser des routes variées (chemin de terre, voies multiples, rond-points, échangeurs autoroutiers...) et les transports en commun sont largement représentés (bus, métro, trains, ferries, avions). Enfin, plusieurs monuments « récompenses » sont disponibles au travers d'objectifs à atteindre en cours de partie. Hélas, cela ne suffira sans doute pas pour éviter la déception de certains acharnés de SimCity 4 qui regretteront le manque d'options cosmétiques pour la ville. Une fois encore, espérons que la communauté s'approprie rapidement les éditeurs.

Cities Skylines
Cities Skylines
Cities Skylines

Les différents filtres permettent d'avoir une bonne idée des problèmes de notre ville

Joli, mais pas inoubliableRetour au sommaire
Côté gameplay, un simple coup d'œil à nos captures vous aura permis de le remarquer, l'interface n'est pas un modèle d'esthétisme. En revanche, sa lisibilité est parfaite, les différentes icônes sont aisément identifiables et il n'est pas nécessaire de passer par d'innombrables menus pour activer telle ou telle option. Dans le même ordre d'idées, nous apprécions les efforts déployés par Colossal Order pour que la pose des routes soit simple : même en réalisant des tracés tortueux, on retombe facilement sur nos pieds. Cependant, on regrette que les bâtiments soient un peu moins faciles à placer : un « magnétisme » vient simplifier les choses, mais les structures imposantes (port, aéroport) ont besoin d'un espace suffisamment plat et Cities Skylines ne nous vient pas assez en aide.

De manière générale, nous avons apprécié l'aisance avec laquelle on manipule le jeu après seulement quelques minutes. Les habitués du city builder trouveront très vite leurs marques, et les débutants ne devraient pas galérer bien longtemps tant le processus de construction est naturel. La ville s'agrandit alors progressivement en fonction des désirs de son maire. Pas de crainte à avoir du côté de la taille maximale de notre cité. Au départ, elle n'occupe qu'un seul carré de la carte, mais à mesure qu'elle croît, on peut débloquer d'autres carrés pour un maximum de neuf que l'on choisit : du coup, la taille, ainsi que la forme de la ville changent. Notez qu'un carré complètement rempli, mais loin de la densité maximale accueille sans problème 100 000 habitants. De bon augure.

Au cours d'une partie, une ville ne fait pas que grandir, elle doit aussi s'adapter alors que les choses évoluent. L'installation d'un nouveau métro, la mise en place de voies ferrées ou le développement des bureaux en lieu et place de l'industrie sont quelques-uns des défis que l'on peut avoir à relever. Des défis qui sont autant de moyens de pousser le joueur à repenser la conception de sa cité. Plus tard, la ville devra sans doute jongler avec les lois afin d'attirer plus de touristes, de réduire sa consommation électrique ou de limiter son trafic. Les embouteillages sont une des plaies des villes modernes et Cities Skylines ne l'oublie pas. Il est possible d'élargir certaines voies, mais il faut souvent repenser tout un quartier de la ville.

Une option est disponible pour déplacer les bâtiments publics sans en repayer la totalité. En réalité, cette option est peut-être de trop car Cities Skylines n'est pas très difficile. Bien sûr, il n'est pas question de la quasi-absence de défi d'un Cities XL, mais on gagne de l'argent sans se prendre la tête et assouvir les besoins de sa population n'est pas compliqué. Il existe le mod visant à relever les coûts / réduire les rentrées d'argent, cependant, nous l'avons dit, il ne permet plus de débloquer les succès Steam. Cette difficulté modérée conviendra aux moins habitués alors que les spécialistes pourront tout de même se faire plaisir en s'imposant des défis plus loin dans la partie : impossible pour le moment d'imaginer la population maximale que l'on peut atteindre.

Entre les limitations d'un SimCity ou l'apathie de Cities XL, les fans de city builders n'avaient jusqu'à présent guère d'autre choix que de relancer le vétéran - SimCity 4 - pour se faire plaisir. Un triste constat auquel remédie avec brio Cities Skylines. Du fait de moyens limités, le studio Colossal Order n'a pas été en mesure de proposer la simulation de villes la plus complète qui soit, mais les développeurs finlandais ont dans l'ensemble fait les bons choix. La partie construction ouvre de très larges possibilités, et la partie finance n'est pas oubliée, tandis que les nombreuses statistiques permettent de suivre l'évolution de la cité. Il y a certes des progrès à faire en matière d'interface et quelques bugs encore présents, mais la simulation fonctionne, et ce, même sur des villes de grande taille. Largement de quoi se faire plaisir en attendant que la communauté se penche sur la question !

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 4 GHz, 16 Go de mémoire vive et GeForce GTX 780 Ti. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur quadruple-cœur 2,6 GHz, épaulé par 6 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 460.

Cities Skylines
Cities Skylines

Cities Skylines

Tous les commentaires

  • Nerces
    13/03/2015 00:59:26

    Fing3r J'aurais pu parler du prix, c'est vrai :) Par contre pour les mods, j'espère qu'ils vont trouver une solution parce que c'est lourd d'avoir déjà quinze tonnes de bâtiments complètement nuls :P Mais ça fait plaisir de voir la communauté s'y intéresser.

  • tover
    12/03/2015 12:56:22

    cedricc666 Je pense que pour dire sa tu na pas test le jeux, tu a un pinceau pour peindre les carré ou tu veut mettre des bâtiment et tu a un moddeur de map.

  • tover
    12/03/2015 12:45:54

    il est super et en plus on a déjà pleins de mod sur workshop gratos

  • Yukinata
    11/03/2015 21:18:54

    Au moment où tu as cité Minecraft, c'était déjà terminé ...

  • o-super
    11/03/2015 21:13:55

    cedricc666 Je te conseil alors de lancer Maya, 3DsMax, Blender ou tout autre super jeu comme ca tu pourras faire de super villes trop jolies ... Navré d'ironiser ton commentaire de manière un peut méchante mais un "City Builder" comme on dit de nos jours est un jeu de gestion avant tout.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 9.1
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
j adore ce jeux j ai laisser tomber simcity du coup on n ai beaucoup plus libre de faire ce que l on veut dans cities skylines j adore
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