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Test BioShock Infinite (PC, Mac) : 9/10 sur JeuxVideo.fr

Sortie le 26 Mars 2013 sur PC, PS3, Xbox 360 , Sortie Eté 2013 sur Mac
Publiée le 25/03/2013 à 13:03, par Nerces

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Test de BioShock Infinite : un parfum d'excellence ?

Irrational Games revient sur le concept de BioShock pour une sortie plus aérienne et une narration plus aboutie encore.

Véritable événement dans le petit monde du jeu vidéo, la sortie de BioShock en 2007 avait apporté un peu de sang neuf à un genre qui tourne passablement en rond depuis des années, le first person shooter ou jeu de tir en vue subjective. Hélas, cette sortie n'a pas été suivie d'effets immédiats et aujourd'hui, nous comptons encore sur Irrational Games pour donner un bon coup de pied dans la fourmilière avec BioShock Infinite.

Vers l'Infinite... et au-delà ?Retour au sommaire
BioShock Infinite
Assis au fond d'une barque sur une mer agitée, nous incarnons Booker DeWitt. Privé de son état, le bonhomme semble avoir été engagé par de tristes individus pour retrouver une jeune femme du nom d'Elizabeth. « Semble » car les circonstances de ce contrat sont aussi mystérieuses que la destination vers laquelle DeWitt est conduit... la cité de Columbia. Chef d'œuvre américain construit en 1901, Columbia peut survoler tous les continents, mais son implication dans la rébellion Boxer - elle aurait ouvert le feu sur des civils chinois - a contraint le gouvernement à la désavouer. Depuis, le ville de Columbia erre dans les cieux sans que personne ne sache très bien où elle se trouve.

Cet isolement n'a pas été sans conséquence pour la cité, mais nous y reviendrons. Dans un premier temps, le joueur doit prendre ses marques alors qu'il débarque sur Columbia via une fusée ! La cité que nous découvrons en même temps que lui a tout d'un petit paradis. La vie s'écoule paisiblement alors que les gens sont heureux et que les célébrations pour la Raffle & Fair 1912 battent leur plein. Au dos de sa main droite, un étrange tatouage - 'AD' - fait toutefois écho à une affiche évoquant le « faux prophète » et les choses s'emballent alors que DeWitt se voit proposer de balancer une balle de base-ball sur un couple mixte retenu prisonnier... Tant pis pour le joli tableau que renvoyait Columbia !

Un bon quart d'heure de jeu sur la version PC


Il y a quelque chose de pourri...Retour au sommaire
Malgré ce premier incident, DeWitt ne tarde pas retrouver Elizabeth et à lui permettre de quitter sa tour d'ivoire... Il n'en fallait pas plus pour provoquer une réaction en chaîne qui plonge Columbia dans le chaos. Alors que nous n'avions pas pu nous rendre compte de la Guerre Civile qui fait rage depuis des mois, le conflit entre les Fondateurs sous la houlette de Zachary Comstock et la Vox Populi conduite par Daisy Fitzroy éclate et le joueur est ici forcé de prendre parti, là de louvoyer pour parvenir à ses fins... Nous n'en dirons pas plus sur le scénario du jeu qui constitue une bonne part de son intérêt. Précisons tout de même que Ken Levine et son équipe se sont donné du mal pour sortir des sentiers battus.

BioShock Infinite
Les références à divers événements de l'histoire américaine sont fréquentes, mais il n'est pas nécessaire d'être au parfum pour apprécier l'aventure. On y parle de la bataille de Wounded Knee, on y évoque la question de la propagande et de l'endoctrinement. Ken Levine n'hésite pas à traiter du problème du racisme « ordinaire » ou des politiques pervertis par l'exercice du pouvoir. De fait, BioShock Infinite aborde des thèmes rares dans le jeu vidéo et a surtout le bon goût de le faire intelligemment ! Pour ne rien gâcher, l'ensemble du jeu repose sur des concepts scientifiques forts liés aux découvertes d'Heisenberg ou Planck dans le domaine de la théorie quantique.

Échange plasmids contre vigorsRetour au sommaire
De fait et même si les scénaristes emploient des ficelles parfois un peu grosses, le joueur n'a pas l'impression d'être trop pris pour un imbécile... Irrational Games traite son public en adulte et cela fait bien plaisir ! D'autant qu'à côté d'un véritable scénario, le studio n'oublie pas de concevoir un gameplay à la hauteur. Logiquement proche de son prédécesseur, BioShock Infinite reprend à son compte le principe des plasmides appelés ici toniques. Il s'agit de pouvoirs qui confèrent certains avantages à DeWitt, mais ce dernier ne peut en emporter que deux avec lui : il faut donc choisir entre la possibilité d'électrocuter ses ennemis, les paralyser ou les faire valser dans les airs par exemple !

BioShock Infinite
Même logique de choix au niveau des équipements ou de l'armement. Dans le premier cas, il s'agit d'améliorer chapeau, veste, pantalon et bottes pour débloquer des bonus (recharge des munitions, regain de vie, précision accrue...) alors que BioShock nous contraint à choisir seulement deux armes parmi un arsenal de dix ou douze. Serez-vous plutôt fusil à pompe ou mitrailleuse, lance-roquettes ou lance-grenades, gatling ou pistolet ? Histoire de faire bonne mesure, ces armes et les toniques bénéficient de plusieurs améliorations pour les rendre plus efficaces, mais dans un cas comme dans l'autre, il faut veiller à ne pas être à court de munitions ou de cristaux.

Sauter de skyline en skylineRetour au sommaire
Sur la partie gauche de l'écran, trois barres sont là pour préciser au joueur combien il lui reste de vie, de cristaux et de bouclier. Ce dernier se recharge automatiquement après quelques secondes, mais ne protège jamais le joueur bien longtemps. Il est à noter que des bonus permettent d'augmenter ces jauges, mais là encore, il faut choisir sur quelle barre dépenser les (trop rares) bonus ! Côté gameplay, BioShock Infinite reprend donc à son compte ce qui a fait le succès de BioShock premier du nom en mêlant utilisation des différentes armes et des différents toniques en fonction du style que l'on souhaite adopter.

BioShock Infinite
Il ne s'arrête toutefois pas là et au travers de deux idées-forces, il innove sensiblement. Tout d'abord, le caractère aérien de Columbia est l'occasion d'intégrer les fameuses skylines : il s'agit de véritables rails reliant les différentes parties de la cité et que le joueur peut emprunter pour se déplacer plus vite, contourner les ennemis, voire leur tomber dessus à l'improviste. On peut accélérer, ralentir, se retourner, bondir de skyline en skyline : s'ils n'ont pas d'influence sur l'ensemble de la partie, les skylines sont utilisés à plusieurs reprises par les développeurs pour aboutir à des situations plutôt originales.

Elizabeth, reine du scénario ?Retour au sommaire
BioShock Infinite
La seconde trouvaille des développeurs, et à notre avis ce qui fait de BioShock Infinite un titre vraiment différent, c'est le personnage d'Elizabeth. Elle fait bien sûr office de compagnon - notamment en début de partie - et nous apporte son aide durant les combats : elle envoie des munitions ou de la santé au joueur et s'avère capable de matérialiser des soutiens grâce à l'utilisation des tears, ces déchirures de l'espace-temps qu'elle est capable de manipuler ! Elizabeth n'est toutefois pas qu'un faire-valoir et on découvre très rapidement qu'elle a sa propre personnalité, ses objectifs et qu'elle ne souhaite pas forcément suivre DeWitt les yeux fermés !

Mieux, le personnage d'Elizabeth est la clef d'un scénario que certains trouveront peut-être un peu tordu, mais qui change du tout-venant des campagnes en solitaire. Plus on avance dans la partie, plus on cherche à comprendre le lien entre Elizabeth, le Père Comstock et l'oiseau-gardien, Songbird. On cherche aussi à savoir le rôle que peut jouer Booker DeWitt dans toute cette histoire alors qu'il a clairement des problèmes de mémoire. Enfin, l'intervention récurrente du couple Rosalind / Robert Lutece apporte un surcroît d'inconfort bienvenu à chaque fois que l'on croit percevoir le fin mot de l'histoire.

BioShock Infinite
BioShock Infinite

Pas forcément très nombreuses, les options permettent de changer l'essentiel. À droite, la profondeur de champ.

Pas de multijoueur... pas besoin !Retour au sommaire
BioShock Infinite est une aventure simple joueur, en ce sens, Ken Levine a plaidé pour qu'aucun mode multijoueur ne soit associé à l'histoire. Il a emporté le gros lot, mais de fait, la fin de la campagne marque la fin du jeu, après huit à dix heures en fonction du niveau de difficulté choisi et de votre façon de jouer. Il est à noter qu'un « mode 1999 » en référence à System Shock 2 se débloque une fois le jeu terminé. Un mode qui rend le tout particulièrement ardu en supprimant toute aide à la navigation, mais aussi et surtout en réduisant argent / munitions / cristaux découverts, en augmentant le nombre d'ennemis et le coup de la résurrection. Vous l'aurez compris, nous n'avons pas grand-chose à reprocher à BioShock Infinite, mais le tableau n'est toutefois pas parfait.

BioShock Infinite
Nous regrettons tout d'abord que les développeurs aient parfois eu du mal à jongler entre « jeu » et « narration ». Alors que Booker et Elizabeth viennent de s'engueuler, cette dernière accepte de crocheter une serrure comme si de rien n'était. À l'inverse, toute la fin du jeu est prétexte à de très longues séquences narratives certes intéressantes, mais où le joueur se mue en simple spectateur. Reste que l'aventure BioShock Infinite est un régal de presque chaque instant que la réalisation ne vient jamais gâcher. Techniquement c'est plus que correct et la localisation française est tout à fait convaincante (merci Guillaume Orsat, voix de la série Castle), mais on salue surtout la direction artistique et la bande-son. Truffée de bonnes idées, cette dernière parachève le travail des scénaristes en alternant clins d'œil et montées d'adrénaline.

Autant être honnête, nous craignions un peu de voir Irrational Games revenir ainsi sur le concept de BioShock. L'idée d'une cité aérienne semblait être une déclinaison sans génie du modèle sous-marin de Rapture, mais la conduite de cette aventure solo est en tout point remarquable. Les acharnés du gunfight critiqueront peut-être certains raccourcis (fourniture d'équipement par Elizabeth), mais le défi est à la hauteur alors que différents styles de jeu peuvent être adoptés. La narration est excellente et même si les développeurs nous transforment parfois en spectateur (notamment sur la fin), ils nous proposent une histoire si riche et si intense que cela vaut bien quelques sacrifices. Techniquement plus que correct, malgré une optimisation perfectible et doté d'une ambiance remarquable, BioShock Infinite devrait ravir ceux qui se lamentent de l'orientation en-ligne que prend le jeu vidéo !

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 18 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur quadruple-cœur 3 GHz, épaulé par 4 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 560.

BioShock Infinite
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Je trouve le scenario et les graphismes bien ! C'est un très bon jeu Ceux qui disent que la campagne est trop courte ne savent pas jouer, ils ne savent pas apprécier. Comme d'habitude des graphisme époustouflants. Les seuls reproches que je peut lui faire sont : Un peu monotone parfois lors de certaine missions Achetez-le!!!!
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (6) / non (1)
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
mouai... mise à part l'idée de failles, rien de nouveau et la trame scénaristique est très limite. Un joli jeu sans un bon scénario, voilà ce qu'est ce jeu pourtant tant attendu.
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
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