Lors de la sortie de Battlefront premier du nom, les critiques s’étaient élevées en masse contre le mode solo inexistant. Visiblement, Pandemic a entendu les critiques, et nous a concocté une campagne solo honnête, avec une série de missions retraçant les péripétie de la 501ème, une troupe de Stormtrooper, de la fin de l’épisode 2 jusqu’à la bataille de Hoth. Narré par son commandant, on verra peu à peu comment cette simple troupe de clones passe, à force de travailler avec l’Empire, du statut de simple troufion à celui d'escouade d’élite entièrement dévouée au côté obscur de la force. On revivra donc successivement plusieurs moments clé de la saga Star Wars, de l’attaque des droïdes sur Kashyyyk à l’assaut de Yavin, en passant par l’exécution du célèbre ordre 66. Historiquement, tout ou presque est respecté : on joue contre les droïdes, puis la rebellion, les véhicules sont propres à la période dans laquelle se situe l’action, et pour bien parfaire l’ambiance, des extraits des films sont projetés avant les missions… Tout a été fait pour combler le fan de Star Wars, si bien que l’immersion est incontestablement un des points forts de ce nouveau Battlefront. Sur le fond, presque rien n’a changé par rapport à l’épisode précédent. Battlefront 2 est un FPS orienté multijoueurs. Sur de grandes cartes ou s’ébattent des dizaines d’autres soldats, une série d’objectifs est donné au joueur qui dispose, à la façon d’un Battlefield 2, de plusieurs classes pour les atteindre. Le jeu de Pandemic reprend d’ailleurs quelques points du gameplay de Battlefield 2, avec des points stratégiques à prendre à l’adversaire. La comparaison avec le titre de DICE s’arrête malheureusement ici, puisque Battlefront mise bien plus sur le bourrin que sur le réalisme. Les armes possèdent bien une sorte de visée au réticule, mais les tirs se dispersent peu et restent très précis, même en plein sprint. Elles ne sont d’ailleurs pas très nerveuses ni très impressionnantes lors des combats. Dommage, l’univers de la série méritait un traitement un peu plus pêchu pour se sentir réellement dans une bataille digne de Star Wars.
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