Lewis Carroll. Un nom qui prête à rire dans les milieux branchés amateurs de crudités en nombre. Mais aussi l’auteur d’un roman à succès appelé Alice au Pays des Merveille, l’histoire d’une petite fille pas comme les autres qui, victime d’une illusion d’optique, d’une crise de folie furieuse ou en proie à des substances psychotropes, se retrouve projetée de l’autre côté du miroir, dans un monde fantastique où les animaux parlent, où la magie existe et où les cartes à jouer peuvent vraiment vous ruiner l’existence. Quel est l’intérêt d’un jeu d’action et d’aventures inspiré d’un univers quelque peu guimauve peuplé de lapins pressés, de chatons espiègles et de couques au beurre ? C’est que l’univers de monsieur Carroll a été quelque peu… Comment dire ? Adapté.
Car de l’autre côté du miroir, il se passe à présent des choses peu ordinaires. Il faut dire que la petite Alice a mal tourné, elle aussi. Probablement ses tuteurs en ont-il eu marre de l’entendre raconter la même histoire et l’ont emmenée voir de gentils messieurs en blouse blanche, puis, pendant qu’elle avait le dos tourné, ont pris la poudre d’escampette, ont changé d’adresse, de nom, de poudre à lessiver et personne ne les revit plus jamais en ce monde. Mais Alice a pris goût à ses cauchemars et va de nouveau partir explorer le vaste monde derrière le miroir. Après tout, c’est toujours mieux que de moisir dans une cellule capitonnée, non ?
La petite fille se retrouve donc une nouvelle fois confrontée à ses démons, qui cette fois ressembleront vraiment à des démons. Soyons clairs : les choses ont mal tourné au Pays des Merveilles et puisque démons et merveilles vont bien ensemble à l’ombre des montagnes hallucinées, Alice se retrouvera au milieu d’un beau nid de serpents. Parviendra-t-elle à sauver cette contrée autrefois rieuse et aujourd’hui noyée dans la puanteur d’un mal infini ? A vous de voir !
American McGee’s Alice est un jeu d’action et d’aventures en 3D, un peu comme un Tomb Raider, mais moins axé sur les contorsions corporelles que la belle Lara. Alice est encore un peu jeune, vous voyez, que pour que l’on s’intéresse… disons… à toute activité physique en sa compagnie. Toutefois, son parcours sera semé d’embûches et quelques sauts périlleux l’attendent. Pour l’aider dans sa quête, la petite fille disposera bien sûr de toute une panoplie d’armes à la fois efficaces, originales et poétiques. Du bon vieux couteau de cuisine aux cartes à jouer tranchantes, Alice aura sous la main de quoi découper, trucider et exploser bon nombre d’ennemis. Ceux-ci ont été dessinés avec soin, tout comme les décors, superbes, du jeu. L’ambiance cauchemardesque est parfaitement rendue et l’on se surprend parfois à confondre l’héroïne de Carroll avec la star du rock plus connue sous le nom d’Alice Cooper. D’ailleurs, lorsque la petite Alice se fâche, elle n’est pas sans ressembler à Vincent Fournier, le vrai nom du papy de métal. Car lorsque la fillette voit rouge, ce n’est pas qu’une figure de style. En bref, Alice est un jeu parfaitement déjanté, parfois répétitif, mais qui propose une grosse dose d’oxygène à un genre un peu saturé. Foncez tête baissée et ne parlez pas aux chats que vous ne connaissez pas.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
- L’ambiance très travaillée.
- L’originalité du concept.
- Une réalisation presque sans failles.
Avis
déposé
le 23/06/2008 (19/20) :
Ah ! Enfin un jeu qui change ! L'ambiance n'est pas du tout la même que dans les autres jeux , bon c'est vrai , elle peut surprendre un peu au début mais franchement l'effet glauque/gothique du jeu...
Avis
déposé
le 21/03/2007 (18/20) :
Alice est un jeu vraiment dépaysant.
Il mêle très habilement aventure et réflexion.
Les graphismes sont superbes.
Dommage que la fin soit un peu expédiée.
Avis
déposé
le 14/08/2006 (20/20) :
alice est un jeu sublime de merveilleux graphismes les musiques sont envoutante les discution sont aussi extraordinairement bien il y a une ambience magnifique seulement la durée de vie est trop...
Avis
déposé
le 07/10/2005 (19/20) :
J’ai acheté ce jeu en 2001. Je l’ai tellement aimé que contrairement à mon habitude, après l’avoir terminé je l’ai gardé. Je viens de le ressortir du placard (2005) et j’éprouve le même plaisir à y...