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| | L'effet visuel indiquant une montée de niveau est très laid. |
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| | Les arbres de compétences sont décevants par leur contenu. |
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Parce que, franchement, le mélange des genres, qui a tant marché avec la série des Baldur’s Gate, est ici complètement raté. La faute surtout à la fâcheuse habitude qu’ont vos trois personnages de n’en faire qu’a leur tête.
Vous disposez en effet d’un panel d’ordres à donner. En théorie, vous pouvez sélectionner Mégaclès pour qu’il coupe en deux les premières lignes ennemies, pendant que Bilikidi lance une salve de flèches. Sauf que vos combattants s’en vont automatiquement et font ce qu’ils veulent. Pas surprenant donc d’en avoir deux d’entre eux qui répondent plus ou moins à vos attentes en attaquant un groupe ennemi, alors que le troisième est déjà parti à l’aventure dans une autre partie de la carte, sans que vous lui ayez rien demandé ! Du coup, ce fameux système d’ordre et tout le côté stratégique du jeu s’effondrent comme un château de cartes, rendant le gameplay passif. On passe son temps à indiquer où on souhaite aller, et s’ils n’ont pas décidé autre chose, les personnages se lancent dans l’attaque tout seul.
Pour ne rien arranger, le pathfinding est chaotique. Que ce soit les ennemis ou vos guerriers, ils éprouvent les pires difficultés à se trouver dans des positions idéales de combat. Ainsi, on les verra souvent se tourner autour sans qu’on puisse vraiment y faire quoi que ce soit. Absolument ridicule !
L’ennui vient également se mêler à tout ça. On vous indique où aller, puisque les méchants sont repérables sur la carte par des points rouges. Au final, on se contente donc de s’y rendre, de tout nettoyer, et de partir vers un autre groupe. Et ces merveilleux ennemis nous semblent tous sortis de la même famille. Ils se ressemblent tellement que ça en est fatiguant, rendant la partie complètement linéaire et sans intérêt.
Le système RPG est bien existant, lui. Logiquement, plus vous tuez, plus vous gagnez d’expérience. A chaque montée de niveau, sur le modèle de Diablo, vous disposer d’un certain nombre de points d’attribut à répartir dans des catégories telles que Force, Dextérité, etc. Vous gagnez également deux points de compétences à placer dans un arbre de talents, vous permettant d’augmenter ceux de base, mais aussi d’en débloquer de nouveaux. Seulement, ces arbres sont très pauvres, et ne proposent que très peu de possibilités.
Vous voilà donc limité dans le gameplay, mais aussi dans la profondeur du jeu, avec un système de compétences inintéressant. Alors, que lui trouver de bien, à cet Alexandre ? Certainement pas sa réalisation complètement ratée.
Car comme nous le disions plus haut, les graphismes sont d’une rare mocheté. Les couleurs sont ternes, les personnages sans saveur, et les décors semblent tout droit sortis d’un jeu du siècle dernier. Tout ça manque de charisme et de plaisir. Et les musiques n’aident pas à entrer dans ce jeu. Une petite dizaine sont disponibles, chacune durant un peu moins d’une minute. Elles s’enchaînent et provoquent plus l’endormissement qu’autre chose.
Si vous survivez à tous ces défauts, sachez que le jeu est extrêmement court : comptez environ cinq heures pour en voir le bout. Mais ce serait déja un exploit d’avoir le courage de jouer plus d’une heure à cet Alexandre l’Heure des Héros, tant on frôle le ridicule. On peut se demander ce qui pousse un éditeur à sortir un jeu pareil. N’ont-ils pas vu le résultat final catastrophique avant de mettre le produit dans les étals ?