Autant le dire tout de suite, Pacific Warriors 2 : Dogfight (PaWa2 pour les intimes) est une véritable plaie. Tel un spyware trop collant, l’ennui s’installe pour ne plus jamais vous quitter, et ce dès les premières minutes de la partie. Un comble pour un jeu d’action. La faute à des environnements plus que vides et à des missions parfois répétitives (Je descends un avion, je bombarde un bateau, je descends deux avions, je bombarde deux bateaux,…). Un défaut qui fera hésiter plus d’un joueur à parcourir les deux campagnes. C’est d’autant plus dommage qu’il existe de réelles différences entre les missions américaines et nippones.
Pour venir à bout des cinquante missions du jeu, les plus téméraires devront accomplir différents objectifs, et ainsi gagner un certain nombre de points. Attribués en fonction du nombre d’ennemis abattus, ces points pourront ensuite être dépensés dans des upgrades afin de booster les avions. Sur ce point, on regrettera le manque de précisions apporté par le jeu sur les effets des différents modules. Des upgrades qui ne se ressentent au final pas vraiment en vol et dont on aurait tout aussi bien pu se passer.
Pacific Invaders
Vous l’aurez deviné, PaWa2 est résolument tourné vers l’arcade. Décollages et atterrissages automatiques, absence de compteur de vitesse et d’altimètre, modèles de vol dignes de Space Invaders : on a parfois plus l’impression de jouer à un jeu de shoot qu’à un « simulateur » de vol. Un parti pris des développeurs, qu’on ne pourra que déplorer étant donné le peu de fun que procurent les phases de combat aérien.
Sans atteindre le réalisme d’un Lock On ou d’un Falcon 4.0, on aurait apprécié de se sentir un peu moins tenu par la main d’un bout à l’autre du jeu. On citera par exemple les fameuses mires de visée, impossibles à désactiver. Ils vous indiquent précisément où tirer pour atteindre l’ennemi, et ce avant même qu’il ait changé de direction. Dès lors, c'est tout un pan de l'intérêt du titre qui part en fumée, les combats se résumant bien vite à tirer sur les croix rouges qui se baladent autour des avions. Frustrant.
Cette facilité est heureusement compensée par une IA plus que correcte (en mode Hard), qui n’hésitera pas à vous pousser à la faute. Mention spéciale aux destroyers US, qui sont un véritable plaisir à combattre. Lourdement armés et blindés, ils vous donneront du fil à retordre. Cependant, si un tir de DCA bien placé vous enverra Ade patres en moins de deux, il n’en va pas de même des erreurs de pilotage. Impossible de s’écraser ou de jouer les kamikazes dans Pacific Warriors 2 : en cas de crash, votre avion rebondira sur le sol, vous délestant de quelques points de blindage au passage. Magique.
Pour finir, que penser également des « armes réalistes » tant vantées sur la boîte du jeu, quand on voit que des coucous de la seconde Guerre Mondiale sont capables de tirer chacun plus d’une quarantaine de missiles air-air. A vouloir trop jouer sur le côté arcade-accessibilité, le titre d’Interactive Vision finit par dérouter le joueur.
Avis
déposé
le 20/06/2007 (10/20) :
Le scenario de ce jeu est médiocre. Les rebondissements et effets surprises manquent cruellement. La jouabilité est bonne et la prise en main rapide. Le niveau de difficulté reste faible. Un bon...