On peut répondre de suite positivement à cette interrogation. Car après ce riche scénario, Battle Realms continue de surprendre par un choix de gestion des unités vraiment excellent. Vous débutez avec deux paysans. Ces derniers sont au centre de toutes vos préoccupations : en effet, ils fabriquent les bâtiments, récupèrent les matières premières (riz et eau, quoi de plus simple ?) et surtout deviennent des guerriers basiques ou de formidables machines à tuer.
D’abord, vous construisez une hutte, qui vous permet d’accroître le nombre de paysans. Attention tout de même, car ce nombre est limité par les types de cartes, et non par le nombre de structures. Puis on passe soit au dojo, qui permet de former des lanciers, soit à une archerie. Contrairement à d’autres ténors du RTS, on ne crée pas des guerriers quand on a fabriqué un bâtiment type, mais on forme les paysans aux arts de la guerre. Ainsi, une fois la structure achevée, vous les envoyez s’entraîner. Un système très original !
Comme si cela ne suffisait pas, si vous avez construit deux bâtiments militaires, vous pouvez envoyer votre lancier tout juste sorti de sa formation dans une deuxième structure, pour créer un guerrier encore plus affûté. Et comme il existe trois types d’unités basiques (lanciers, archers et unité lourde pour les bâtiments), si votre paysan passe par ces trois étapes, vous créez alors un samouraï aux pouvoirs destructeurs. Cela dit, une autre possibilité s’offre à vous. Vous pouvez créer des « geishas » (sic), qui ont un rôle de « soigneur ». C’est d’ailleurs l’un des seuls points vraiment étranges, car votre paysan homme se transforme après la formation en une jolie jeune femme… Mais pour gagner, il y a un point décisif à ne pas oublier : les chevaux. Pour obtenir ces derniers, il faut construire une écurie. Mais, comme pour le reste de vos unités, n’espérez pas que cela suffise. Vous devez d’abord repérer sur la carte des chevaux sauvages. Ensuite, vous envoyez un paysan les apprivoiser (un par un). Une fois cette tâche effectuée, ce dernier rapporte le destrier dans l’écurie. C’est seulement à partir de ce moment là que vous pourrez chevaucher un compagnon. Il est intéressant de voir que la plupart des unités peuvent monter à cheval. Vous gagnez donc un bonus de déplacement, mais aussi un bonus général d’attaque et de défense. Et ce n’est pas fini…
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