Dead to see it
Comme toute bonne racaille qui se respecte, les ennemis de Dead to Rights portent naturellement des armes, que le joueur peut ramasser. Au nombre d’une petite dizaine, elles ne brillent pas vraiment par leur originalité : pistolets, fusil à pompe, fusil de sniper, mitraillettes, mitrailleuses, arme lourde qui se déclinent chacune en deux ou trois versions très similaires. Les combats à distances sont relativement banals, avec un système de couverture archaïque permettant de se coller à certaines parois (mais pas à toutes), mais on ne peut pas passer d’une couverture à l’autre d’une simple touche, comme c’était le cas dans Splinter Cell Conviction ou Gears of War. De fait, les combats à distances ne sont pas vraiment convaincant, la faute à un manque de punch évident de l’arsenal et à une IA, dont la seule préoccupation est soit de reculer indéfiniment quand elle est armée, soit de chercher bêtement le corps à corps quand elle est acculée. Mouais. Heureusement, histoire de relever ce gameplay un peu fade sans être inintéressant pour autant, Jack est accompagné de son fidèle compagnon canin : Shadow. Durant les phases de beat them all classique, Shadow est contrôlé par l’ordinateur. Il est bien possible de lui donner quelques ordres basiques (reste à côté de moi ou attaque untel), mais il est tellement peu résistant que l’on ne se servira finalement de lui uniquement quand les ennemis ne sont pas trop nombreux. L’intérêt principal de Shadow provient surtout de ces quelques niveaux d’infiltration, dans lequel on contrôle la grosse bête. Shadow peut alors se faire discret et éliminer les ennemis en seul coup en les prenant de dos. Un peu courtes, ces séquences bienvenues permettent de renouveler avec bonheur un gameplay fatalement répétitif.
Ces quatre derniers mois ont été un véritable déluge de Beat Them All. Bayonetta et God of War 3 ont au moins une particularité, ils sont extrêmement beaux. Et croyez-moi, ce n’est pas le cas de Dead to Rights : Retribution qui fait parti des titres les plus laids sortis cette année. Non seulement la modélisation du héros et des ennemis est sommaire et rappelle allégrement la fin de vie de la PS2, mais en plus les décors gris et sombres de Grant City ne donnent pas vraiment envie de s’y balader. N’est pas Epic qui veut, puisque ici, les environnements sont sans saveurs, trop sombres, sans véritable identité et doté d’un level design sans génie (un couloir, une arène bourrée d’ennemis, encore un couloir, etc, etc.). Et on ne parle pas non plus des freezes et autres ralentissements quand quelques rares effets de lumières viennent s’inviter.
En bref, Dead to Rights : Retribution est un beath them all basique, pas très beau de surcroit et relativement court. Seuls quelques finish move sympathiques viennent sauver la donne avec les phases d’infiltration de Shadow. Pour le reste, on ne le conseillera qu’aux fans absolus du genre (qui ont pourtant beaucoup à se mettre sous la dent en ce début d’année) et à prix plus doux.
- Les finish move franchement amusants
- Les combats, sympathiques….
- C’est laid
- Niveaux pas très inspirés
- Scénario inexistant, ou presque
- Shadow relativement inutile dans les combats




























