Même pas peur (hélas)
Il faut aussi dire que la trop grande facilité du jeu ne laisse peut-être pas l’occasion à l’IA de dévoiler tout son potentiel. Si les gunfights sont nerveux à souhaits grâce aux armes punchy et au level-design soigné, la trop grande longévité du bullet-time associée aux nombreux medikits et armures posés tous les dix mètres ne permettent pas de se sentir durablement en danger. Conséquence directe : la peur, l’angoisse, qu’elle soient provoquées par les ennemis ou par les apparitions d’Alma ne font pas vraiment mouche. Si l’on excepte de trop rares instants réussis (l’école maternelle par exemple), la mise en scène tombe un peu à plat. Quand dans F.E.A.R. premier du nom Alma n’hésitait pas à frôler le joueur et à le surprendre au détour d’une échelle ou d’une canalisation, ici elle se contentera simplement d’apparitions bien trop timides pour créer une véritable angoisse. C’est un peu le paradoxe de F.E.A.R. 2, Monolith a réussi à faire un shooter réussi avec un bullet-time et un arsenal probant, mais manque le coche de l’ambiance. Vous êtes prévenus. C’est d’autant plus dommage que le développeur a fait des efforts sur les environnements. Du domicile de Geneviève Aristide à la centrale nucléaire finale, il y a peu à redire. Si dans les faits les cartes de la campagne solo ne sont que des immenses couloirs très linéaires (mais c’est le genre qui veut ça), les décors sont variés (école primaire, ruines post-bombe nucléaire, couloirs d’hôpitaux bien glauques…). Posons également une mention spéciale pour les passages en mechas très réussis aussi bien d’un aspect graphique qu’en termes de fun.
Après la réussite de F.E.A.R. Combat, la question du mode multijoueurs de F.E.A.R. 2 va se poser pour de nombreux joueurs. Et c’est une déception. Limité à 16 joueurs maximum et doté d’une petite dizaine de cartes, ce ne sont ni les 6 modes de jeu pas très originaux ni les cartes toutes vides et encore moins la possibilité de créer des classes un peu comme Call of Duty 4 qui révolutionneront le genre. Pour le coup, ce mode multijoueurs bien trop « consolisé » ne va pas satisfaire des joueurs PC, déjà bien occupés. Un mot enfin sur la technique pratiquement irréprochable sur un PC récent avec un frame-rate constant et des effets de lumière sympathiques sans être aussi bluffant qu’à l’époque du premier épisode. Les graphismes sont honorables mais ne font pas de l’ombre à un Crysis ou un Killzone 2. On reste dans la norme en sommes et c’est tant mieux pour le PC moyens.
Malgré ses combats dynamiques, son bullet-time efficace et le fun qui en résulte, Monolith a bien du mal à recréer la surprise avec ce F.E.A.R. 2. Un manque d’ambiance latent, une difficulté revue à la baisse, un multijoueurs faiblard enfoncent le jeu. F.E.A.R. 2 n’est pas un mauvais titre, loin de là, mais il manque cette touche de génie qui avait fait de F.E.A.R. 1 un incontournable.
- Le bullet-time bien exploité
- C’est pas vilain
- Une intrigue bien foutue (pour un FPS s’entend)
- La fin, superbe
- Trop facile
- Multijoueurs raté
- IA pas toujours convaincante
6 avis ont été déposés sur F.E.A.R. II : Project Origin PC :
bon voilà, je trouve fear 2 génial, l'ia est super ,il y a beaucoup de combats et le gameplay est vraiment au top; je le...

J'ai adoré fear 1 et extraction point je me suis empresser d'aller acheter fear 2 et la gros déception j'ai fini le jeu mais je ne...

Superbe jeu ! Mais aussi parfois pénible. Coté graphisme, rien à dire, parfait !! Côté facilité, c'est vraiment enfantin ! Un...

N'ayant joué qu'à la démo, je ne pourrais pas parler de l'intrigue, mais je dirais que FEAR 2 assure son coté shoot pas bête et,...

Décidement les jeux de Monolith sont vraiment superbes, j'ai aimé F.E.A.R 1, Condemned, mais alors là ! Vraiment bien foutu tant...

Ma note s'appuie sur le fait que j'ai suivi le jeu depuis le début. J'ai longuement attendu ce quatrième volet de la série, et...

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