L’IA de Poker Texas Hold’em est désastreuse. Juste désastreuse. Idiote, elle ne connaît pas, mais alors pas du tout, le bluff. Pour gagner une partie, c’est très simple. Si l’IA monte continuellement sur les joueurs, c’est que vous allez perdre, à moins de posséder minimum un full, une suite ou une couleur. Vous possédez une double paire ? Il ne faut alors même pas chercher à relancer, même du minimum : les IA vont fatalement se coucher une à une. On attend donc une bonne main, on prie pour que les IA n’en aient pas une trop mauvaise, histoire de les faire monter, et on essaye de ne pas s’endormir face à autant de pression. Il existe bien une différence entre les adversaires autour de la table, mais elle se juge uniquement en terme de plus ou moins grande bêtise. Résultat, passé les premières heures de jeu à tester un peu l’IA, faire le tour des sept scénarios, créer une petite partie personnalisée, on se demande vite si sortir ce billet de 10 euros ne nous aurait permis de s’acheter un véritable jeu de carte et quelques bières…
De fait, Poker Texas Hold'em fait pâle figure face à ses concurrents plus chers. Il est impossible de faire passer rapidement les tours où l'on ne joue pas, il n'y a pas de statistiques précises ou de conseiller quelconque pour filer un coup de main aux débutants (comme Poker Academy pour ne pas le citer). Abandonner aussi l'idée de jouer en ligne, elle n'est même pas abordé dans ce petit soft. Et on ne parle pas de l'interaction avec l'IA, inexistante (mais est-ce un mal ?).
Techniquement ce n’est pas non plus la panacée. Uniquement en 800*600, le jeu pixellise d’une horrible façon sur les écrans 19 pouces et il est impossible, à l’instar de tous ses concurrents (!) de passer le jeu en mode fenêtré, de façon à jouer et faire autre chose en même temps. De même, que ce soit au niveau des animations ou des bruitages, Poker Texas Hold’em se contente du strict minimum. A peine le bruit des cartes, pas même celui des jetons. Jetons, soit dit en passant, dont on ne verra jamais la couleur sur la table, ni même les déplacements. Quant à la table sur laquelle on joue, il faudra s’y habituer, puisque il n’y en a qu’une avec des chaises vides autour. C’est bien triste, et ça n’aide pas vraiment à vouloir continuer.