Test jeux Pc : Warpath
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Test Warpath 

Test Warpath

Warpath est le tout nouveau FPS sorti des usines de Digital Extremes. Pour les glandeurs du fond, ceux qui ont la marque du radiateur imprimée sur la joue, sachez que Digital Extremes est entre autres petites choses l’instigateur (avec Epic Games) du renouveau de la série Unreal, avec notamment la création des fantastiques Unreal Tournament 2003 et Unreal Tournament 2004. Plus récemment et de sinistre mémoire, le développeur a commis en 2005 le pitoyable Pariah, qui, au regard des chiffres de vente, a plutôt bien porté son nom. Après plus d’un an de silence et de multiples retards, voici donc le test de Warpath, un titre qui, nous allons le voir, a plus sa place sous un Caterpillar que dans votre ludothèque.


Céline Dion, arme de catégorie 4

Furtivité, quand tu nous tiens...
Oui oui, ils vont se poursuivre bêtement un bon moment.

Tout d’abord, permettez-nous de préciser que Warpath n'a pas encore été annoncé dans notre bonne vieille Europe (ça, à la limite, ce n’est pas très grave). Nous avons donc dû dégoter une copie US, ceci afin que nos chers amis de la Belle Province puissent passer à côté du jeu dans leur Wal-Mart favori sans avoir la tentation de l’acheter, comme ça, sur un coup de tête. Du coup, excusez-nous une nouvelle fois, car ce test risque malheureusement d’être fort ponctué d’expressions typiquement québécoises. Non pas que cela nous fasse plaisir, mais que voulez-vous, il faut bien coller à son lectorat. En bon héritier d’Unreal et de cette cochonnerie de Pariah, Warpath place le joueur dans un univers futuriste où trois armées s’opposent pour le contrôle du Système Kaladi, dernier endroit de l’univers où on ne trouve ni McDonald’s ni KFC. Une sorte de paradis perdu, en somme. Parmis ces trois factions antagonistes se trouvent tout l’abord les Ohm qui, contrairement à ce leur nom pourrait laisser penser, sont des extra-terrestres. Peuple à la base pacifique, leur trop forte dépendance aux machines les a obligé à devenir des chimères robotisées, forcées d’assurer leur survie par la violence car incapables de se reproduire. On trouve ensuite les Kovos, des espèces de robots ayant un écran LCD à la place de la tête. Grands conquérants, ils sont un peu les Jacques Cartier inter-stellaires, avec des canons à plasma en plus. Mais, dans leur soif de conquête, ils devront également compter sur les Humains, une race aussi habile à se prendre une méchante brosse à la bière de phoque qu’à scorer (dans tous les sens du terme).

C’est donc parti pour une grande bataille, à base de grenade au sirop d’érable atomique et de Mecha-Michel Courtemanche laser. Pour mener à bien la conquête de Kaladi, tout ce petit monde aura à sa disposition pas moins de huit armes d’une originalité à s’en mordre les chnolles, ainsi que trois véhicules (une Jeep, une Jeep à trois roues, une Jeep sans roue) ultra-puissants dignes des meilleurs constructions de l’Agence Tous Risques. Mais qui dit guerre dit également champ de bataille. En solo comme en multi, la Fast Food War aura lieu sur une dizaine de maps, réparties en quatre modes de jeux, à savoir Deathmatch, Team Deathmatch, Capture The Flag et Front Line Assault, pâle copie du mode Assault d’UT 2004. Les présentations faites, voyons maintenant mulot en main pourquoi Warpath ne vaut guère plus qu’une marde de castor malade.



L’originalité ? On s’en calice !

Ok, les effets de chaleur sont jolis, mais promis y'a que ça.
A vous de jouer. Où est Charlie ?

Malgré ces faux airs d’agace-pissette Unrealeuse, il ne nous a suffi que d’une toute petite partie pour nous apercevoir que Warpath sent le caribou frelâté. Malgré un aspect (très) faussement stratégie - on peut upgrader les armes en fonction des nivaux conquis-, le mode solo n’est qu’une resucée de ceux de Quake 3 et d’Unreal, à savoir un bête multi avec des bots. Des bots dont l’Intelligence Artificielle nous a réellement bluffé. De mémoire de gamers, nous n’avions pas vu d’ennemis aussi stupides depuis les Allemands dans « Papa Schultz ». Scène surréaliste vue maintes et maintes fois en mode Capture The Flag : un adversaire passe devant nous en courant sans même prêter attention au beau fusil à plasma flambant neuf directement pointé sur sa petite tête d’alien belliqueux (avouez que c’est vexant). Si vous êtes coincé dans le Nunavuut tout l’hiver avec pour seule distraction une copie de Warpath, vous aurez tout le temps de comprendre que l’IA est scriptée jusqu’à la moelle et que les ennemis ne font que remplir leur fonction principale, à savoir tirer à vue en DeathMatch, aller chercher le drapeau (ou plutôt l’armoire Ikea) en CTF et défendre leur poêle à charbon en mode Assault. Une fois passée cette première approche du mode solo qui fait ben dur, checkons un peu si le mode multi à des chances de sauver le tout. Après-tout, n’est-ce pas là le principal intérêt de ce genre de titres ?

Nouvelle qui pourra faire plaisir aux vieux briscards des FPS multi, celui de Warpath est réellement très difficile. En effet, il nous a été très difficile de trouver un serveur comprenant au moins un joueur (probablement notre ami du Nunavuut et son 56K surpuissant). C’est donc sur une map géante pouvant accueillir 32 joueurs (nous étions 5, en soirée) et avec un ping des années 60 frôlant les 200ms que nous nous sommes essayés à ce fameux multi. Autant être honnête, en solo comme en multi, Warpath est aussi fun qu’un clown dépressif sous Tranxène 3000 sur un quai de gare désert au mois de novembre. Les parties et les frags s’enchaînent mollement, les véhicules sont lents et leurs armes parfaitement inutiles au vu de leur puissance de feu, digne de celle d’un vomi de bébé. En bref, on s’ennuie ferme, les personnages n’ont aucun charisme, et le level design ressemble à celui d’un Quake 2 (la référence… il y a 10 ans). En terme de fun, on est bien loin d’Unreal 2004, voire même d’Unreal tout court. Tabernac’.


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1 avis a été déposé sur Warpath PC :

Anonyme le 08/08/2008 : 2/20
Jeu désinstallé après moins d'heure de jeu. IA écœurante, aucune stratégie d'équipe, en bref rien sauf de beau graphisme. A... Lire la suite de cet avis sur Warpath sur Pc

 
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