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Test Darkstar One |
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L’être humain est ainsi fait : il n’aime pas le vide. Prenez l’espace, par exemple. Il est bien connu que l’espace est plein de vide. D'ailleurs, ne parle-t-on pas dans les milieux autorisés du « vide intersidéral » ? Et bien, l’être humain ne supporte pas cette idée d’une immensité de rien. Dès lors, dès qu’il en a l’occasion, il le peuple de planètes étranges, de créatures horribles et de civilisations avancées, même si cela se passe il y a très longtemps, dans une lointaine galaxie. Pour ce que ça fait comme différence dans l’infini… On peut presque parler de « remplissage » lorsqu’on évoque l’engouement toujours croissant pour la science fiction et le genre space opera en général. On ne fait que gommer un peu de vide. Darkstar One, vous l’aurez compris, est un jeu de space opera, où il vous sera donné de piloter un vaisseau spatial pour votre plus grand profit, mettant votre talent au service de votre conscience, de votre portefeuille ou de vos intérêts personnels. L’histoire manque singulièrement d’originalité. Vous incarnez un certain Kayron Jarvis, un jeune pilote tout juste sorti de l’académie. Votre père a été tué dans des circonstances troublantes et vous jurez de venger sa mort. Pour vos débuts, on vous offre le plus beau de tous les vaisseaux, ô votre vaisseau, le Darkstar One. Conçu par votre défunt paternel, cet appareil est évolutif et peut intégrer des technologies de toutes les civilisations de la galaxie, même de mystérieuses civilisations disparues. Selon vos aspirations, vous allez pouvoir escorter des navires marchands, chasser des têtes mises à prix, servir différents consortiums ou flibuster un peu. Vous avez-vous aussi cette impression de déjà vu ? Normal, le jeu n’est pas sans rappeler Freelancer, par exemple, ou encore Privateer… On peut même étendre le rapprochement à des jeux plus thématiques comme X-Wing ou même à des jeux en réseau comme Eve Online. Bref, Darkstar One n’est pas très original. |
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Bien que vous incarniez un personnage, il n’est pas question ici de jeu de rôle. Certes, vous serez confronté à certains choix, mais votre personnage évoluera peu, voire pas du tout. En fait, ce qui va évoluer au cours de la partie, c’est votre appareil. Chose amusante, le Darkstar One, qui vous est présenté comme le dernier cri en matière de technologie, n’en est pas moins une poubelle volante au début de votre carrière : peu armé, peu protégé, pas très équilibré, pas vraiment une flèche… La moindre opposition sérieuse vous mettra en difficulté si vous n’investissez pas dans quelques améliorations. En d’autres termes, vous vous êtes fait rouler. Bon, l’avantage de l’appareil est qu’il peut bénéficier de tout un tas de gadgets que d’autres lui envieront plus tard, mais il va falloir vous accrocher pour en arriver là. Non seulement parce que le jeu n’est pas facile, mais en plus parce qu’il faudra vous accrocher pour le faire tourner. La première constatation est en effet que sur une configuration décente, le jeu plantera jusqu’à ce que vous ayez réduit les performances globales de l’affichage, et ce de façon drastique. De plus, les temps de chargement (y compris le temps du lancement du jeu) sont excessivement longs, ce qui peut lasser les joueurs les moins motivés. Une fois dans la partie, on n’est guère surpris par les cinématiques, certes assez jolies, mais n’innovant en rien le genre. Bien réalisées et agrémentées de musiques porteuses, elles plantent le décor de façon classique. En dehors de votre vie à bord du Darkstar One, vous allez principalement rôder dans les nombreuses stations spatiales qui jalonnent la galaxie. Véritables centres névralgiques d’échanges, de commerce, de rencontre et de repos, vous allez vous y tenir informé des derniers événements ayant secoué l’univers, des transactions à faire, des missions proposées, des objets à acheter et à vendre et bien d’autres choses encore. Comme dans Freelancer, une station se résume à quelques tableaux animés et on s’y déplace comme dans un menu d’options. |
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Une fois sorti dans l’espace, on ne sera pas non plus abasourdi par la qualité graphique de l’ensemble, même avec des détails poussés à fond. Les effets sont beaux, les textures de qualité, bien entendu, mais cela reste du déjà vu. La maniabilité de votre appareil est par contre une réussite : simple et complète, elle permet une navigation aisée et des déplacements instinctifs lors des combats, que l’on joue à la souris ou au joystick. Ergonomique, l’interface ne déroutera personne. On se croirait revenu au temps béni des Wing Commander, modèles du genre. En fait, ce qui fait principalement l’intérêt de Darkstar One, c’est l’étendue de son univers ainsi que sa richesse. En vous tenant informé des derniers événements lorsque vous vous arrimez à une station, vous imaginerez facilement le monde tourner. Même si le contexte est tout sauf original, il faut bien avouer que les concepteurs maîtrisent leur sujet. Au chapitre des reproches, on formulera aussi un certain regret quant à l’impossibilité de jouer en réseau à Darkstar One, le caractère répétitif des missions secondaires et la durée de vie limitée de la campagne (mais les missions secondaires augmenteront votre temps de jeu).
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Darkstar One est un bon jeu, mais il n'apporte rien de neuf au genre et est relativement gourmand. |
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| Images Darkstar One | |||
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