Qu'elle semble loin l’époque épique où des passionnés d’informatique créaient de leurs propres mains, parfois dans leur garage, parfois dans leur chambre d’étudiant, des petits jeux de quelques Ko à peine, tenant sur une cassette ou une disquette vierge. Malgré un gameplay souvent simpliste, ces bouts de codes savaient tenir le joueur en haleine de longues heures, délaissant, contrairement à nombre de jeux actuels, la prouesse visuelle au profit du plaisir de jeu. En souvenir de cette « bonne vieille époque », il était temps de vous parler de Nexuiz, sorte de pied de nez à la situation actuelle du marché du jeu, qui veut qu’amusement maximum rime avec PC de la Nasa et jeu à 500 balles (OK, ça rime pas, mais l’idée est là). Comme son nom de voiture japonaise ne l’indique pas, Nexuiz est un FPS résolument orienté multijoueurs, développé par Alientrap et disponible depuis l’été 2005. Là où ça devient carrément intéressant, c’est que le jeu se révèle être complètement et totalement gratos, et que les ptits gars d’Alientrap ne font pas des courses de trottinette dans leurs locaux de Malibu, mais sont en réalité une team virtuelle composée d’une vingtaine de programmeurs binoclards aux doigts agiles qui bossent sur le projet depuis 2002. Des mecs bénévoles qui codent un jeu gratuit dans leur coin, ça vous rappelle rien ? C’est donc avec ce bon vieux team spirit, cher à la licence GPL, qu’a été développé Nexuiz, clone de Quake 3 réalisé avec l’unique ingrédient indispensable à la réalisation d’un bon titre : la passion. En s’attelant à Nexuiz, Lee Vermeulen (initiateur du projet) et ses copains d’Alientrap avaient un cahier des charges à la fois simple et difficile à mettre en œuvre, à la fois au regard de leur éloignement géographique mais également du budget du jeu, proche du zéro absolu. Revenir aux sources du FPS, aux règles simples qui ont donné au genre ses lettres de noblesse. En deux mots, destruction = distraction. Du Deathmatch, du vrai, avec des roquettes qui volent et des tripes qui giclent, sans otages crétins à sauver et autres bases improbables à infiltrer.
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