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| | Non môôôsieur ! Ce n'est pas la taille du fusil qui compte. |
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| | Les cinématiques ont pris un sacré coup de vieux. |
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| | La moindre détonation est forcément fluo. |
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Si vous suivez un tant soit peu l’actualité du jeu vidéo, vous n’êtes pas sans savoir que comme le disait Jean-Pierre Raffarin : « Pour jouer à Halo 2 sur un PC, il est indispensable d’avoir la Vista ». En effet, le portage fidèle du soft de Bungie daté de 2004, a été choisi comme fer de lance des Games for Windows… en 2007. Déjà à ce stade de notre test, on peut déjà se demander pourquoi ne pas avoir attendu Halo 3 (dont une preview traine déjà dans la 360 de la rédac…) ? Pour pouvoir nous le sortir en 2010 ? Ce mystère restera sans réponse. Toujours est-il qu’au niveau du soft lui-même, Bungie n’a rien changé à la recette originale. Apport de Windows Vista oblige, il suffit d’insérer le DVD dans le lecteur et de cliquer sur jouer pour lancer une partie. Pendant que nous commencions à gambader dans les vertes contrées métalliques couloirs d’Halo 2, le soft poursuivait seul son installation qui devient (presque) totalement transparente. Comme promis, Vista va bien essayer de rapprocher le PC d’un support type console, mais il y a fort à parier que laisser le soft de Microsoft gérer l’install à la place du joueur en dérange plus d’un. La propagande ambiante clame haut et fort que Direct 10 dispose de tout un arsenal pour rendre vos jeux plus beaux ? Et bien ce ne sera pas ce Halo 2 qui vous en donnera la preuve. Les origines consoleuses du titre apparaissent clairement dans le menu des options. Outre le fait que les boutons de la Xbox soient dessinés à l’écran, nous avons ici à faire à l’un des seuls FPS, pour lequel il soit possible de configurer un pad (360 de préférence) en alternative à un combo clavier/souris. Mais Halo 2 sera aussi certainement le seul FPS de 2007 à ne pas pouvoir outrepasser le 1280x1024. Même s’il est possible d’activer un antialiasing x2 ou x4, les réglages restent sommaires. Graphiquement Halo 2 n’a pas changé d’un iota par rapport à la Xbox première du nom, il a gardé ses armes cyber fluos, ses jolis effets de lumières et ses aliens échappés d’un film de Steven Spielberg. Il faut aimer les couleurs vives et les textures à dominance bleue et violette. En 2004 sur une console le résultat étonnait. Aujourd’hui la surprise est passée. Mais c’est surtout le level design de ce Halo 2 qui risque de rebuter le public PC. Durant tout le jeu, Master Chief ne fait qu’emprunter des couloirs désespérément vides. Si jamais un élément de décor traine, ce ne sera jamais de l’herbe ou une table… ce sera une voiture accidentée. La pilule est certainement passée sans soucis sur Xbox, mais sur PC, 2004 c’était quand même Half-Life 2 qui, faute d’être aussi chatoyant et séduisant qu’Halo, était largement un cran au dessus au niveau de l’univers. Alors maintenant si l’on songe que le PC vient de recevoir ce modeste jeu qu’on nomme Stalker, passer sous silence le vide sidéral des décors du soft de Bungie serait une grave faute professionnelle. En fait, malgré toutes leurs couleurs, les lieux manquent cruellement de chaleur. Les intérieurs sont toujours soit trop vastes, comme les tunnels où Master Chief chasse les covenants, soit trop étroits, comme la base de l’hérétique où les lieux sont terriblement répétitifs (ce qui complique d’ailleurs la progression). Les rares scènes en extérieurs tirent mieux leur épingle du jeu, avec des décors de taille moyenne parfois travaillés sur plusieurs niveaux un peu plus alambiqués (comme le second tableau). Au final le level design d’Halo 2 se révèle trop inégal en qualité, un défaut qui heureusement, n’atteint pas l’intensité de jeu.
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