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| | Le Grand Disciple Gomend (en blanc), et ses quatres fils dont vous, Dehon, à droite. Toute la famille des démons au complet. |
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| | Un lieu de culte et de prière. |
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Dehon se tient droit dans un couloir noir. Son corps est noir, son visage même est noir sous son casque blanc. Graphisme bicolore angoissant. Dehon est noir et blanc sur fond noir et blanc, et au centre de l’écran s’allonge un corps noir et blanc sur une flaque de sang orange. Impossible d’en détourner les yeux : on ne voit que ça. Dehon s’approche et se rappelle, se rappelle avoir dévoré le visage de cet esclave mort, se rappelle de sa souffrance et s’en délecte dans un suprême instant de noirceur. Une incantation, un mot, une porte s’ouvre. A travers les fenêtres blanches, le noir, le néant. Au fond de cette cathédrale du mal, Gomend, le père de Dehon, se meurt en maudissant son tombeau. Ce tombeau, c’est votre sanctuaire.
Dans Victi, le joueur est Dehon, un des quatre disciples d’une caste de démons suprêmes. Votre forteresse dérive accrochée à un astéroïde. A l’intérieur, vous, vos frères, vos morts. Dehors, le Mal. Il n’a pas de forme, il détruit tout, engloutit tout, enrobe tout dans la solitude et le néant. Rien dans l’air, si ce n'est le Mal à perte de vue. Même au cœur de votre forteresse assiégée, le danger rôde. Le Mal est en vous : Dehon, en proie à la folie, perd ses esprits, sa mémoire… Se perd lui même. La promesse est faite sur le lit de mort de son père de parvenir à échapper à ce mal, à sortir de la forteresse. Le défi est lancé de venir à bout du néant, de ne pas se laisser dévorer de l’intérieur, d’être tout simplement et de décider.
Voilà en quelques mot ce qu’est Victi : une histoire complexe, fantastique et inspirée. Un voyage initiatique à la reconquête d’une identité, d’un passé, dans un monde noyé sous le mal, un monde dans lequel ne perce aucun espoir. Ne pas se laisser aller, ne pas se laisser faire, être le plus fort, ou ne rien être du tout.