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| | Un bon camouflage à la Predator |
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La grande nouveauté du soft de Crytek, c’est bel et bien la nanosuit. Cette seconde peau possède l’étonnante capacité de booster vos aptitudes guerrières. D’un simple click de souris, votre avatar peut bénéficier d’une super vitesse, d’une force surhumaine, d’une armure incassable ou d’un mode camouflage –qui nous ramène d’ailleurs à Predator. Vous êtes une vraie machine à tuer, et cela le joueur le ressent dès les premiers instants du jeu. Le sentiment d’invulnérabilité que procure cet équipement de pointe est grisant. Mais on se rend très vite compte qu’il ne suffira pas pour passer en force partout. Malgré la grande puissance dont dispose le joueur, Crytek est parvenu à convenablement équilibrer la difficulté de jeu, ce que précisément les développeurs de Timeshift n’ont pas su faire (comment ça j’insiste ?). Car chacun de ses pouvoirs a évidemment ses limites. Vous ne pourrez pas rester invisible éternellement, et à la moindre attaque de votre part, le sortilège sera rompu. Alors on se plante, camouflé, au milieu d’un chemin. Une fois la dernière sentinelle passée, on la tue d’une rafale. Ensuite tout va très vite : passage en mode sprint, impact sur une voiture pour faire voler, puis en force pour repousser au poing tout un camion, avant de terminer les survivants en utilisant le mode armure maximum. S’il est difficile, ou peu naturel, de jongler entre ces quatre pouvoirs, l’habitude se prend vite et la variété de gameplay qui en découle est vraiment appréciable. Certains traverseront tout le jeu en camouflage en évitant le combat autant que possible, d’autres en revanche sauteront de toit en toit explosant voitures et baraques à coups de poings… Crysis, ça ressemble à Farcry de loin, on y retrouve les sensations de Farcry mais il y a ce petit plus qui avec trois fois rien, enrichit considérablement le gameplay.
Pour compléter sa panoplie de parfait petit tueur, Nomad dispose bien sûr de tout un arsenal. Grenade, pistolet, uzi, sniper, fusil d’assaut, lance roquette et bien sûr… frappes nucléaires. Chaque arme peut être paramétrée à la convenance du joueur. Sur chaque flingue, vous pourrez posez au choix une lunette courte portée, un zoom de l’espace pour les assauts lointains, un lance fléchettes tranquillisantes ou un lance grenade… Le choix est vaste, et encore, je passe sur l’arsenal des véhicules qui traînent sur votre passage. Pourtant malgré le nombre d’armes dont dispose Nomad, aucune ne procure vraiment de bonnes sensations de shoot. Il faut trop de balles à un simple soldat pour mourir. Alors nos lascars en profitent pour courir à découvert sans crainte. Il faut distinguer deux types d’ennemis. Ceux qui sont en factions et les autres. Pas de problème avec ceux qui gardent un point, ils remplissent parfaitement leur rôle. Les autres en revanche, tenteront de s’approcher de vous pour vous tuer… en se rendant là où ils vous auront vu. Mettez vous à découvert, camouflez vous sur place, et bientôt ils tourneront autour de vous. Basique. Mis à part ceci, l’IA fait plutôt bien illusion sur la longueur. C’est d’ailleurs sur la longueur que le jeu s’apprécie vraiment. Si la première phase fait beaucoup (trop ?) penser à Farcry, la suite se décante. Finis les combats de chars ou les sentinelles à abattre dans la jungle, si vous jouez le simple soldat durant la première moitié du jeu, vous serez un vrai héros durant la seconde. L’ambiance s’y fait lourde et donne enfin au jeu une once de charisme propre au jeu, et le mélange alien/combat en apesanteur n’est pas sans rappeler ce bon vieux Duke, mais chut ! C’est une surprise.