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| | Le laidron du jour : la fumée made in Airborne |
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Cette intro, unique en son genre et des plus jouissive, remplit bien son rôle : amener enfin un brin de nouveauté et de sensations dans un FPS Seconde Guerre Mondiale. Le joueur est plongé au cœur d’une bataille déjà bien entamée. Ses objectifs en poche il doit, nanti de son escouade, parvenir à détruire les batteries Anti-Aérienne ennemies. Deux d’entre elles se trouvent sur le toit de la mairie, deux autres à l’est et à l’ouest du village. Placé presque au milieu de ses quatre cibles principales, Travers doit se décider pour l’une ou l’autre destination et commencer son périlleux ouvrage.
Ce premier niveau du jeu, s’apparentant plus à une carte multijoueurs qu’à un niveau ordinaire de MoH, est loin d’être compliqué. Il sert plus de mise en bouche que de vrai challenge. On ne s’y perd jamais. Les contrôles du personnage sont basiques, on retrouve la prise en main classique des FPS et, pour un adepte du genre, quelques secondes suffiront pour se familiariser avec les différents mouvements (limités au demeurant). La visée se fait au travers d’une croix plus ou moins grande en fonction de la précision du flingue tenu en main ou via la visée à l’épaule, dite IronSight (qui utilise le viseur réel de l’arme). Rien de changé de ce côté, en vue IronSight le joueur peut lorgner au coin d’un mur ou passer subrepticement la tête par-dessus son abri pour un rapide compte rendu de la situation avant de vider son chargeur le cas échéant. Le tout est très ergonomique, rapidement assimilé, d’autant plus si l’on est fan de la série.
Il faut bien l’avouer, le moteur graphique nouvelle génération de cet opus déçoit. Ce n’est pas laid pour autant, loin s’en faut, la profondeur de champ est par exemple hallucinante mais on est loin de ce que l’on peut attendre en 2007, surtout après avoir vu tourner Bioshock. De nombreux objets sur les personnages et armes scintillent désagréablement, certains personnages sont modélisés à la truelle, les textures sont très moyennes tout comme les éclairages, et la fumée volumétrique est simplement laide. Airborne abuse d’ailleurs des effets de flous, sans doute pour cacher quelque peu la misère… Heureusement, l’ambiance sonore est de qualité avec des bruitages réels (armes, avions…) enregistrés pour l’occasion, les vociférations alentour sont réalistes et la musique symphonique on ne peut plus larmoyante fait son effet. Classique mais efficace. Airborne dispose d’un moteur physique poussé (notez que l’installation des drivers Physix est obligatoire lors de l’installation) mais étrangement il n’est pas du tout utilisé en terme de gameplay. Il ne sert que pour les personnages tombant avec panaches après avoir encaissé une rafale. On aurait aimé un peu d’interactivité avec l’environnement, hélas, il n’y a absolument rien : les caisses en bois résistent aux roquettes, une grenade ne fera pas voler un seule feuille de papier dans un bureau… Au jour d’aujourd’hui, EA se contente du strict minimum et pas sûr que les joueurs en fassent autant.