Il est des héros de FPS que les joueurs PC portent aux nues pour leur charisme, leur violence et leurs petites phrases cultes. Et tout de suite vous pensez : Duke Nukem. Mais il n’est pas le seul testostéroné du monde du jeu vidéo à faire l’objet d’un culte. Bien que moins retentissante que son modèle, la carrière de Serious Sam est jalonnée de sang, de jeux bourrins et d’humour potache. Seroius Sam 3 : BFE ne fait pas exception à la règle et on aurait aimé que les développeurs se creusent un peu plus le citron pour nous pondre un jeu bien meilleur.
Garçon ! Un steak bien saignant !
|
Le scénario de ce troisième opus des aventures de Serious Sam tient sur une feuille de papier hygiénique simple épaisseur. Celui-ci retrace les évènements se déroulant avant le tout premier Serious Sam. Les humains ont trop tiré sur la corde des ressources naturelles et voient leur avenir bien limité dans le temps. Toutefois, un espoir renaît lorsque des archéologues découvrent les vestiges d’une civilisation ancienne à la technologie bien plus avancée que la nôtre. La joie est de courte durée car une armée d’aliens belliqueux débarque pour nous botter l’arrière train. La situation semble désespérée mais une option se profile à l’horizon. Une machine temporelle pourrait permettre aux dirigeants des nations de revenir dans le passé pour empêcher leurs contemporains de reproduire les mêmes erreurs et ainsi sauver la race humaine et la planète. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu et c’est à Sam que revient l’insigne honneur de mettre la main sur la fameuse machine pour sauver le monde. Vous l’aurez constaté par vous-même, cette histoire est vue et revue depuis bien longtemps dans de trop nombreuses productions pour nous passionner. Mais qu’à cela ne tienne, nous sommes là pour fragger de l’extraterrestre à tour de bras et à ce niveau-là, on n’est clairement pas déçu !
|
C’est bien simple, la campagne solo de Serious Sam 3 BFE se résume à un mode horde à la durée de vie avoisinant les six à huit heures de jeu. C’est dans la moyenne basse du genre mais au moins la difficulté est au rendez-vous. Même en mode normal, le jeu offre un véritable challenge toutefois mal équilibré. Cette difficulté est mal dosée comme pas permis et on ne compte plus les passages trop faciles ou trop difficiles. Pour résumer, il faut en permanence résister à des vagues d’ennemis plus ou moins importantes. Si la première moitié de la campagne s’enchaîne avec facilité, la suite est bien plus ardue. Le level design n’est pas terrible dans ce Serious Sam. Nous avons le droit soit à des couloirs, soit à des arènes de combat de masse avec quelques couverts pour faire bonne mesure. Rien de bien inventif mais, une fois encore, le fond de commerce de la licence est le frag bourrin. Et là on est servi. Les ennemis se suivent à la queue-leu-leu et viennent s’empaler sur le canon de nos armes. On trouve les grands classiques du genre dans l’arsenal comme le fusil à pompe, le fusil à canon scié, le fusil d’assaut, le minigun et aussi un pistolet automatique aux balles infinies, rien de bien neuf comparés aux anciens épisodes. Le gameplay est bourrin à souhait et on se régale à se couvrir du sang de nos ennemis.
























