Une boîte bien belle au design proche de l’affiche de Scarface, un scénario basé sur le casse du siècle, des personnages charismatiques… Bref, un emballage on ne peut plus luxueux pour le nouveau jeu d’infiltration de Monte Cristo. Hélas, on constate rapidement que l’habit ne fait pas le moine… Quand bien même il coûte seulement 39 Euros.
Ca commençait plutôt bien…
L’histoire est plutôt bien ficelée, le synopsis de départ étant assez proche d’un film tel qu’Ocean Eleven ou Les Experts, puisqu’il vous propose d’incarner une bande de cambrioleurs, chacun possédant des aptitudes différentes. Au cœur de l’intrigue, Taylor, qui, cinq ans plus tôt, s’est fait trahir par son coéquipier Stephen Foster. Vous prenez donc les commandes de Robert et sa bande de fripouilles pour réaliser le casse du siècle, après une évasion de prison. Equipement de haute technologie, équipe composée de spécialistes… : hélas, les moyens matériels ne font pas tout, et vous serez seul à élaborer le plan parfait pour déjouer les pièges de la sécurité.
Innovation assez bienvenue, la possibilité de jouer sur trois écrans simultanément. Seul. Vous contrôlez l’action avec un système d’écran partagé, ce qui pousse le gameplay du jeu vers un aspect plus stratégique. Mais les graphismes sont assez pauvres, et les textures encore plus. Malgré des décors variés, on était en droit d’attendre beaucoup mieux. A quand le moteur graphique adaptable sur n’importe quel type de machine, de la plus ancienne à la plus récente ?
Pour le reste, les mouvements sont plutôt fluides et bien réalisés. L’ambiance est assez prenante, et on se surprend à se prendre au jeu malgré ces quelques errances techniques. Hélas, la joie est de courte durée…
La maladie du script fou !
Les jeux estampillés Infiltration tels qu’on les connaît laissent en général une grande liberté au joueur. Prenez Splinter Cell par exemple, qui est LA référence du genre : des lieux immenses, regorgeant de petits coins sombres, des possibilités différentes pour chaque joueur, et une utilisation de scripts finalement assez peu présente. Et bien ici, c’est tout le contraire, et c’est bien dommage. Vous ne pouvez faire que ce que les développeurs d'Eko Software ont décidés que vous feriez, qui plus est dans tel ordre et pas tel autre.
Si par exemple, au cours d'une une mission, vous passez par un chemin où normalement vous devez neutraliser un garde, et que vous ne le faites pas, alors un personnage secondaire ne pourra pas crocheter la porte à l’autre bout de la map. Deux évènements qui n’ont aucun rapport entre eux, mais qui sont malgré tout liés par un script lamentable, et qui plombe totalement le côté immersif du jeu. Bonne chance pour comprendre le fonctionnement de tous ces scripts : peut-être est-ce finalement le plus grand défi du jeu, d'ailleurs. Réaliser une mission entière en se rendant compte juste à la fin que Monsieur Machin n’a pas fait ce qu’il devait faire normalement, pour la simple et bonne raison que vous êtes passé par un endroit non prévu par les développeurs, s'avère évidemment plus que frustrant, pour ne pas dire littéralement rageant. Bref, on coupe le jeu net au bout de la troisième fois consécutive (car les deux premières, on ne comprend pas ce qui cloche).
Ajoutez à cela une IA déplorable (il arrive ainsi que certains gardes arrètent soudainement de vous courir après, même si vous ne vous cachez pas), et une maniabilité pas vraiment aisée (probablement dû au fait qu’il s’agit d’un portage de la Playstation 2), et vous comprendrez de quoi il retourne véritablement.
Conclusion
TH3 Plan démarrait de manière plutôt sympathique. Malgré des graphismes en deçà de ce que l’on était en droit d’attendre, Monte Cristo tenait une idée qui, si elle avait été bien exploitée, aurait pu combler nombre d’entre nous. Hélas, l’exercice était difficile, et le parti pris des développeurs de délibérément limiter le joueur s’avère un peu trop old school pour que ce titre se fasse une place au soleil. TH3 Plan est donc un petit titre sans réelles prétentions, alors qu’un effort de plus aurait suffi à l’élever non pas au rang de soft indispensable, mais au moins à celui de divertissement agréable. Les 13 missions sont d’ailleurs variées et pleines de rebondissements, dans des décors bien différents et aux influences diverses (telle qu’une prison ou bien un musée, ou encore un train). Monte Cristo n’a pas réussi à concrétiser, et les défauts qui plombent le titre ne mènent qu’à une seule conclusion possible : frustrant.
1 avis a été déposé sur Th3 Plan PC :
je viens de commencer le jeu. Je suis sur Ps2 et pour 2006 il aurait pu faire mieux. Maniabilite et visuel moyen, mais jouable. Le...

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