Quelqu’un a-t-il entendu parler de Officers ces derniers mois ? Un petit tour par la rubrique News de la fiche m’indique que les dernières nouvelles concernant le jeu datent d’il y a 6 mois… Et voilà qu’un beau matin, la poste nous apporte le CD du jeu. Un logo Anuman apposé sur le DVD nous laisse penser qu’on pourrait encore frôler la catastrophe vidéoludique. Et pourtant ! Et pourtant, Officers n’est rien de moins que le successeur spirituel de Sudden Strike. Un bon petit jeu sur la Seconde Guerre Mondiale impliquant des centaines d’unités à l’écran, sur des champs de batailles gigantesques. Une surprise bien trop rare pour être ignorée.
Et *encore* un débarquement
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Il semble que, non seulement le thème de la Seconde Guerre Mondiale n’est pas encore tout a fait mort, mais il bouge encore ! En tout cas, Officers reprend une fois de plus l’épisode du débarquement allié mainte fois mis en scène dans les jeux de stratégie. La campagne solo du jeu de GFI comprend en tout six énormes cartes retraçant la campagne de libération en Europe, du débarquement jusqu’à la prise de Berlin. Pas de héros, peu de mise en scène, Officers est un jeu relativement austère avec sa musique ringarde et ses bruitages bien cheap. Mais qu’importe, puisque le public visé n’est pas le vieux joueur de wargame papier, mais bien l’insatiable fan de Sudden Strike.
Si la campagne ne comporte que six missions, celles-ci sont, en revanche, conséquentes. Il m’a par exemple fallu plus de cinq heures pour venir à bout de la première. Dans Officers, les missions se décomposent en objectifs primaires et secondaires. Pour remporter la partie, il faut capturer les Points Stratégiques (PS) détenus par les Allemands au nombre quatre ou cinq par cartes. Ces PS sont matérialisés par des villes, des aérodromes ou des dépôts de munitions importants et souvent bien gardés. Pour venir à bout de ces PS, il faut généralement prendre des points secondaires (petits villages, base radars, entrepôts d’armes mineurs), qui, une fois libérés octroient des bonus divers, comme des tirs d’artillerie supplémentaires ou des camions de ravitaillement nécessaires à l’octroi de renfort. Nombreux (une cinquantaine sur la première mission), il n’est pas obligatoire de tous les prendre. Mais ils permettent d’obtenir un certain répit lorsqu’il s’agit de stopper les vagues de contre-attaques allemandes. Ce système de points primaires et secondaires est efficace, il permet de mener plusieurs assauts en même temps et surtout de se rendre compte de la taille gigantesque des cartes du jeu. Si l’on en croit le press-kit, celles-ci peuvent s’étaler sur 25 km². Difficile de juger, en tout cas la ligne d’horizon est très généreuse et les unités affichées à l’écran incroyablement nombreuses.
Deutschland über alles !
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La prise en main du jeu est immédiate pour qui a déjà touché à un jeu de stratégie. Officers se joue comme un STR classique et, visiblement, tout a été mis en œuvre pour le rendre très accessible. Quelques raccourcis clavier pour utiliser les compétences spéciales de ses unités (à couvert, avance en formation, tir de barrage), une gestion des groupes bien pensée et surtout peu de choses à mémoriser avant d’aller au combat. Tout comme dans Sudden Strike, la particularité du jeu est de mettre en scène des combats opposant simultanément des centaines d’unités. Et, contrairement au troisième épisode (raté) de la série de Fireglow, de nombreuses idées sont présentes pour alléger le management de ses troupes. L’infanterie, par exemple, est regroupée par escouades d’une dizaine de spécialistes (parachutistes, mitrailleurs, anti-tanks et membres du génie). Une icône flotte en permanence au-dessus des squads, permettant de les repérer facilement dans des combats opposant des troupes nombreuses. C’est bien vu, et contrairement à Sudden Strike, on ne passe pas tout son temps à chercher les bonnes unités durant les combats.
Les combats sont également très simples à appréhender. A mi-chemin entre réalisme et fun immédiat, ils respectent quelques subtilités techniques (les soldats armés de mitrailleuses ne peuvent pas dézinguer un char, les tanks possèdent un blindage plus faible à l’arrière et sur les côtés, l’infanterie peut se mettre à couvert dans des tranchées…) sans être pour autant contraignants. La balistique, à ce titre est peu rigoureuse : il n’est pas rare que des blindés lourds touchent systématiquement leurs cibles alors qu’ils sont en mouvement. En contrepartie, il faudra systématiquement envoyer des éclaireurs (véhicules ou infanterie avec une ligne de vision élargie) pour repérer des unités cachées par une forêt ou un relief. Oui, comme dans Sudden Strike… Les unités justement, si elles sont nombreuses à l’écran, ne possèdent pas la diversité d’un Sudden Strike. Quatre types uniquement, une vingtaine de véhicules contrôlables (rien que du très classique : blindés légers, lourds, jeeps, véhicules antiaériens) et quelques avions qu’on ne dirige pas directement (bombardement, chasse et reconnaissance) et c’est tout pour le camp allié. Il est heureusement possible de jouer les Allemands dans le mode multijoueurs. Le contrôle de quelques canons et véhicules allemands est également possible (en tuant leurs occupants), mais pour l’essentiel de la campagne solo, on se contentera principalement d’unités américaines.
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1 avis a été déposé sur Officers PC :
Je viens d'avoir un charmant monsieur du service assistance technique de Anuman. Celui-ci m'a assuré qu'un Pack serait disponible...

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