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Test War on Terror |
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Dans le cadre d’un jeu de guerre, s’inspirer des événements réels peut évidemment amener le concepteur sur la dangereuse pente de la polémique. Comme son nom l’indique, War On Terror (guerre contre le terrorisme) s’inspire de la guerre menée par le gouvernement des Etats-Unis contre les terroristes. Si tout le monde s’accorde aujourd’hui pour dire que la lutte armée n’est sans doute pas la meilleure défense contre ces actes odieux et lâches, il ne semble pas en aller de même avec les concepteurs de ce jeu, qui veulent même en remettre une couche. Dans les briefings, certaines petites phrases tendent d’ailleurs au révisionnisme, avec notamment un mémorable « bien qu’il ait abrité par le passé de nombreux groupes terroristes, l’Irak est désormais le meilleur allié des World Forces »… En quelques mots, on revoit l’histoire et on entérine un succès des GI’s sur le terrain qui reste encore à confirmer. Bref. L’action du jeu se déroule dans un futur proche. Plus précisément en 2008, après qu’un nouvel attentat a frappé le sol des Etats-Unis d’Amérique. Une grosse bombe en plein centre de Los Angeles. C’est le signe d’un redéploiement militaire sous le couvert d’une nouvelle force armée : les World Forces, sans doute appelées à l’avenir à se substituer aux casques bleus. Ce sont alors pas moins de trois campagnes et 23 scénarios qui s’offrent à vous, et vous mèneront de l’Irak à la Chine en passant par les plus grandes villes du monde… Dans chaque campagne, vous incarnerez une armée différente, ce qui implique bien entendu des unités différentes : héros (des hauts gradés ou des as de l’infiltration), soldats et véhicules. War On Terror est un RTS où vous ne devrez pas exploiter des ressources, mais bien veiller à ramener à la base le plus grand nombre d’unités possible. |
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Après avoir choisi votre mode de jeu, de la campagne à l’escarmouche en passant par le multi, vous aurez souvent le loisir de vous « acheter » une armée. Pour ce faire, vous disposez d’un certain nombre de Points de Mission, que vous pouvez dépenser en achetant des troupes. Sachez cependant que les soldats tués en action ne reviennent pas, et qu’il est donc impératif de jouer à l’économie durant vos interventions musclées. Dans le même ordre d’idées, vos troupes accumulent de l’expérience en réussissant des cartons sur l’ennemi et rapidement, vos soldats experts vous deviendront indispensables. En gros, se repose la sempiternelle question du choix entre la qualité et la quantité. Les unités sont assez variées, tout en ne représentant pas un véritable catalogue. Vous pouvez acheter et utiliser des véhicules, à condition de les pourvoir d’un pilote à l’achat ou en cours de mission, véhicules dans lesquels vos hommes pourront entrer. WOT fait partie de ces jeux où les troupes peuvent investir des bâtiments, ou même emprunter des véhicules neutres trouvés sur le théâtre des opérations. L’interface est assez simple : on sélectionne, on clique, on choisit une option spéciale (défense, assaut, grenade…), et c’est parti. On ne se complique pas la vie, et pour peu que l’on ait déjà joué à un RTS avant, on comprend bien vite où l’on est. Les mouvements de caméra, zoom et dézoom, pivot, ne sont cependant pas du plus bel effet, et ne permettent pas de tirer pleinement parti de votre position divine par rapport à vos hommes. Le gros point faible du jeu semble résider dans son intelligence artificielle. Tout d’abord parce que vos ennemis n’en témoignent d’aucune sorte : ils sont placés sur la carte à un endroit spécifique et n’en bougent pas jusqu’à ce qu’ils se soient faits dégommer. Ensuite parce que vos propres soldats d’élite font n’importe quoi si vous les laissez faire : le pathfinding est atroce, ils engagent l’ennemi automatiquement, et ne profitent pas du décor pour se cacher ou pour se protéger. Se protéger de quoi, de toutes façons, puisque les projectiles passent à travers les murs ? Bon, ce n’est pas si grave, puisque même deux ou trois roquettes ne viendront pas encore à bout de vos valeureux barbouzes… Et tout est à l’avenant. Riche en possibilités, War On Terror semble avoir été fini à la hâte, omettant de soigner une foule de détails qui font pourtant la renommée d’un jeu. |
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Graphiquement, le jeu n’est pas exempt de bugs non plus, comme ces ombres qui font croire que l’action est vue par l’œil d’un peintre pointilliste ou impressionniste (bug qui est supprimé en annulant les détails des ombres dans le menu graphique). Les véhicules renversent tous les arbres sur leur passage en n’essayant même pas de les éviter (problèmes de pathfinding), mais il arrive qu’ils percutent des maisons sans pour autant subir le moindre dommage (problèmes de clipping). Dans le même ordre d'idées, ils roulent souvent sur vos propres hommes sans les blesser ; mais qu’ils roulent sur des ennemis, et là vous verrez qu’ils pèsent leurs tonnes. Pour le reste, les décors et personnages sont moyennement bien modélisés, et si le jeu ne recevrait pas un premier prix de beauté, il n’est guère repoussant non plus. La bande son est par contre assez soignée, avec des voix crédibles lorsqu’elles sont en anglais (pour le chinois, c'est à vous de juger - si votre niveau le permet). Les doublages en français ne sont par contre qu’inégaux dans le meilleur des cas. Les bruitages et la bande son se valent, et méritent une mention appréciable.
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Commentaire anonyme déposé
le 29/07/2007 :
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| Images War on Terror | |||
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