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| | Le feu tue les ennemis... mais il peut aussi vous bloquer la route |
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En bon vieux débrouillard, Carnby va devoir se sortir seul du guêpier dans lequel il se trouve. Quelques personnages secondaires se présentent bien sur sa route mais ils ne sont d’aucune aide. D’un grand hôtel sur le point de s’effondrer jusqu’aux profondeurs abyssales d’un Central Park méconnaissable, Eddy va crapahuter durant une douzaine d’heures à travers huit épisodes chapitrés comme un DVD. De manière surprenante, Eden permet aux joueurs de passer directement à la séquence de son choix (excepté le dernier chapitre) afin de ne jamais rester coincé face à un boss ou devant une énigme compliquée. Des « previously » permettent même aux joueurs pressés de tout savoir des péripéties qu’ils auraient pu zapper.
Côté gameplay, le jeu est un vrai Survival. Comprenez que le combat constitue la dernière de vos préoccupations et que la fuite perpétuelle deviendra le crédo du joueur. L’élément central d’Alone in The Dark est le feu. Meilleur ami et pire ennemi à la fois, le feu peut tuer Carnby mais reste également le seul atout permettant d’occire définitivement une créature corrompue par la Fissure (Lucifer). Eclater le crâne d’un zombie à la hache ou au maillet est vain. En revanche, un simple briquet accompagné d’une bombe anti-moustique suffit à transformer la plus méchante des créatures en résidu de cendrier.
Concrètement, le jeu offre deux visions. A la première et à la troisième personne. En appuyant sur la touche TAB, on passe d’une vue à l’autre. Ensuite, l’inventaire de Carnby, délimité par les poches intérieures de sa veste, permet au héros de saisir deux objets simultanément. Un dans la main gauche, un dans la main droite. Cette bonne initiative permet à Ed de combiner des outils en bon MacGyver occulte qu’il est. Un flingue à droite, une lampe-torche à gauche. Ou, comme mentionné plus tôt, un briquet et un spray vaporisateur. Pour les besoins d’une énigme ou pour se débarrasser d’un ennemi redoutable, il devient même possible d’aller plus loin en usant de divers stratagèmes. Cocktail Molotov improvisés, bouteilles d’alcool scotchées sur un ennemi puis explosées à l’aide de balles incendiaires : les bonnes idées ne manquent pas et consolident la réputation de la série en matière de Survival pur et dur. Au rayon originalité, le système de soin est particulièrement bien pensé. Résultantes de blessures causées par les ennemis, les plaies corporelles peuvent être désinfectées ou bandées par Carnby à l’aide d’items ramassés au fil du jeu.
Si les phases de tirs se font obligatoirement et malheureusement à la première personne, il est aussi possible de ramasser des armes de fortune le temps d’un combat au corps à corps. A la troisième personne cette fois-ci, on pourra contrôler les mouvements de Carnby à l’aide de la souris. Avec une poubelle, une chaise ou une bonbonne de gaz, il s’agit d’effectuer des mouvements réalistes, qu’ils soient verticaux ou horizontaux, pour asséner des coups. Si le pli se prend finalement assez vite dans l’urgence d’un combat, cette originalité du gameplay s’avère surtout sympathique dans l’optique de défoncer une porte ou un amas de débris. Là où d’autres chercheraient la clé idoine à ouvrir telle ou telle porte, Carnby répond par la violence d’un coup de pelle sur une serrure.