Test jeux Pc : Sherlock Holmes : La nuit des sacrifiés
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Test Sherlock Holmes : La nuit des sacrifiés

Sherlock Holmes : La nuit des sacrifiés
Nom Original Sherlock Holmes : The Awaken
Série Sherlock Holmes
Catégorie Jeux d'aventure
Thème Enquêtes policières
Développeur Frogwares
Editeur Focus Home Interactive
Date de sortie de Sherlock Holmes 23 novembre 2006
Site officiel de Sherlock holmes la nuit des sacrifies www.sherlockholmes-lejeu.fr
Nombre de joueurs dans Sherlock Holmes : La nuit des sacrifiés PC 1 joueur

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Oubliez l’ambiance bon enfant des jeux où Brian Basco ou George Stobbart tiennent le premier rôle : si vous espérez trouver un once d’humour dans La Nuit des Sacrifiés, il sera macabre. Le plus flegmatique des privés londoniens se lance sur les traces sanglantes d’un homme de la carrure d’un Phoenix d’In Memoriam. Aux côtés de Watson, Sherlock reprend du service dans une enquête inédite qui aurait fait honneur à Conan Doyle.


Test écrit par Hoopy le 18 novembre 2006.


Elémentaire, mon cher Watson


On ne peut rien lui cacher, à cet homme...
En mettant en lumière les bons indices, Sherlock fait part au joueur de ses déductions.

Tout est calme à Londres. Le brouillard brouillarde, la pluie pleut, et les rues sont désespérément calmes. Tout est trop calme, la vie suit paisiblement son cours. Lassé de ne pouvoir assouvir sa passion pour la résolution de crimes, Holmes s’ennuie. Il tue le temps à arpenter les avenues pavées. Mais un jour, tout s'accélère : la une des journaux locaux titre sur la disparition d’un suédois, et Watson lui-même constate la disparition d’un maori dans le voisinage… A compter de cet instant, Sherlock trouve matière à enquêter. Votre aventure commence.

Il faut reconnaître que le personnage d’Holmes est particulièrement fidèle à l’œuvre de Conan Doyle. Peu bavard, il laisse souvent en suspens les questions de son entourage et passe son temps plongé dans ses pensées à faire tourner à plein régime ses neurones, pour en tirer les stupéfiantes déductions qui l’ont rendu célèbre. Ponctuellement, lorsque le joueur a porté l’attention du personnage sur suffisament d’indices, une séquence cinématique permet à Holmes d’exposer au grand jour ses infaillibles théories. Porter l’attention n’est pas ici une circonvolution synonyme de trouver, car on récolte constament ça et là diverses pistes sans jamais trop voir les corrélations qui les unissent, et une fois un certain combo d’éléments réunis, un speach du londonien vient clore un chapitre et orienter le joueur. Et il ne fait pas bon avoir quoi que ce soit à se reprocher en secret quand on a un tel homme dans son entourage, car deviner les secrets, c'est sa passion, sa vocation. Le propre d’un polar est de détourner le regard du lecteur, de l’orienter sur divers faits disparates, pour tout résoudre en une brillante tirade du héros ou une seule scène. Ici, ce schéma a été conservé avec brio et tiendra à merveille le joueur en haleine, malgré le rythme un brin haché et chaotique de l’investigation dans une enquête totalement inédite, une réussite.



Pas un jeu d’aventure de pied tendre


L'asile est un passage particulièrement angoissant.
Watson ou le fantôme de Londres.
Mieux ne vaut ne pas savoir ce qu'il a ingéré, lui...

Plus que tout autre chose, la variété du gameplay surprend dans La Nuit des Sacrifiés. Tantôt on cherche des pistes, et une fois celles-ci sous nos yeux, Holmes sort sa loupe. A différents moments de la partie, le joueur se trouve en face d’un écran 2D qu’il convient d’analyser minutieusement. On examine les lieux à l'aide d'un effet loupe en jouant de la souris, puis vient le moment d’en retirer les coupables preuves d’un méfait à la pince à épiler ou au scalpel. Holmes et Watson tournent tout au long de l'histoire autour du mythique 21 Baker Street, centre névralgique de l’enquête, où notre privé revient étudier le fruit de ses investigations au microscope. Peu avant la fin de chaque chapitre, le joueur prend le contrôle de Watson pour effectuer diverses petites tâches. A chaque retour, immanquablement, Holmes a tiré dans le calme de sa solitude ses déductions et demande à Watson de faire de même. Autant de scènes qui précèdent dans les livres le traditionnel : « Elementaire, mon cher Watson ». Nous arrivons ici à l’un des points cruciaux qui différencie La Nuit des Sacrifiés des titres d’aventure à la mode. Watson se retrouve toujours devant cette question qui lui demande : « à quoi cela nous mène-t-il ? », question à laquelle il faut répondre à l’aide de son clavier en écrivant en toute lettre la réponse, sans aide aucune. Ce Sherlock Holmes est hardcore.

Quand on dit que le joueur ne dispose d’aucune aide, c’est partiellement faux. Tout au long de l’aventure, en bon privé, Holmes garde dans son inventaire une mine d’or de renseignements. Dans ce dernier, on peut stocker - et bien sûr combiner - divers items, mais surtout tous les dialogues, toutes les preuves, tous les lieux ou faits anormaux y sont consignés en vue de vous faire répondre à cette unique question : « à quoi cela nous mène-t-il ? ». Impossible ici (contrairement à d’autres titres) de résoudre une énigme sans savoir comment cela c’est passé. Même quand les indices ne semblent mener nulle part, le joueur est amené à y voir clair. Sans ça, l’enquête n’avance pas. On alterne phase d’investigation sans but précis avec de l’aventure classique où un problème exposé attend une réponse adéquate, comme par exemple trouver le moyen d’endormir un garde pour accéder à tel ou tel objet.

Outre la diversité des énigmes qui sont proposées au joueur, si l’on prétend que ce Sherlock Holmes n’est pas destiné aux pieds tendres, c’est surtout qu’il pèse sur le jeu une ambiance lourde et glaciale. Sur les docks, les cadavres trahissent leurs invisibles présences par d’angoissantes tâches de sang. Des tréfonds d’un sanctuaire tout droit sorti d’une œuvre de Lovecraft aux cellules matelassées d’un asile, la bande originale saura mettre le joueur mal à l’aise. Bourdonnements sourds, silences, ou cris de désespoirs entrecoupés de sanglots : ce jeu n’est pas à mettre entre toutes les oreilles. Si on en croit le PEGI, il est d'ailleurs recommandé aux 12 ans et plus. Mais par précaution, essayez d’éviter d’y exposer de trop jeunes joueurs, car même quand le jeu ne veut pas faire peur, il parvient à faire sursauter. Tout cela tient beaucoup à sa réalisation…





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Télécharger une démo jouable de Sherlock Holmes : La nuit des sacrifiés


      Demo française       Informations

Cette demo identique à la version allemande vous permettra de découvrir le début de l'aventure, à savoir le quartier de Baker Street.




 
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  Télécharger le jeu complet
19,99€
 


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Poids de la démo : 687 Mo
Temps de téléchargement estimé :
   10 Mbits : 0 h 09 m
   5 Mbits : 0 h 18 m
   1 Mbit : 1 h 31 m
   512 Kbits : 3 h 03 m
   56 Kbits : 27 h 54 m
Téléchargements :
    4 290, dont 32 ce mois-ci
Date d'ajout : 22/11/2006


 Images Sherlock Holmes : La nuit des sacrifiés




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 Avis déposé le 04/08/2008 (19/20) :
Superbe ambiance! Glauque à souhait, et toujou