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| | L'asile est un passage particulièrement angoissant. |
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| | Watson ou le fantôme de Londres. |
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| | Mieux ne vaut ne pas savoir ce qu'il a ingéré, lui... |
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Plus que tout autre chose, la variété du gameplay surprend dans La Nuit des Sacrifiés. Tantôt on cherche des pistes, et une fois celles-ci sous nos yeux, Holmes sort sa loupe. A différents moments de la partie, le joueur se trouve en face d’un écran 2D qu’il convient d’analyser minutieusement. On examine les lieux à l'aide d'un effet loupe en jouant de la souris, puis vient le moment d’en retirer les coupables preuves d’un méfait à la pince à épiler ou au scalpel. Holmes et Watson tournent tout au long de l'histoire autour du mythique 21 Baker Street, centre névralgique de l’enquête, où notre privé revient étudier le fruit de ses investigations au microscope. Peu avant la fin de chaque chapitre, le joueur prend le contrôle de Watson pour effectuer diverses petites tâches. A chaque retour, immanquablement, Holmes a tiré dans le calme de sa solitude ses déductions et demande à Watson de faire de même. Autant de scènes qui précèdent dans les livres le traditionnel : « Elementaire, mon cher Watson ». Nous arrivons ici à l’un des points cruciaux qui différencie La Nuit des Sacrifiés des titres d’aventure à la mode. Watson se retrouve toujours devant cette question qui lui demande : « à quoi cela nous mène-t-il ? », question à laquelle il faut répondre à l’aide de son clavier en écrivant en toute lettre la réponse, sans aide aucune. Ce Sherlock Holmes est hardcore.
Quand on dit que le joueur ne dispose d’aucune aide, c’est partiellement faux. Tout au long de l’aventure, en bon privé, Holmes garde dans son inventaire une mine d’or de renseignements. Dans ce dernier, on peut stocker - et bien sûr combiner - divers items, mais surtout tous les dialogues, toutes les preuves, tous les lieux ou faits anormaux y sont consignés en vue de vous faire répondre à cette unique question : « à quoi cela nous mène-t-il ? ». Impossible ici (contrairement à d’autres titres) de résoudre une énigme sans savoir comment cela c’est passé. Même quand les indices ne semblent mener nulle part, le joueur est amené à y voir clair. Sans ça, l’enquête n’avance pas. On alterne phase d’investigation sans but précis avec de l’aventure classique où un problème exposé attend une réponse adéquate, comme par exemple trouver le moyen d’endormir un garde pour accéder à tel ou tel objet.
Outre la diversité des énigmes qui sont proposées au joueur, si l’on prétend que ce Sherlock Holmes n’est pas destiné aux pieds tendres, c’est surtout qu’il pèse sur le jeu une ambiance lourde et glaciale. Sur les docks, les cadavres trahissent leurs invisibles présences par d’angoissantes tâches de sang. Des tréfonds d’un sanctuaire tout droit sorti d’une œuvre de Lovecraft aux cellules matelassées d’un asile, la bande originale saura mettre le joueur mal à l’aise. Bourdonnements sourds, silences, ou cris de désespoirs entrecoupés de sanglots : ce jeu n’est pas à mettre entre toutes les oreilles. Si on en croit le PEGI, il est d'ailleurs recommandé aux 12 ans et plus. Mais par précaution, essayez d’éviter d’y exposer de trop jeunes joueurs, car même quand le jeu ne veut pas faire peur, il parvient à faire sursauter. Tout cela tient beaucoup à sa réalisation…