Parmi les jeux actuels, beaucoup ont la prétention de s’attribuer le titre de « Simulation ». Mais que signifie exactement ce terme ? C’est là qu’intervient tout le travail des développeurs de chez Sonalysts. Avec Dangerous Waters, ils entendent montrer clairement au public comme aux professionnels ce qu’un jeu dit de « simulation » doit comporter.
Tout joueur digne de ce nom connaît la célèbre série des Flight Simulator de Microsoft, et leur renommée tant dans le milieu professionnel et public pour son exactitude et sa capacité à coller au plus près de la réalité. Et bien, oubliez votre conception de la simulation, car Dangerous Waters va vous en mettre plein la vue ! Certes, il ne renouvelle pas complètement le genre de la simulation en bouleversant les mœurs, mais, dès l’installation, on sent combien d’heures les développeurs ont du passer à répertorier, reproduire, et modéliser. Sonalysts, société à l'origine du titre, n'a en effet rien à voir initialement avec les jeux vidéo, mais a su mettre à profit ses 30 années d’expérience au sein de l’US Navy à modéliser et à entraîner véhicules et personnels pour donner jour à ce simulateur on ne peut plus réaliste.
Car si Dangerous Waters ne révolutionne pas le genre, il lui met une sacrée claque. La possibilité de jouer sur quatre plate-formes est exceptionnelle. Avion, hélicoptère, bateau, sous-marin : toutes vos envies de général en herbe seront satisfaites. En outre, même si seulement 11 sont jouables, pas moins de 270 véhicules sont répertoriés dans le jeu. Avec toutefois une prédominance de la simulation sous-marine (8 véhicules jouables parmi les 11).
Un art pas toujours facile à maîtriser…
Côté graphismes, on déplore une légère déception. Les vues extérieures étant très réduites, vous passerez en effet le plus clair de votre temps derrière un tableau de contrôle ou des instruments de bords. Cela dit, la modélisation intérieure est remarquable, les boutons et tous les systèmes de commande sont reproduits avec un degré de réalité et de précision impressionnant. Mais dès que vous sortez la tête de votre panneau de contrôle pour jeter un œil au dehors, la déception est au rendez-vous. Certes, le résultat 3D n’est pas horrible à proprement parler, mais S.C.S Dangerous Waters est loin d’être une bombe graphique. Ainsi, les explosions observées en direct sont tout simplement ridicules et les effets quasiment absents. On se consolera avec des cartes de jeu de plusieurs milliers de km² : des mers entières qui n’attendent que vous et votre équipage.
Heureusement, comme les développeurs le proclament à juste titre, Dangerous Waters se veut d’un réalisme sans reproche. L’immersion est telle qu’une fois aux commandes d’un des sous-marins proposés, vous vous prêterez réellement au jeu - pourvu que vous ayez de bonnes enceintes. En effet la bande-son, limitée certes mais néanmoins impressionnante de réalité, plonge totalement dans l’ambiance. Les échos de radar, les différents officiers répondant aux ordres vocaux qu’il est possible de leur donner, les transmissions radio incessantes, les différents rapports de service, les alertes et tout ce petit monde qui s’affole pour se jeter à son poste de combat feront de vous un vrai officier de l’US Navy. Les navires de surface ainsi que les hélicos et les avions sont un peu moins immersifs mais tout aussi réussis.
[Dangerous Waters] Le contrôle des océans, un enjeu plus important qu'on ne le c - Topic lancé par Bertrand (Team) :
Strategy First et Sonalyst viennent de mettre en ligne une démo mise à jour pour Dangerous Waters, leur simulateur de combat maritime sorti au printemps dernier.
Vous pourrez jouer deux missions, l'une en dirigeant un hélicoptére MH-60R Seahawk, l'autre en prenant un sous-marin de classe...