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| | L'apprentissage aux côtés du grand maître ne sera pas une partie de plaisir.. |
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| | Les décors sont particulièrement soignés. L'herbe frétille au contact du vent. |
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Commençons par aborder ce qui fait de RDKF un jeu si atypique : son gameplay.
Vous êtes donc le maître à jouer d’une marionnette articulée. Tout fonctionne exclusivement à la souris, grâce à laquelle vous prendrez les bras, mains ou jambes de la marionnette désabusée pour la faire se mouvoir ou attaquer. Par exemple, en prenant un de ses pieds puis en cliquant dans une zone voisine, la marionnette réalisera un joli triple saut. La vitesse et la longueur du saut dépendent de votre rapidité d’exécution et du Chi Power de la marionnette, qui est représenté par une jauge. Lorsque votre Chi Power est à son maximum (en effectuant des petits cercles à la souris), la marionnette réalisera ses meilleures performances.
La première partie de l’apprentissage s’avère plutôt ludique, et on se prend facilement à cliquer partout et à admirer la marionnette démystifiée enchaîner les sauts et les chutes rocambolesques. Dans un second temps par contre, il faudra essayer de contrôler un tant soi peu ses mouvements, chose qui va demander une sacré dose de travail et de courage, et même de frustration…
Maîtriser l’art de la baston demandera le même self-control et la même dextérité. Prenez les pieds, les bras ou la tête de la marionnette, visez votre cible avec un clic droit et lâchez le bouton pour balancer une bonne poire en tête adverse. Malheureusement, tout ceci est très mal médité. Premièrement, il faudra obligatoirement se trouver à proximité de la cible pour asséner un coup ; et ne pensez même pas faire un bond de trois mètres puis retomber le pied en avant dans la tête de votre pauvre adversaire, chose impossible dans la pratique. Du coup, les combats perdent beaucoup de leur vivacité, et donc de leur l’intérêt. Autre malus, l’équilibrage des coups. Seul le coup de pied s’avère efficace et garant de ne pas prendre un retour fulgurant dans la figure.
Touchons un mot des graphismes, qui font partie de l’aspect « cartoon » de RDKF. Ils sont fluides jusqu’à un certain point : impeccables si vous restez sage, mais saccadés si vous vous amusez à cliquer sur tout ce qui bouge. Rien à dire par contre sur l’aspect général des personnages et des décors, qui sont soignés et colorés, et même vraiment mimis ! Les animations sont aussi plutôt réussies, avec des destructions de pots en céramique impressionnantes et des giclées de sang aériennes à chaque coup de boule bien placé. On peut juste regretter que les personnages (en 2D) s’intègrent si mal au décor de fond (en fausse 3D).