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| | Seth. Il tente de rassembler des copains pour semer le chaos. Quelqu'un doit mourir. Lui. |
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| | Il fait chaud dans le coin. |
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| | Les Enfers sont très violets, mais très sympas avec leurs visages torturés. |
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| | Les boss sont réellement énormes. |
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| | Les ennemis des enfers, un peu moins classiques qu'ailleurs, sont très réussis. |
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Le Ragnarök ça vous parle ? Non ? Et bien ça tombe mal puisque c’est la trame de fond de Loki. Inspiré de la mythologie nordique, le soft fait peser sur le joueur la menace du Ragnarök, le combat final de tous les dieux. Un Armageddon divin en somme. A ce titre l’avatar du joueur aura affaire à de nombreux personnages mythologiques : de la Méduse en passant par Héphaïstos ou bien encore par Loki. En tant que simple mortel, attendez-vous à n’être que le bras armé de la divine volonté en qui votre peuple a foi. Sur vous ont échoué les faveurs de quelques déesses de la guerre, et si l’on ne sait rien de votre sens de la répartie, vos capacités combattantes ne font aucune et c’est par dizaines de milliers que les monstres viendront s’empaler sur vos lames. On devine bien qu’il y a une trame scénaristique justifiant l’humeur massacrante du héros, cependant elle reste en retrait, mais ne nous le cachons pas, ce que l’on veut c’est la guerre !
Avant d’entreprendre l’éradication systématique de toute vie, le joueur va devoir se choisir un personnage. Cyanide nous propose une guerrière grecque, un mage égyptien, un barbare nordique ou encore un chaman aztèque. Quel que soit votre élu, il sera un dieu de la baston. Cyanide n’a pas fait les choses à moitié de ce côté-là, et a su reprendre l’essentiel du gameplay de Diablo : une énorme quantité de monstres, des armes à la pelle que l’on peut customiser à loisir, et surtout du sang. Beaucoup de sang. Les développeurs du jeu, déjà familiarisés à la modélisation d’univers violents par les titres Chaos League (et non pas par Cycling Manager… quoique), nous livrent ici un soft sans concession absolument bourrin, du genre de ceux que l’on qualifie de mouse-killer tant ils mettent à l’épreuve le clic gauche de votre souris. Si l’équipe en charge de la réalisation du jeu, avoue s’être en grande partie reposé sur les mécanismes de Diablo pour donner naissance à Loki, ils n’ont pas omis d’apporter quelques nouvelles idées au genre, mais n’ont malheureusement pas non plus su éviter ses écueils.
Graphiquement, le jeu table sur de l’héroic-fantasy tout ce qu’il y a de plus classique. Peut-être même un peu trop. Goule, gargouilles, harpies, cyclopes, élémentaires, spectres, squelettes… aucune créature du genre ne manque à l’appel, mais aucune ne sort non plus du lot. En revanche, les boss eux sont impressionnants. Ils sont gigantesques. Dans ce Loki, le sang versé se mesure à la tonne. Ce sont là les deux principaux traits visuels caractéristiques du soft. Cela dit, si l’on met de côté les litres d’hémoglobine qui tapissent le sol et les hordes d’ennemis, les décors à l’écran sont un peu vides. Outre l’environnement en lui-même (temple, forêt, caverne…) les détails manquent et si l’on trouve ça et là une caisse, on ne peut interagir sur elle. A part les inévitables coffres le décor est intouchable. Malgré tout, au fur et à mesure de la progression du joueur, au fur et à mesure qu’il se rapproche de la fin d’un acte, le sang est plus présent, les ennemis plus nombreux et les décors plus fantasques et réussis. Vraiment il est dommage que la fantaisie esthétique des boss n’ait pas trouvé une place plus prépondérante au sein de l’art design du jeu. Une conséquence du générateur de carte aléatoire sans doute, toujours est-il que chaque zone ne possède pas la même part de charisme. Par contre, toutes possèdent la même part de bugs. La jeune grecque qui parcourut l’essentiel de ce test à nos côtés, donnait de temps à autre l'impression de "sauter", parcourant en deux pas une distance qu'elle parcourait avant en quatre. Parfois encore le sang adverse ne s’affiche pas au sol mais « flotte » à la verticale. Vraiment, l’univers graphique de ce Loki n’a rien d’exceptionnel. A ce niveau ainsi qu’à celui du level design, Titan Quest est plus soigné, mais la rejouabilité en moins.