Nous voilà donc dans la peau d’Andy, prêt à mâcher de l’embout. Avant d’être lâché en pleine mer à fouiller des épaves, il est d’abord nécessaire de s’acheter son premier équipement à forte composante Scubapro (le jeu est sponsorisé par la marque). On dispose en effet d’un budget initial de 5000 $ qu’il faut gérer avec les achats de matériel, mais aussi de formations payantes (photographie, chasse sous-marine…), de réparation de son bateau, etc… Les fonds proviendront alors des trésors et photos que l’on revend au musée du coin ou au bar du port ou de nombreux collectionneurs vous attendront. Cette partie gestion n’est pas désagréable, d’autant plus que les développeurs ont une base de donnée de matériel de plongée qui force le respect ; Tout y est : combinaison, stabilisateur, détendeur, combinaison, appareils photos, tous fidèlement reproduit avec des marques différentes, des caractéristiques réelles et des prix allant croissant avec sa qualité. Un aspect qui fera plaisir aux plongeurs chevronnés…
Une fois son matériel acheté, ses brevets de bases en poche, plusieurs missions sont alors proposées. Généralement il s'agit de récupérer des trésors ou de prendre des photos d'épaves. Les spots (lieux de plongée) apparaissent alors sur une carte du monde. Andy dispose d'un bateau qui le transporte sur le spot. Suivant l'heure à laquelle on arrive, il est possible de plonger de nuit, chose éminemment inutile puisque l'on ne voit déjà rien de jour.
La prise en main est relativement aisée. Les touches fléchées pour se déplacer, Q et E pour gonfler et dégonfler son stabilisateur et l’on peut goûter aux joies des profondeurs, même atteint de claustrophobie. Diver se contrôle comme un FPS, et les armes, que l’on peut acheter plus tard dans l’aventure, ne changent pas la donne.
Tout ces éléments auraient pu faire de Diver un bon jeu, hélas, les développeurs ont oublié d’y inclure l’aspect ludique. On commence par l’interface, mal fichue, qui ne permet pas de sauvegarder quand on veut. Il n’est possible de sauvegarder que quand le joueur se trouve dans un port, jamais durant une mission. Et pour le non-initié à la plongée sous-marine, les premières parties sont une vraie gageure. Le tutorial oublie des points essentiels : on apprend à ses dépends que les paliers de décompression sont obligatoires, qu’une remontée trop rapide est fatale ou encore que l’appareil photo ne peut prendre qu’un nombre de clichés très limité et qu’il faut effacer les photos une à une. Mais le plus choquant reste les graphismes d’un autre âge. Diver est terne et manque de charme. Les décors sous-marins sont bien trop vides et ce n’est pas les quelques poissons qui viendront égayer l’ennui des explorations des fonds. L’avantage, c’est qu’il tournera sans problème sur une petite machine.