2005 est assurément un bon crû pour les apprentis gangsters virtuels. Après le très bon GTA : San Andreas et le moins réussi – mais tout aussi immoral – The Warriors, édités par Rockstar Games, c’est Konami qui se met à la page, avec un jeu d’action qui flirte avec le beat them all. Crime Life : Gangs Wars, où l’histoire d’une guerre des gangs sempiternelle dans une métropole américaine putréfiée. Un aventure sanglante déconseillée aux âmes sensibles.
Une histoire de gangs
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Premiers pas dans Crime Life, premières impressions, comme un air de déjà-vu. En effet, on ne peut s’empêcher de penser aux deux softs de Rockstar Games. Les phases de combats sont légion, les environnements sont très urbains, et la vue qui est proposée est sensiblement la même que sur ces titres, à savoir une vue à la troisième personne, que l’on peut plus ou moins surélever grâce à un zoom précieux.
Le scénario proposé sur Crime Life est limpide ; c’est une guerre des gangs on ne peut plus conventionnelle, violente, où les enjeux se cristallisent dans le contrôle des points névralgiques de la métropole, Grand Central City. C’est une cité gangrenée par les affrontements incessants entre deux clans : les « Outlawz » - comprenez hors la loi – et les « Headhunterz » ou chasseurs de têtes. Chacun des clans contrôle un certain nombre de quartiers de la ville, et vous remarquerez bien vite que vous n’êtes pas le bienvenue à tous les comptoirs. Vous justement, vous incarnez un jeune garçon du nom de Tre. Chemise ouverte et chaîne en or qui brille, vous rêvez d’appartenir au gang des « Outlawz » ; chose qui sera bien vite possible vu que le scénario est totalement linéaire. Va s’en suivre un long chemin initiatique pour atteindre les cimes du pouvoir et de l’influence dans la cité, pour faire vaincre votre clan et renvoyer les ennemis dans les jupes de leurs pauvres mères désemparées. Au fur et à mesure de l’aventure, vous rencontrerez les membres les plus influents de votre clan, comme Small Biggs, petit coiffeur de quartier et père spirituel des « Outlaws ». Parallèlement, vous devrez également venir à bout des figures du clan adverse.
Parce qu’il n’y a pas de bonne baston sans bonne musique, les développeurs de Konami ont demandé au groupe de rap D12 et à différents artistes de leur fournir une bande-son digne de ce nom. Rap, jungle, hip-hop, une B.O. qui ravira tous les fans du genre. Certains interprètes ont également prêté leurs voix pour les personnages clé du scénario ; des doublages qui s’avèrent d’ailleurs moins convaincants, jusqu’à se croire parfois dans une parodie américaine des années 80.
Du sang, du sang et du sang
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Manque d’ambition ou titre sans prétention, Crime Life ne propose en tout cas pas de scripts alambiqués ni de missions à rebondissements. Ce sont juste des prétextes à la baston, sur lequel s’axe entièrement le soft. Du beat them all bête et méchant en somme. Même si vous devrez remplir des objectifs pour valider votre mission (reprendre le dessus dans un quartier de la ville, aller casser la baraque d’un richissime potentat, tuer le caïd du coin ou apporter une grosse somme d’argent à un supérieur), vous passerez le plus clair du temps à castagner du « Headhunterz ».
Malheureusement, malgré les milliers de rixes infligées, vous ne noterez aucune évolution statistique chez votre personnage, d’où la certaine lassitude qui s’installera petit à petit. De même, vous serez souvent accompagné par d’autres membres du gang, mais là encore, aucun moyen d’en prendre le contrôle, ni de les faire évoluer.
Mais revenons à ces bastonnades, qui pour le coup ont été soignées pour procurer le plus de sensations. La prise en main est rapide, et l’excitation que procure une bonne castagne dans la tête adverse est immédiate. La chose est tournée façon arcade avec peu de coups disponibles : un coup léger, un coup puissant mais lent à préparer, un coup de blocage et un coup « spécial ». Ce dernier renvoie à ce qu’étaient « les fatalités » sur Mortal Kombat. Sur le même principe, quand la jauge de vie d’un de vos adversaires est suffisamment entamée, une icône apparaît au dessus de sa tête, signifiant que vous pouvez utiliser le coup spécial. L’écran apparaît alors comme le négatif d’une photo et on voit Ter asséner le coup fatal, souvent sanglant, toujours violent.
Ces séquences sont très impressionnantes, autant visuellement que par l’effet qu’elles procurent. Par exemple, vous pourrez sauter à pieds joints sur un homme à terre, l’égorger ou lui tordre le coup. Si le jeu est déconseillé aux moins de 16 ans, c’est à n’en pas douter pour ces séquences de combat.
Autrement, en terme de contenu, plusieurs armes sont disponibles, de la batte de base-ball à la queue de billard. Un petit problème de santé ? Allez donc casser un horodateur pour récupérer les dollars nécessaires, qui serviront ensuite à acheter un burger roboratif. A ce propos, l’interactivité avec le décor est tout à fait honnête ; vous pourrez ainsi casser tout ce qui se trouve sur votre chemin, pauvres civils sans défenses compris.
Enfin l’interface est claire et épurée de tout superflu. En haut à gauche de l’écran se trouve une jauge de vie, à surveiller, et une jauge de « rage », qui se remplit avec l’enchaînement des coups assénés. Une jauge pleine permettra de réussir des coups plus percutants.
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1 avis a été déposé sur Crime Life : Gang Wars PC :
Il est vraiment pas mal ! ;-) les effets sont superbement bien réalisés ! le gros hick ! est la camera ! on ne peu pas voir au...

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