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| TOM'S GAMES > TESTS > Alpha Prime | ||
Test Alpha Prime |
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Les scénars de science fiction main stream n’en finissent pas de nous faire sourire. Essayez de vous souvenir de l’univers de Total Recall. Rouge, étouffant, bordélique. Vous l’avez. Maintenant concentrez-vous sur Red Faction. Toujours rouge, impersonnel, métallique, prolétaire. Enfin dernier effort : mélangez le tout et saupoudrez le d’une pincée de gros clichés et voilà ! Alpha Prime est là. Un avenir moche dans lequel l’humanité est sous l’emprise totale de Big Brother. Une humanité où les hommes ont recommencé à s’enfoncer dans des mines au péril de leur vie pour y gagner trois sous. Mais surtout une humanité où l’alcool ne procure plus d’ivresse. Que Dieu nous préserve d’une telle fin. Quoi qu’il en soit de notre futur, dans ce jeu vous incarnez un célèbre prospecteur, ce qui fait de vous une certaine élite. Mais il se trouve qu’un jour la situation dérape sur l’astéroïde Alpha Prime. Les mineurs locaux se mettent à avoir des envies de meurtres, le gouvernement se mêle à l’affaire et la poudre commence aussitôt à parler. Manque de bol, votre meilleur ami est sur place ainsi que votre ex-femme. Du coup, armé d’une poignée de bras vous allez tenter de mettre bon ordre dans ce joyeux foutoir. Amitié, amour et complots politiques, on ne vous a rien épargné, la seule chose que les développeurs n’ont pas jugé bon d’introduire dans leur soft, c’est un peu de surprise. Diantre… L’univers et le scénario ont été vus et revus vingt fois, et le tout manque cruellement de personnalité. Le joueur évolue principalement dans le complexe d’une exploitation minière, dans des décors faits de métal et de machines. Graphiquement cependant, le jeu est honnête et dispose de tous les derniers effets visuels à la mode, voire même un peu trop parfois. Par exemple, pris sous un certains angle, les éclairages semblent parfois étranges, trop éblouissants. Ce pourrait être un détail, mais le jeu étant assez sombre nous avons eu l’occasion de le constater à de nombreuses reprises durant l’aventure. Sinon d’un point de vue purement technique, pas grand-chose à signaler, le jeu est plutôt joli et tourne de façon très correcte même sur une machine moyenne gamme d’il y a un an. Il peut même se montrer carrément beau lors de l’utilisation d’hubbardium, un produit local qui dope fortement vos acuités physiques et sensorielles. | ||||||
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Idée sympa du jeu, bien que pas forcément originale, l’hubbardium fait en fait office de bullet time. Votre vue devient alors rouge, les bords de l’écran se nappent de motion blur et vos ennemis à l’écran deviennent considérablement plus lents. Si vous utilisez une barre complète d’hubbardium, vous bénéficierez de cet avantage durant environ 15 ou 20 secondes. C’est bien plus qu’il n’en faut pour débarquer en trombe dans une salle et éliminer huit ennemis sans qu’ils aient le temps de tirer ou à peine. Dans l’absolu la chose est appréciable, mais elle le serait encore plus si les armes étaient un brin plus puissantes et/ou originales. Jeu de shoot oblige, il faut savoir jouer de la gâchette pour survivre sur Alpha Prime. Flingue de poing, mitrailleuse, grenades, lance flamme… Toutes ces armes manquent de puissance, et si les munitions sont nombreuses, vous n’allez pas ménager votre stock. Il est fréquent de vider un chargeur sur un ennemi sans être parvenu à le tuer. A ce rythme habituez vous à recharger votre arme deux, trois ou quatre fois durant un combat, dès que deux ennemis vous barrent la route. Au milieu de votre arsenal Playschool, la palme de l’inefficacité revient quand même au snipe qui semble incapable d’abattre un adversaire en une balle crânienne. Il en résulte des affrontements peu excitants, ce d’autant plus frustrant que le son des armes inspire confiance. Sourds, lourds et puissants, ils représentant à peu près tout ce que ne sont pas les armes. Tant que nous sommes sur l’ambiance sonore d’ailleurs, signalons que le compositeur a du assez méchamment abuser de produit illicites avant d’écrire les si bourrines lignes mélodiques du soft. Le problème, si l’on peut dire c’est qu’elles ont une vraie structure, ce qui fait qu’il ne peut pas couper court après la fin d’un combat. On ne peut pas reprocher à ce monsieur d’avoir une oreille fine, c’est juste qu’on a du mal à ignorer qu’on nous rebalance le même morceau toutes les deux minutes avec, pour intercaler, l’unique ou presque morceau de « tension ». Lassant. La principale faiblesse de cet Alpha Prime est seulement de ne pas avoir su se démarquer de la concurrence. Par exemple, il est possible de ramasser et de porter bon nombre d’éléments du décor, possibilité originale en soi mais qui n’a, pour ainsi dire, pas été utilisée. Le jeu se contente de ses phases d’action un peu trop molles et de son scénario cliché. Ne noircissons pas le tableau, ce n’est pas un drame. Ajoutons même que dans la catégorie « des FPS sans mode multi dont à priori on attend pas grand-chose », celui-ci s’en tire bien. Mieux que The Hell in Vietnam du moins, mais il est vrai que ça n’est pas un exploit. | ||||||
Alpha Prime n’est pas un FPS d’exception. Ce n’est pas non plus un mauvais soft. Il fait partie de ces jeux vite terminés vite oubliés qui ne laissent pas au joueur un souvenir impérissable. Un soft distrayant qui vous occupera un après midi pluvieux. A vous de voir si vous avez dix heures à tuer. |
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| Images Alpha Prime | |||
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3 avis ont été déposés
sur ce jeu.
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Avis
déposé
le 28/05/2008 (15/20) :Cette sympathique réalisation est plutôt bien ficelée dans l'ensemble, Visuellement, c'est joli, on appréciera volontier l'interactivité du décor, et de certaines machines, par contre les flingu | |