Connaissez-vous Need For Speed Porsche 2000 ? Ou bien la série des Ford Racing ? Tel est ce que nous propose Milestone et Blackbeangames avec un jeu de course consacré à une seule marque, mais, cette fois-ci, on retrouve la marque italienne Alfa Romeo, connue pour ses succès en courses et ses voitures plutôt sportives (Eh non, pas encore de jeu consacré aux célèbres et appréciées Ferrari). Le pari de faire un succès avec un tel jeu est assez risqué, les développeurs se devant d’offrir un sans faute afin que les joueurs n’aimant pas spécialement la marque y trouvent quand même un grand plaisir. Néanmoins c’est ce qu’avait réussi à faire Electronic Arts avec Need For Speed Porsche 2000, très réussi. Voyons maintenant ce qu’il en est de SCAR : Squadra Corse Alfa Romeo.
Premières impressions
Lorsque l’on découvre que le jeu tient sur un seul CD, et qu’en plus celui-là n’est même pas rempli, on se demande bien ce que nous propose réellement Milestone… Et on s’inquiète…
Puis, le jeux installé, on découvre la vidéo de lancement plutôt plaisante, suivie du choix de la langue pour les menus. Premier problème, une fois arrivé dans les menus : la navigation est lente, mal pensée et vite ennuyeuse. On le voit clairement : les développeurs ont voulu nous en mettre plein la vue avec des menus animés superposés à une vidéo en arrière plan. C’est beau, mais le résultat est que sur certaines machines, les menus sont plus lents que les courses ! Ce jeu a été testé avec les deux machines suivantes :
1. Intel P4 1.8 Ghz, 1GB SD-RAM, Geforce TI 4200 64MB.
2. Intel P4 3.2 Ghz HT, 1 GB DDR-RAM, ATI X800 XL 256 MB.
Sur la première machine, en résolution 1024x768, c’est en effet les menus qui sont vraiment lents, alors que les courses sont assez fluides. Sur la deuxième machine, pour la même résolution, le jeu est évidemment encore plus fluide et les menus ne posent aucun problème de lenteur. A noter qu’à ce jour il n’existe toujours pas de patch permettant l’utilisation de l’anti-crénelage sur les cartes graphiques même récentes.
Côté circuits, le jeu nous propose seulement 11 parcours (4 en campagne, 5 circuits et 2 en ville). A noter que sur les parcours en ville et en campagne les routes sont fermées et il est toujours question de tourner en boucle fermée et de faire plusieurs tours, il n’y a pas d’épreuves se déroulant sur des tronçons. Les 11 parcours se déclinent en deux versions, court et complet. Vous l’aurez compris, c’est là que les développeurs ont gagné beaucoup de place, nous infligeant donc souvent le même décor et nous faisant faire chaque fois plusieurs tours. Malgré cela, rien n’est désagréable, car les circuits sont correctement réalisés et les couleurs sont assez bonnes, on ne s’embête pas. Côté voiture, le jeu se veut un peu plus généreux en nous proposant 25 voitures de la marque, allant des anciens modèles des années 60 à ceux de nos jours. Parmi les modèles proposés, on retrouve aussi bien des voitures de courses déjà équipées pour circuits que des voitures de série que l’on rencontre sur nos routes. Ceci est un très bon point, on se voit déjà faire d’intéressantes comparaisons sur le comportement et les performances des différents modèles. Pour voir les circuits et les voitures disponibles dans le jeu, rendez-vous sur le site officiel : http://www.scar.blackbeangames.com/
Modes de jeu
Bien sûr, au départ, pas question d’avoir accès à cette panoplie d’engins en mode action instantanée. Pour ce faire, il nous faut créer un pilote et le faire démarrer en mode dynastie. Tout l’intérêt du jeu va se jouer sur ce mode, puisqu’il s’agit d’une sorte de mode carrière. Ce mode comprend trois catégories : tours, défis et contre la montre. Le mode principal est le mode tours, comprenant lui-même 5 sous-catégories de niveau (débutant, semi pro, pro, expert, illimité). Chaque niveau comprend ensuite 4 types de courses différentes :
Evénements XP : 4 courses de 3 tours, se déroulant en ville, sur circuit ou en campagne. Dans ces courses on gagne des points qui contribuent à l’augmentation du niveau du pilote.
Evénements équipement : 3 courses de 3 tours, se déroulant en ville, sur circuit ou en campagne. Dans ces courses on gagne des équipements (casque, chaussures, …) permettant d’améliorer certaines compétences du pilotes (voir plus loin).
Tournois : 2 courses de 6 tours, se déroulant sur circuits.
Championnat : 1 course de 9 tours sur circuits.
Pour terminer un niveau et débloquer le suivant, il faut terminer toutes les courses sur le podium.
Le deuxième mode le plus intéressant (toujours dans le mode dynastie) est le mode défis. Celui-ci se décompose en 5 sous-catégories de niveaux, chacune comprenant 5 défis différents :
Radar : Se faire flasher par tous les radars sur une course pour gagner.
Limite max. : Rouler à des vitesses supérieures au minimum imposé sur les endroits difficiles.
Pilotage net : Finir la course sans faire trop de dégâts (jauge de dégâts réduite à 50%).
Poursuite : Dépasser l’adversaire avant la fin du temps imparti.
Fuite : Rester devant l’adversaire jusqu’à la fin du temps imparti.
A noter que les niveaux des défis se débloquent uniquement en progressant dans le mode tours.
La philosophie du jeu
Au cours des différentes courses, le niveau du pilote augmente selon une échelle idem à celle des adversaires en course. Ainsi avant la course, selon le niveau des adversaires indiqués, on sait s’il on est sensé gagner facilement ou si ça va être dur. On le remarque rapidement : dans ce jeu, on parle du niveau du pilote et des adversaires, et non des bolides. Je m’explique : en gagnant des courses, on gagne des points de compétence, que l’on peut affecter à 9 compétences distinctes de son pilote. La première compétence (la plus importante à mon avis) est le cœur : lorsque l’on est suivi de près par des concurrents, les battements du cœur s’entendent et s’accélèrent, la jauge cœur descend, et lorsqu’elle atteint 0, la vision devient trouble nous forçant à faire des fautes de pilotages, laissant ainsi passer l’adversaire devant. A la longue cela est stressant et c’est ça le but ! Les points affectés à cette compétence permettent donc d’être moins sensible à la pression de ceux qui vous collent au cul… En gros, la jauge cœur descend plus lentement.
Les autres compétences du pilote sont la vue, l’intimidation, le comportement, l’accélération, la récupération, l’anticipation, la concentration et l’endurance.
Ainsi vous l’aurez compris, on ne touche pas aux voitures dans ce jeu, ce qui n’est pas fréquent. C’est véritablement les capacités du pilote qui évoluent et qui sont la cause de sa progression, et non les modifications ou les réglages apportés sur sa voiture. Ainsi dans chaque course, une voiture est différente et imposée (ce qui ne plaira pas à tous), et tous les adversaires ont exactement la même, ce qui fait que celui qui gagne est le meilleur pilote, et non celui ayant la voiture la plus rapide ! Lorsque l’on gagne certaines courses, on débloque bien sûr des véhicules et des circuits supplémentaires accessibles en action instantanée, mais on gagne avant tout des équipements permettant d’améliorer les compétences du pilote. On peut ensuite choisir comment équiper le pilote pour tel ou tel type de course (chaussures, casque, gants, …) selon ce que chaque type d’équipement apporte en plus comme compétence.
Lorsque l’on y joue, il faut avouer que le comportement des voitures est très réaliste, et on est surpris en bien. On est collé sur son siège et on a envie d’apprendre à passer les virages comme les adversaires. Car c’est bien là que tout se joue. Dans ce jeu, on est vraiment obliger d’anticiper et de freiner avant les virages. Le fait d’accélérer à fond en pleine courbe sera puni de manière différente selon le type de véhicule utilisé. En effet, le comportement des voitures en courbe est très bien réalisé. En particulier les suspensions, influençant nettement la trajectoire de la voiture et provoquant une perte de maîtrise du véhicule lors des balancements de la caisse sur les véhicules de série équipés de suspensions trop souples.
Le comportement des adversaires est aléatoire et très bien fait. Non seulement on peut les faire craquer en les suivant de trop près un certains temps, mais ce qui est beau c’est qu’ils se font ça entre eux, et n’hésitent pas à se pousser et même parfois à créer des accidents. Ainsi, il peut arriver d’être dernier et de dépasser tout le monde au dernier tour, une erreur du premier ayant mis tous les autres dans l’herbe, faute de distance suffisante entre eux.
Concernant la modélisation graphique des véhicules, il n’y a rien à dire, ils sont vraiment bien faits. On ne peut pas en dire autant des paysages, qui sont plutôt médiocres, mais en revanche, le jeu bénéficie d’une profondeur de champ correcte et se veut assez fluide même sur des machines dépassées (voir au début). Dommage aussi qu’il fasse toujours beau dans jeux et que l’on ne puisse pas faire de glissades sous la pluie.
Côté dégâts, une jauge de niveau (qui diminue rapidement) nous indique les dégâts, car ça n’est pas vraiment graphiquement que l’on s’en rend compte. En effet les dégâts altèrent la conduite, mais graphiquement, la réalisation des dégâts est assez médiocre et souvent inexistante, dommage. Cela se voit bien en observant les ralentis, qui eux en revanche sont très fluides et assez plaisants. En effet on peut focaliser la caméra sur n’importe quelle voiture de la course et observer par exemple la conduite d’un autre pilote pour s’améliorer.
Concernant les sons, certains pourront regretter l’absence de musique pendant les courses alors que d’autres préfèrent écouter les bruits des bolides. Ceux-ci sont assez réalistes et on entend bien la différence entre les différents types de moteurs. Dommage cependant que la bande son provoque de légers grésillements sur certaines sorties de cartes mères (Asus P5GD1), alors qu’en utilisant une carte son (Hercules Fortissimo III) le son est parfait.
Conclusion
Si le jeu convaincra à coup sûr les adeptes de la marque, grâce aux nombreuses voitures et à leur réalisation et comportement de bonne qualité, il sera difficile de convaincre la majorité du public, le jeu devenant assez répétitif malgré une durée de vie plus que correcte. A cause de la monotonie qu’offrent les différents modes, de l’absence des réglages des voitures, de la gestion médiocre des dégâts, ceux qui veulent en avoir plein la vue choisiront plutôt un Need For Speed Underground 2 (pour les réglages et modifications sur les voitures) ou un Flat Out (pour faire exploser sa voiture en mille pièces), bien que ces jeux n’offrent pas un agrément de conduite ni un comportement des voitures digne de ce titre.
Malgré une philosophie fort bien pensée et très originale (faire évoluer son pilote et non sa voiture), il manque malheureusement à SCAR les ingrédients classiques qu’attend le joueur moyen d’aujourd’hui. On les voit déjà tous dire : Conduite réaliste orientée simulation ok, mais sans réglages ni modifications sur les voitures ? Contradictoire, évidemment.
Synthèse
Les Plus
Les Moins
- Evolution du pilote
- Comportement des voitures
- Stress pendant les courses
- Conduite orientée simulation
- Comportement des adversaires
- Durée de vie
- Pas de réglages / modifications sur les voitures
- Pas de conditions météorologiques
- Dégâts mal modélisés
- Menus rébarbatifs et ennuyeux
- Pas d’anti-crénelage
Avis
déposé
le 09/09/2005 (16/20) :
SCAR est un jeu de simulation automobile, comme il en existe beaucoup diront certains. Cependant, celui-ci apporte un caractère nouveau aux classiques du genre.
Dans SCAR, les voitures proposées (...
Avis
déposé
le 15/06/2005 (10/20) :
Je n'ai testé que la démo PC que l'éditeur propose. Je suis Fan de la marque et possède une 147 2.0 selespeed. J'attendais donc avec impatience de trouver une réelle simulation, l'ambiance que j'ai...
Test du jeu sur console
Retrouver le test de SCAR : Squadra Corse Alfa Romeo sur :
Ps2, Xbox.