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| | La prison, premier niveau du jeu, met en avant vos talents pour l'évasion |
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Evil Days of Luckless John nous propose d’incarner Johnny Mayer, looser malgré lui, digne héritier du célèbre anti-héros Guybrush Threepwood de la série Monkey Island. L’aventure commence lorsque notre bon John se fait jeter dehors par un client mécontent en faisant du porte à porte. Il rencontre alors l’exécuteur testamentaire de son oncle. Celui-ci, à sa recherche, lui apprend qu’il est l’unique héritier du florissant casino familial situé à Snake City dans l’Ouest américain de 1925. Ni une, ni deux, devant cette chance inouïe dont il est rarement victime, John fonce sur place, en plein désert des rocheuses, pour commencer à savourer son bonheur. C’était malheureusement sans compter sur la mafia locale qui veut profiter de la mort de l’oncle pour récupérer le casino. Aidée par la corruption, la police va alors arrêter le pauvre John après une course-poursuite et remettre les clés du casino aux bandits. La première scène de la prison nous met directement dans le bain du jeu d’aventures avec un exercice rejoué maintes fois mais toujours aussi prenant, l’évasion d’une pièce close. Le principe du jeu repose sur l’exploration, la récupération et la recombinaison d’objets afin de résoudre les puzzles qui font office d’énigmes. Un grand classique. D’entrée le titre prône la facilité en permettant l’affichage de toutes les interactions possibles par simple pression d’une touche. Seules deux types d’interactions existent, l’interaction objet et l’interaction dialogue, rien de bien compliqué pour ce gameplay qui semble conçu pour les plus jeunes et les non-initiés. Le classique inventaire du héros, jamais trop rempli avec une dizaine d’objets maximum, parfait cette très (trop) grande facilité. Si la ballade est aisée, elle est également pleine d’humour. Evil Days of Luckless John reprend les poncifs du genre avec habileté, notamment ceux imaginés par les studio Lucas Arts. Les dialogues farfelus, pleins de jeux de mots et d’ironie de la part du anti-héros et de ses amis font souvent sourire (jusque dans la notice du jeu, truffée de bons mots). De même que les recombinaisons d’objets, loufoques à souhait, qui permettent d’improviser une bombe avec une boîte de flageolets ou encore une torche avec un balai à toilettes. Tout cela est mis au service de situations absurdes qui emmèneront notre antihéros à construire un bateau musical ou à remplir une longue série de formulaire dans une effrayante dimension administrative située entre la vie et la mort. On croirait presque revivre les meilleurs moments des aventures concoctées par les studios Lucas Arts.
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