Premier jeu vidéo tirée de la série New-York section criminelle qui est elle-même une série du groupe New-York District dont est aussi issu la cultissime série New-York Police Judiciaire, New-York : section criminelle, le jeu, est, comme la série TV dont il est tiré, uniquement centré sur des la résolution d’enquêtes policières. Un eu compliqué à comprendre mais ne vus inquiétez pas, un article sur la série et ses jeux vous expliquera bientôt toutes les subtilités de ces séries et, de plus, il n’est pas nécessaire de la connaître pour jouer à ce jeu. Tant est que cela en vaille la peine.
Comme on pourrait s’en douter, New-York Section Criminelle vous met dans la peau de l’inspecteur Warren Gorren à qui on confie trois affaires criminelles à résoudre. La première concerne un procureur flottant dans une rivière, la seconde une jeune femme découpée en rondelles dans un hôtel, et la troisième un banquier massacré à coups de batte de baseball.
En bref, rien que du très classique. Une certaine liberté est toutefois offerte au joueur pour choisir de mener les affaires une par une ou bien en parallèle, mais il se rendra bien vite compte qu’elles sont en fait liées à une dernière affaire qui ne sera résoluble que lorsque les trois premières auront été élucidées.
Pour ce faire, vous devrez interroger les suspects en usant de diplomatie ou de menaces selon ce que vous voulez savoir, mais en gardant en tête que toute attitude qui ne plaira pas à la personne interrogée la conduira à faire preuve de davantage de méfiance à votre égard. Cela se traduit par un système de jauge verte si vous vous rapprochez de la vérité, et rouge lorsque vous irritez la personne questionnée. Lorsque la jauge rouge est pleine, vous ne pouvez tout simplement plus interroger le sujet.
Vous devrez aussi, en relation avec la morgue et les sections recherche, laboratoire et filature, faire différents liens entre les objets et les témoins rencontrés. Un logiciel de « profiling » vous permettra d’analyser vous-même la fiabilité de ces indices pour trouver le profil du tueur.
Avantage : pas besoin d’être fan de la série
A l’instar de la série, le jeu ne met pas l’accent sur la vie privée des personnages que vous incarnez, ce qui permet aux personnes n’ayant jamais regardé la série ou ne l’aimant pas particulièrement de ne pas se sentir « largué » dans le jeu.
Bien entendu, cet avantage est en fait à double tranchant, puisque les fans de la série seront sans nul doute déçus de ne pas véritablement en retrouver l’ambiance.
Où est l’originalité ?
Pas de difficulté majeure à signaler quant à la prise en main, puisque New York : Section Criminelle est un point & click on ne peut plus classique. L’utilisation d’un PDA dans le jeu permet de stocker les informations glanées pendant les enquêtes, ce qui est très appréciable si vous vous mettez en tête de jouer plusieurs enquêtes parallèlement.
En ce qui concerne les graphismes, le joueur, qu'il soit fan ou pas de la série, sera particulièrement déçu. Les personnages sont mal dessinés, l’inspecteur à une démarche simiesque, et le moteur graphique n’a pas changé depuis le premier volet du jeu Les Experts, dont il semble tout reprendre, à l'exception de l’originalité.
Conclusion
New York : Section Criminelle n’est ni beau, ni original, et les fans seront particulièrement déçus par ce soft qui n’apporte finalement rien de nouveau au genre, tout en ne leur offrant pas l'immersion qu'ils auraient pu attendre dans l'univers de la série. Peut-être aurait il mieux valu se voir proposer un Expert de plus, qui avait l’avantage de permettre de jouer avec les gadgets du laboratoire, ou encore un autre New-York Police Judiciaire, qui permettait de passer de l’enquête policière au tribunal.
Synthèse
Particulièrement décevant, ce soft ne mérite pas l’attention des amateurs du genre. Mindscape, qui nous avait habitué à mieux dans le domaine des jeux tirés de séries, nous propose ici sans aucun doute l’opus le plus médiocre qu’on ait rencontré.
Les Plus
Les Moins
- Maniabilité aisée.
- Plusieurs niveaux de difficulté.
- Possibilité de mener les enquêtes en parallèle.
- Histoires banales.
- Réalisation médiocre.
- Aucun effort de recherche (à commencer par les graphismes).