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| | Chateaux forts et machines à la Jules Verne, voilà le cocktail d'Aura 2. |
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| | Question classique : à quoi ça sert tout ça ? |
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Aura 2 commence précisément là où avait fini son prédécesseur. Umang vient à peine de prendre possession des anneaux sacrés, que déjà la Légion de l’Ombre conspire à sa mort pour le dépouiller de ses trésors. Si La légende des mondes parallèles était une quête, Les anneaux sacrés sera une fuite, une fuite de monde en monde. Voilà ce que nous apprend la cinématique d’introduction du jeu, malheureusement trop compressée pour être exempte de pixels grossiers. Si vous n’avez pas joué à Aura premier du nom, cette entrée en matière pourra sembler un peu abrupte. En jeu depuis deux minutes, votre héros a déjà une horde d’ennemis à ses trousses, qu’il fuit en se téléportant sur un monde inconnus. C'est alors que le jeu commence. Pour situer la chose en deux mots, disons qu’Aura 2 est un Myst-like mélangeant habilement fantasy, fantastique et machineries jule-verniennes en tout genre. Le cocktail qui avait fait l’identité – et la renommée – d’Aura n’a pas changé d’un pouce. Le genre du point & click panoramique ayant pour particularité de ne se bâtir qu’en écrans fixes sans vie, imprégner une ambiance est essentiel à l’immersion du joueur. Ici, Streko Graphics a fait merveille. La demeure qui sert de point de départ à l’aventure est un personnage à elle seule. Elle sent la poussière, la sophistication et les savoirs évidemment perdus. L’univers graphique du jeu est sans conteste une réussite. On note bien ici ou là un lieu moins inspiré qu’un autre, mais, d’une façon générale, l’ambiance du titre est excellente. Les décors sont intrigants, mystiques, toujours fascinants, et cet atout a été astucieusement utilisé par les développeurs. L’essentiel de votre occupation dans ce monde dont le nom vous est inconnu sera de découvrir comment il fonctionne. Imaginez que l’on vous place dans un univers dont vous ignorez tout, un univers qui ne marcherait pas tant à l’électricité qu’à la magie… Eh bien Aura 2 relève de ce genre de mondes. Pour ôter tout de suite vos craintes, sachez que les énigmes sont logiques. Les indices permettant de les mener à bien trainent ça et là, mais sans aucune forme d’explication. A vous de faire les bons rapprochements et de pousser le « Aaaaah ! » libérateur de celui qui ouvre une porte trop depuis longtemps close. La difficulté de ces puzzles est très variable, et si certains sont évidents, d’autres se montrent réellement retords. Comptez une grosse quinzaine d’heures pour en venir à bout si vous avancez à bon train, ce qui au final est très honnête compte tenu de la qualité des dites heures de jeu.
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