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| | Un arbre de compétence bien fourni. Les templates parfait tomberont dans quelques semaines... |
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Prenons le temps de l’affirmer, Hellgate London n’est pas un FPS. De même, malgré son abonnement payant (non obligatoire, on y reviendra), il ne possède que peu de points communs avec les MMORPG actuels. Non, Hellgate London n’est ni plus ni moins qu’un Hack and Slash en 3D, où le joueur passera bien plus de temps à cliquer sur sa souris comme un dément qu’à améliorer sa technique de rocket-jump, et à gérer son coffre qu’à lécher les bottes de son officier de guilde.
Les classes, tout d’abord, sont au nombre de six et ressemblent étrangement à celles de Diablo 2. On y retrouve le maître d’arme, spécialiste de l’épée et du corps à corps, le gardien, également épéiste, mais capable d’encaisser beaucoup de dommages, le mage, l’invocateur et deux classes qui sortent un peu du lot : le chasseur et l’ingénieur. Ces deux classes se jouent en vue subjective, un flingue à la main. Mais à la différence d’un FPS, la précision ne dépend pas de l’habilité du joueur à viser les ennemis, mais de ses caractéristiques. Au nombre de quatre (Force, Précision, Volonté et Endurance), ce sont elles qui influeront sur la capacité de l’avatar à porter des armures, à toucher les ennemis, qui gonflent la barre de vie et de magie. Comme dans n’importe quel Hack and Slash en somme. Pour finir sur ces classes, elles ont naturellement chacune leur propre arbre de compétence, relativement bien garni et bien long à développer. On regrettera simplement que certaines de ces aptitudes soient partagées par plusieurs classes, pour des questions d’équilibre très certainement.
Sur le fond, et sans surprise, on a bien affaire à un gameplay de Hack and Slash digne de son illustre prédécesseur : Diablo 2. Exit les sprites en 2D de son aîné, ici le jeu se joue à la troisième ou à la première personne dans univers en 3D. Un gameplay basé sur du Porte/Monstre/Trésor des plus efficaces. On avance, on bute les trente monstres qui barrent le passage et on continue jusqu’au prochain niveau, tout en ramassant les milliers d’objets qui tombent à chaque démon abattu. C’est bien entendu très vite répétitif, mais la course aux objets de plus en plus puissants et la volonté de découvrir de nouvelles skills pour son personnage compensent largement la monotonie du génocide infernal. On regrette avec amertume que les quêtes données par les NPC ne viennent pas égayer de temps en temps le massacre. Alors que dans Diablo, elles avaient souvent un but épique (va détruire ce monstre pour sauver le village, j’ai besoin de tel artefact pour te rendre plus puissant, etc.), elles se résument trop souvent dans Hellgate à de la quête Fed-Ex sans saveur. Des NPC, à l’humour plus ou moins caustique et pas très drôle, ne vous demanderont que de casser du monstre pour leur propre intérêt ou pour simplement augmenter la réputation auprès d’une faction. Ca sent franchement le manque d’inspiration et on regrette le temps où il fallait se taper trois niveaux bien balèzes pour descendre Nilhatak. Qu’importe, on les fait sans trop réfléchir et on pense plus aux objets qu’elles vont nous permettre de remporter qu’à l’impact qu’elles auront dans le scénario.