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Test Need for Speed Most Wanted [NFS Most Wanted] |
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La base graphique est celle de NFSU2 : des reflets partout, lumières et ombres dynamiques. Mais comme il faut apporter quelque chose à chaque opus, EA à fait deux gros paris sur les graphismes.
Le premier est indéniablement le filtre jaune qui donne une teinte toute particulière au jeu. Visuellement c’est vraiment évident dès la première seconde de jeu. Toutes les couleurs tirent vers le jaune, comme sous des néons ou un soleil très violent.
C’est un parti pris qui donne une identité graphique originale au titre et n’est pas désagréable. De plus, le fait de le désactiver (impossible par les options il faut trouver la modification de la base de registre de windows), permet de se rendre compte qu’il masque quelques défauts. Comme le manque de punch des couleurs et la qualité moyenne de certaines textures.
Deuxième pari graphique, le motion-blur à outrance. On était habitués à l’usuel motion-blur des NFS, cette particularité qui fait que avec la vitesse de la voiture, le décor semble se « flouter », mais dans cet opus l’effet est poussé au maximum :il se déclenche très tôt et est d’une rare violence à haute vitesse. L’intérêt est pour le joueur d’avoir une impression de vitesse accrue, ce qui renforce l’immersion, mais hélas au détriment de la maniabilité. Au delà de 250km/h, il ne devient franchement pas évident d’anticiper comme on le voudrait avec la même précision, tout simplement parce qu’on voit moins bien ce qui nous entoure.
Il y a un autre effet graphique intégré a NFS most wanted, une sorte de HDR. Comme vu dans le démo de « Lost Coast » de Valve sur le moteur graphique de Half-life 2, cela se traduit par une sorte d’éblouissement temporaire quand on passe de l’ombre a la lumière. Dans NFS most wanted, l’effet ne sera sensible qu’à la sortie d’un tunnel ou d’un passage abrité. Si l’effet apporte en théorie un petit effet réaliste, ce sera surtout un handicap à chaque passage où il apparaît. En effet, à chaque fois c’est une perte quasi totale de visibilité pendant une demi seconde, pas vraiment pratique pour repérer les obstacles comme les virages, voitures civils ou autre.
Dernier point, les voitures subissent des dommages ! Pourquoi en parler ici plutôt que dans la partie Gameplay ? Parce ces dommages sont seulement visuels, n’espérez pas avoir moins d’accélération après avoir tapé un mur a 250 km/h… Par contre on notera de belles rayures sur la peinture, quelques enfoncements légers de carrosserie et des fêlures sur les vitres.
Sur le matériel nécessaire, je ne pense pas qu’un gros processeur soit une obligation, par contre question carte graphique, il en va autrement. Si une ATI 9800pro ou une Nvidia 6600 suffit pour jouer avec un certain confort pour peu que l’on ne soit pas trop gourmand sur la résolution, les effets modernes ou les fonctions de lissage (AA et FA), on note tout de même des baisses de framerate avec une X800XT dès que ça devient un peu peuplé. Enfin rien de vraiment gênant ni d’ingérable à condition d’accepter de sacrifier un peu de qualité d’image.
Dans la digne lignée des NFSU on retrouve un jeu orienté arcade, vraiment immersif et fun.
Du côté du solo, le jeu propose trois modes, la course rapide, les challenges ou la carrière.
La course rapide permet de lancer une course aux paramètres aléatoires, type de course, trajet et voiture seront choisis par le jeu.
Le mode challenge propose au joueur de se tester au long de 69 courses qui mélangent les types de courses, mais avec un véhicule imposé. Vraiment sympa une fois la carrière pliée pour rallonger un peu la durée de vie et le plaisir de conduire les voitures qu’on aura loupé dans l’aventure.
La carrière est le solo traditionnel des NFS, pas vraiment plus original que celui de ses prédécesseurs (pitch vu plus haut), le seul intérêt est l’évolution des voitures : des modèles de plus en plus puissants, du tuning visuel de plus en plus poussé et des équipements moteurs qui modifient les caisses pour les rendre de plus en plus violentes. Le tout bien sûr régit par un système d’argent gagné a chaque course, enfin rien de bien gênant puisqu’on fait faire 15 fois les même en cas de pénuries pour refaire la peinture rose bonbon de la Porsche à 100.000€.
La progression est linéaire. Le but étant de détrôner Razor de sa place de 1er de la liste noire, il faudra prendre en duel les 15 membres un par un. Seulement, il faut être digne de les combattre, du coup ils fixent des objectifs à atteindre avant d’enfin pouvoir leur mettre la haine.
Ensuite il faudra relever les défis. C’est là que la police intervient principalement. Chaque membre de la liste noire fixe des défis à accomplir et tous ne sont validés que si l’on parvient à s’échapper :
Enfin, il faudra avoir sur sa tête un certain montant de prime. A chaque radar qui flashe le joueur, chaque poursuite, la prime sur sa tête augmente. C’est entre guillemets le montant de la prime sur sa tête qui montre le niveau d’un coureur de course de rue. Il faudra donc se débrouiller pour arriver au niveau que le gars de la liste demande.
Une fois toutes ses conditions remplies, on pourra enfin challenger le Boss. Cela se passe en duel 1 contre 1 sur des courses traditionnelles (Sprint, Drag ou radar), mais en plusieurs rounds avec des courses différentes (types et circuits).
Dans NFS : most wanted, les courses peuvent être lancées depuis la planque comme dans NFSU1 ou en se baladant dans le ville (NFSU2), les deux sont pratiques. Par la planque ça va plus vite mais la conduite libre permet de se familiariser avec une nouvelle caisse en allant vers une course.
NFS Hot Pursuit 2, signait l'abandon des poursuites, Most wanted leur fait faire leur grand retour.
Il y a deux manières d’énerver les flics : conduire comme un chauffard (trop vite ou en rentrant dans tout ce qui bouge), on entend alors le central de la police a la radio reporter des plaintes de civils sur un conducteur et les voitures dans le coin se mettent a patrouiller (comprendre spawner devant notre nez) ou alors provoquer la poursuite depuis la planque par le menu dédié aux défis.
Pour varier un peu le menu, NFS most wanted fera se mesurer le joueur à plusieurs types de flics : les patrouilles normales, les caisses banalisées, les 4x4 / SUV, les voitures spéciales de poursuite à grande vitesse et les hélicos. Le type rencontré diffère selon la région et le niveau de poursuite.
L’idée dans une course poursuite contre les poulets, c’est de s’échapper, logique non ? Pour cela il faut arriver à ce qu’ils nous perdent de vue, soit en conduisant comme un dieu dans les petites rues, soit en utilisant les «pursuit breakers », des éléments du décor qui se détruisent au passage du joueur et coince les flics. Après il faut foncer sur moins d’un kilomètre généralement, juste de quoi ne pas les avoir aux fesses s’ils ont survécu au crash. Dès qu’on les a semés, il faut attendre qu’ils arrêtent les recherches (une barre bleue indique la période « cooldown »), l’idéal est de se planquer dans les zones faites pour plutôt que de foncer et de tomber directement sur un autre flic.
En général les courses poursuites sont assez intenses, surtout à haut niveau où on est franchement content de s’en sortir.
Malheureusement il y a un gros défaut chez les flics, outre le fait qu’ils nous pourchassent, leurs caisses. les flics ont des caisses du futur, capables d’accélérer plus vite que n’importe quelle caisse de joueur (et certainement n’importe qu’elle caisse réelle parce que dans les NFS on conduit pas la 4L du postier non plus), freinent plus vite et mieux (300Km/h -> 0 en 10 mètres et sans tête a queue) et prennent les virages comme sur des rails. Il est même assez fréquent de voir un flic dépasser notre voiture comme on dépasse un vélo alors que le compteur affiche un bon 320Km/h. Par contre les sortir de la route ou les exploser est assez facile.
Oubliez le clavier. Il devient très vite impossible de pouvoir conduire avec adresse dès lors qu’on déverrouille des caisses super puissantes. Entre un blur incessant, à se demander à quoi carbure le pilote, et le faux HDR, sorte de flashbang en fin de tunnel, dès que l'on franchit la barre des 300 Km/H, piloter tient plus de la chance que du talent. Donc le Joypad est l'arme idéale pour un jeu résolument console.
De plus, le jeu est résolument arcade, c'est-à-dire qu’on hésitera pas a braquer à fond même à 300 km/h. La voiture semble sur des rails, jusqu'au point de rupture vitesse/angle de braquage où elle décrochera et nous enverra taper le mur, sans dommages autres que de la petite carrosserie.
C'est là que le bas blesse. En VO rien à redire, c'est léché. En français, c’est autre chose. On commence avec les doublages, là c’est la catastrophe pour ne pas dire pire…Le jeu d’acteurs est vraiment pitoyable, la fliquette adjointe est affligeante de médiocrité.
Sur le fond par contre, les messages radios de la police sont réellement un des gros atouts du titre. Ils sont précis, variés et vraiment utiles pour vous sortir d'affaire. Par exemple, on apprend le moment où l’on est recherché, les flics se donnent leur position et on aura une petite idée des endroits qu’il faudra éviter.
Du côté de la bande originale, chez EA et pour les NFS, ils sont depuis longtemps une référence. Les NFS disposent d'artistes de talent ou de renom (peut être même les deux) pour pourvoir leurs jeux. Dans NFSMW, il faut aimer le style, mais les morceaux choisis sont bon, très bon. Ils sont agressifs au possible, beaucoup d'instrumentaux qui collent parfaitement à l'ambiance. Au niveau des genres c'est une majorité de Hip Hop, pas mal d'électro et un peu de rock. Tous dans la droite lignée des NFSU.
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