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| | Les personnages eux-mêmes semblent s'ennuyer ferme. |
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| | Encore un personnage à s'excuser d'être présent dans un jeu où il ne devrait pas. |
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| | Ne comptez pas sur vos compagnons pour vous prêter main forte. |
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On peut rêver d'un monde où mmo et rpg se tiendraient à nouveau par la main, un monde où mmorts et comparses n'auraient jamais existé. Ce monde, la Sonic Team semble s'être efforcé de le rendre vraisembable ... sans y parvenir cependant. Phantasy Star Universe a voulu prendre en charge deux aspects bien divergeants du gaming sur ses frêles épaules, un poids de trop pour le soft ancestral.
Parlons système de combat tout d'abord. Celui-ci est pensé pour satisfaire les adeptes du clic à tout va et les fans de donjon rpg... cherchez la différence. Naturellement, au penser à du Kotor, un Kotor où il serait impossible de mettre sur pose. Les attaques diffèrent selon les enchaînements de touches composés, ce qui donne au titre un côté beat them all assez sympathique, mais malheureusement trop répétitif pour être convaincant. Rapidement, le sentiment d’avoir mis les pieds dans un titre molasson s’installe. Un sentiment également lié à la nécessité de faire du leveling contre des monstres dénués de charme, souvent immobiles (les plantes mutantes) et dotés d’un IA digne d’un poisson rouge. Heureusement, la possibilité d’enrichir son panel d’action au fur et à mesure de l’aventure permet d’amener un peu de variété dans l’action.
Autre aspect présent dans le mode solo comme dans le mode mmo : les niveaux. Ceux-ci sont architecturés de manière analogue, et il est difficile de savoir si ceux-ci ont d’abord été pensés pour le mmo ou pour le solo. Un aspect assez intéressant, mais qui souffre d’un double problème assez difficilement évitable : d’un côté, en solo, les niveaux paraissent forcément trop courts et trop répétitifs, puisque pensés pour le leveling. En mmo, c’est l’inverse : on s’étonne de la trop faiblesse liberté d’action et de l’aspect tronqué des niveaux. Les couloirs s’enchaînent sans qu’on puisse jamais s’en écarter, et dans les environnements extérieurs, difficile de ne pas se sentir « parqué » dans les espaces réduits et clôturés qui servent de cadre à l’action. A côté des maps de WoW, Phantasy Star Universe ressemble donc à un parcours de mini-golf.
Et ce n’est pas la technique qui relève le niveau. Les graphismes sont tellement désués et sans charme qu’on se demande si le jeu n’a pas été prévu pour la Playstation One à l’origine. Oubliez les effets meteo, l’animation des décors et l’anti-aliasing, ce n’est pas au programme. Alors bien sûr, il y a toujours le plaisir de pouvoir jouer un cyborg online. Biceps en titane. Reseau neuronal F.I.B.R.E.S. Tronc en acier polimérisé à emporisateur d’impact intégré. Le mmo permet de pousser ce fantasme de joueur un cran plus loin, puisqu’il est possible d’incarner un être de puces et d’acier, de réjoindre une équipe de personnages humains et prouver que rien ne peut égaler la puissance d’une machine humanoïde en combat. Les cyborgs sont d’ailleurs assez bien modélisés, et ce sont bien les seuls. Humains ou mystiques, on se croirait dans un remix futuriste de Playmobil où auraient débarqués les héros de Lodoss War. Et forcément, question ton et couleur, ça fait plutôt mal aux rétines, à commencer par le pauvre Ethan Weber (non, ce n’est pas le fils spirituel du célèbre philosophe), avec sa tenue vert fluo et son skate trouvé chez un vieux fan de Retour vers le futur.
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