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| | La sortie du port est toujours un instant émouvant. |
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| | Le tour des ports japonais. |
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| | Les attaques de nuit sont les plus prudentes et surtout les plus payantes. |
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| | Vous allez payer pour Pearl Harbor, sales pêcheurs ! |
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| | Des avions, vous allez en voir souvent. Et le combat n'est pas toujours conseillé. |
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Le tutorial pour commencer est une immense blague. Quatre missions en tout, durant lesquelles les seules indications que l’on possède se résument à l’écran de chargement, avec ce genre d’instructions : « Allez au point indiqué sur la carte. Pour faire avancer le sous-marin, tournez la barre du télégraphe jusqu’à ce que le sous-marin avance ». On exagère à peine. Le néophyte devra donc s’armer non seulement de patience mais aussi d’une bonne dose de persévérance pour espérer maîtriser un tant soit peu son engin. Ne comptez pas sur le tutorial pour vous apprendre à utiliser un sonar, utiliser la carte tactique et de navigation, apprendre à calculer la trajectoire de vos torpilles, etc… Non, il faudra se débrouiller tout seul et lire patiemment une à une les pages pas toujours très claires de l’épais manuel fourni avec la boîte. Notons également qu’on trouve dans la boîte de Silent Hunter IV une carte du Pacifique avec les principaux ports et territoires japonais, ainsi qu’une petite page de résumé de toutes les touches du jeu. Un petit plus qu’on apprécie.
Question simulation, on ne change pas une équipe qui gagne : Silent Hunter est toujours aussi profond. Comme dans l’épisode précédent, il est bien entendu toujours possible de s’entourer ou non d’une pelletée d’aides (calcul de la solution de tir, limites de carburant, vues externes ou non…), mais les puristes mettront bien tout à fond, juste pour le plaisir de calculer la solution de tir parfaite, celle qui va disloquer la coque du bateau en faisant exploser la torpille juste sous la quille. Encore une fois, on regrette que tous ces aspects de la simulation soient expliqués si sommairement dans le manuel. Il faudra passer de longues heures d’expérimentations et/ou de fréquentation des forums spécialisés pour bien maîtriser la bête. Mais une fois les bases acquises, la durée de vie est tout simplement phénoménale - pour ne pas dire presque infinie avec les futurs mods à venir. Malgré tout, décernons une mention spéciale à l'l’interface, discrètement modélisée par une fine barre en bas de l’écran qui permet d’accéder à tous les postes du sous-marin en quelque clics. Aussi dur qu’il soit de prendre Silent Hunter en main, elle est claire et ne demande pas 100.000 aller-retour entre de fastidieux tableaux.
Malgré tous ces bons points, dont beaucoup sont repris au troisième opus de la série, Silent Hunter IV reste sujet à encore bien des défauts. A commencer par le tutorial, comme cela a déja été répété maintes fois, mais aussi l’équilibre général du jeu et le rythme souvent cassé par l’impossibilité de zapper les longs trajets jusqu’à la mission demandée. C’est bien là le principal défaut de cet épisode et d’une manière générale de la série. Heureusement que le manuel est épais pour combler l’attente, car même une fois le temps compressé par 7000, il faut souvent entre 5 et 15 bonnes minutes pour arriver à destination. La compression est stoppée ou limitée quand on reçoit une transmission radio, quand des navires marchands sont dans les parages ou lors d’une lente approche silencieuse dans un port. Notons également que certaines missions qui devraient être un minimum dures se résolvent plus facilement que certaines missions de routine. On galère moins à infiltrer le port d’Osaka qu’à couler trois navires marchands escortés par un unique destroyer.