Succédant au premier Battle of Britain, Wings of Victory est encore une fois une simulation d’avions de combat prenant place pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le théâtre d’opération sera le même que le précédent : les côtes anglaises au cours de fameuse « la bataille d’Angleterre ».
Déjà que la simulation aéronavale sur PC est un genre de niche (pas vraiment grand public), Shockwave Production en a carrément fait un extraterrestre dans le style. En général, la plupart des concurrents proposent soit un mode Carrière ou l’on rentre dans la peau d’un pilote que l’on suit tout le long du conflit, soit une série de campagnes. Wings of Victory vous donne les étoiles du Commandant en chef des armées anglaises ou allemandes et vous propose d’organiser la défense du territoire ou de planifier les raids. Bien sûr, pour chaque interception, il sera possible de prendre les commandes d’un avion et d’une escadre pour se défouler un peu.
Visant à proposer un titre situé à mi-chemin entre simulation pure et jeu de stratégie en temps réel, les développeurs se sont lancés un vrai challenge en tâchant de satisfaire les aficionados des deux genres. Pari réussi ?
Pour ceux qui auraient raté ou oublié leurs cours d’histoire, petit rappel des faits.
En 1940, l’Allemagne nazie et les forces de l’Axe règnent sur une bonne partie de l’Europe, et Hitler souhaite ajouter l’Angleterre à la liste de ses conquêtes. Or, l’Angleterre est une île, donc un terrain sans voie d’accès par la terre, rendant impossible toute tentative de blitzkrieg (guerre éclair), qui reste la stratégie militaire allemande à cette époque. Une stratégie plutôt simple dans le principe : une infanterie motorisée et l’appui de blindés pour couvrir le maximum de terrain et balayer l’opposition avant qu’elle n’ait le temps de s’organiser. C’est clairement la base de la guerre moderne.
Pour en revenir à l’Angleterre, un débarquement est impensable du fait d’une aviation bien présente et d’une force navale exceptionnelle (quand on est une île, mieux vaut s’y connaître en bateau). Les forces allemandes optent donc dans un premier temps pour une tactique consistant à couler tous les navires britanniques (en priorité les cargos de ravitaillement, de façon à isoler l’île), principalement par bombardement. Devant les faibles résultats de cette tactique (du fait des interceptions fatales de l’aviation anglaise), elles s’attaquent à la Royal Air Force. La Luftwaffe va ainsi se mettre à pilonner massivement tout terrain d’aviation militaire, toute usine de construction et toute infrastructure utile à la RAF. Cette méthode porte ses fruits pendant un temps, mais un accident va bouleverser la donne.
Au cours d’un bombardement allemand marqué par une météo typiquement londonienne (temps pourri, absence de visibilité, vol aux instruments...), un appareil va lâcher son tapis de bombe sur Londres. Un peu échaudés, les Anglais lancent un raid sur Berlin. Quelques bombes tombent ; cette fois, c’est Hitler qui voitrouge. Fou de rage, il décide que puisqu'on ose bombarder ses civils, il faut raser toutes les villes anglaises. Les ordres sont donnés, et la Luftwaffe doit donc dès lors concentrer tous ses efforts sur les populations civiles.
Paradoxalement, c’est certainement ce qui aura permis à l’Angleterre de s’en sortir. En effet, à ce moment précis, la RAF est au plus mal : sa flotte ayant été ravagée, elle ne dispose plus de beaucoup d’appareils, alors que les usines bombardées tournent au ralenti et que de nombreux pilotes meurent lors de combats où l'infériorité numérique anglaise est flagrante. De fait, ce répit leur permet de se remettre.
Petit à petit, la RAF redevient compétitive, et les pertes aériennes allemandes cumulées avec les autres problèmes que rencontre l'Allemagne à cette époque (notamment sur le front russe) font que les opérations décroissent pour ne devenir qu’anecdotiques, comparé au quatre à cinq bombardements par jour aux pires moments.
Pour la petite histoire et pour clore ce chapitre, on dit souvent que la « victoire » anglaise est due principalement à trois choses : l’utilisation du radar par la RAF, qui permettait d’intercepter efficacement les raids (la Luftwaffe a certainement trop peu visé les installations radar) ; les choix stratégiques allemands, trop dispersés et peu efficaces, et enfin l’autonomie réduite des chasseurs allemands, qui ne pouvaient couvrir les bombardiers jusqu’au bout des opérations.
Avis
déposé
le 03/09/2006 (18/20) :
Depuis le temps que j'attendais un jeu comme ça!
Totallement immersif on se prneds à crier des Tally Hoo et autres son d'attaques!
Le jeu est dur pour qui ne connait pas ce genre on s'y fait...
probleme avec le pacht 2.06 de battle of brittain 2 - Topic lancé par alex6s :
bonjour,j ai un probleme avec se pacht 2.06 dais que je l installe le jeu ne souvre plus a par la 1er page d acueille les ecris sont en noir et windows me dit qu il doit fermer le programme,quelqu un me maider merçi
m
a config:Champ Valeur
Carte vidéo ASUS X1950 Series (512...
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