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| | La partie montagneuse use et abuse du Quad. |
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Inutile de feuilleter encore et encore le manuel, ni même de le lire à l’envers. Il n’y a pas de touche « courir ». Horreur. Timeshift en deux mots, c’est la preuve numérique que la théorie de la relativité mérite d’exister. Car même si votre avatar peinera à se déplacer plus vite qu’un homme tronc, vous aurez aux yeux de vos ennemis la célérité de la foudre. Six types lourdement armés dans une pièce ? Stoppez le temps quelques secondes, approchez vous du carnage, distribuez des volées de plomb et finissez le dernier opposant à coup de crosse. Personne ne bouge. Comme des statues dociles les participants de cette petite sauterie ne lèveront pas le moindre petit doigt. Il ne reste plus enfin, qu’à regagner le continuum espace-temps. Le sang couvre les murs, les corps volent. Pour eux, juste une disparition, puis la mort. Pour vous… Ben pour vous, il faudra faire avec la lenteur Robocopesque du héros, qui peut être terriblement rapide sur le papier. D’ailleurs l’allusion à Robocop n’est pas innocente, car les ennemis en semblent tout droit sortis… Mais trêve de digression. Ce n’est que la lenteur adverse qui vous rend rapide. La théorie de la relativité donc. Stopper le temps, ou simplement le ralentir saborde grandement l’intérêt des combats. C’est très sympa de pouvoir se prendre pour le Gritche (cf faculté de déplacement sur ce lien Wiki car la culture ça ne se refuse pas), mais ça n’est pas trépidant. Même quand on tente de jouer sans utiliser le timeshift de la combinaison, les combats font preuve de faiblesses. Le défaut agaçant c’est qu’un ennemi touché à la jambe ne peut pas être achevé avant qu’il ait terminé de se tordre de douleur. Il faut tirer balle par balle pour ne pas perdre ses munitions pour du vent. Simplement frustrant. D’autant plus que cette façon de gérer les impacts semblait depuis longtemps oubliée des jeux « triple A ». A ce stade du test, le Timeshift ne fait office que de gadget. Il ne sera rien de plus. Il y a bien deux ou trois passages ça et là qui vous demandent impérativement de remonter le temps, pour franchir un pont qui s’écroule ou pour monter sur les pales d’un réacteur… mais tout ça est terriblement scripté. Ça manque de surprise. Mis à part pour les combats et quelques puzzle dérisoires, ce timeshift n’aura aucune influence sur la partie. Vous espériez influer sur le déroulement de l’histoire ? Profiter de votre vitesse pour devenir un bélier humain ? Non. Le jeu est on ne peut plus linéaire. Les espaces ouverts sont rares et les alternatives inexistantes. Et que dire du désarroi de se retrouver à ne pas pouvoir ouvrir de ses propres mains une porte alors même que l’on est maître du temps. Aaaaaah, si seulement l’on avait pu sauter entre diverses époques à la manière d’un Day of the Tentacle… Que ce jeu eut été mythique ! Posséder un tel pouvoir et ne rien en faire est un pur gâchis, car pour une fois le jeu avait la bonne idée ET les moyens techniques. Car quand même reconnaissons un certains charme à l’univers rétro-futuriste de ce Timeshift.
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